Mots d'oiseaux

Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 19:40

Anita : Enflure ! Chiure de mouche !

Camomille : Freluquet ! Sarcouille !

A : Arsouille ! Retardé ! Crétin de Neuilly !

C : Mal pondu ! Tête à claques ! Loquedu !

A : Enfoiré ! Sac à fiente !

C : Pauvre con !

A : C’est fou ce que ça fait du bien de vider son sac !

C : Oué ! Si ça guérit pas, au moins,ça soulage !

A : Si ça veut sourire, à partir de mardi qui vient, on va pouvoir se lâcher et appeler un chat un chat. !

C : Tout juste ! Les députés vont discuter de cette proposition de loi consistant à mettre un terme au délit d’offense au chef de l' état. Depuis 1881 qu’il date cet article,qui veut que le président de la raie publique échappe aux mots doux de ses concitoyens.

A : 45.000 euros que ça coûte si tu traites Matuvu de pauvre con ! Un crime de lèse majesté en quelque sorte !

C : Après De Gaulle, les prédécesseurs de Pinocchio n’avaient pas eu recours à la plainte pour délit d’offense mais depuis les choses ont bien changé.

A : Faut dire que ce mal embouché psychotique et paranoïaque a de l’aigreur à revendre.

C : Faisons gaffe tout de même parce que c’est pas sûr du tout que les mal pondus acceptent de modifier la loi. On ferait mieux d’attendre mardi prochain pour lâcher nos mots d’oiseaux . La loi sera pas forcément rétroactive et on peut très bien voir débarquer d’ici là la marée chaussée.

A : Si nos lecteurs s’étonnent de voir qu’on expose le portrait d’Obama, c’est justement pour montrer notre opposition à ce petit chef ump français qui se la pète sur ses ergots.

C : Foireux ! Etété ! Ecourté ! Diminué ! Atrophié ! Moins que rien ! Tête de nœud !

A : Elle en a toujours après Obama notre miniature ! Voilà qu’elle crie à tous les vents qu’elle a fait plier l’Amérique et la Chine avant le Copenhague Circus !

C : Sa suffisance distribue aussi les bons et mauvais points  à Barack.

A : C’est sûr qu’elle manque pas d’air ! Jalouse qu’elle est Sa Suffisance ! Capricieuse, méchante comme une teigne ! Elle va jusqu’à se vanter que pendant que Barack perd ses élections intérieures , lui les gagne toutes. Sa Suffisance a vite fait de confondre Los Angelès avec La Motte Beuvron ! Insignifiante créature !

C : Figurine de cirque ! Jouet de lessive Bonux !

A : Arrêtons- là ! Attendons mardi pour dire ce qu’on pense de ce vulgaire clone naboléonien. Et peut-être que le délit d’offense a encore de beaux jours devant lui ! Faut pas oublier les sénateurs rampants et somnolents qui lui redonneront sans doute de la vigueur .

C : Autre chose à l’ordre du jour ?

A : Que du pénal ma Camomille, que du pénal ! Les fuyards ont été récupérés et d’autres attendent leur procès.

C : Y a Polanski qui vient d’être libéré !

A : Ce qui me trouducute dans cette histoire, c’est pas tant sa libération mais le fait qu’il puisse réunir avec autant de facilité la somme de 3 millions d’euros pour payer la caution.

C : Oué ! T’as une foule de gens chez  nous qui peuvent même pas sortir une centaine d’euros pour payer la sanction du radar et qui ont recours au paiement échelonné.

A : En tout cas, mieux vaut prévoir que guérir. Que les familles Suisses fassent gaffe à leurs jeunes filles. Ce serait faire preuve d’une grave imprudence de les laisser skier toutes seules sur les pistes de Gstaad pendant les fêtes de Noël. Paul peut errer dans le coin en stem ou en chasse-neige !

C : Tout comme pour l’Irlande d’ailleurs. N’envoyez pas vos gamins en stage de langue chez les curés gaéliques. Si en France on a la main leste avec Henry, là-bas on l’a aussi avec les ecclésiastiques.

A : Allez ! On rigole ! Portez vous-bien !

 

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 11 2009 16:31

Anita : Tout d’abord, merci à Gilren de nous laisser intervenir en temps si rapproché. Une fois n’est pas coutume ! Mais gaffe à ton vocabulaire! J'ai eu quelques remarques acerbes de la censure. Ton beurre de la veille, il est mal passé! Un peu gras a-t-on dit à la rédac en chef que je suis.

Camomille : Fabius aurait porté réclamation? Le jaloux! Comme pour les autres, y a pas plus de Fabius que du beurre au phallus ! Oui, si hier, nous témoignions de notre sympathie pour Ségolène, aujourd’hui c’est pour Tony le convoyeur que notre cœur s’emballe.

A : Oué ! N’allons pas trop vite en besogne ! Voyeur, je n’sais pas, mais con, ça oui, et plutôt largement sur les bords. Voilà un type qui se fait un max de fric sans avoir travaillé plus, qui est reconnu comme un héros par la France profonde, et qui finalement se déballonne deux semaines après son coup de génie . A en pleurer !

C : Va savoir ! La perspective de devoir fuir sans cesse et de ne pas dormir la nuit l’a peut-être fait gamberger. Maintenant, une fois son fric bien caché et avec un avocat à la hauteur, il peut se permettre une retraite de deux à trois ans en prison. En ressortant, c’est une autre retraite qui l’attend, mais dorée celle-là !

A : Cette histoire n’a jamais été nette ! Explique-moi un peu ? Tu es fliquette et tu trouves le box où est  recelée une dizaine de millions d’euros, l’argent du fourgon. Est-ce que tu t’empresses de prendre le fric en photo et d’envoyer tout ça à la presse ?

C : Ben non, ma chère Anitson ! C’est élémentaire ! Je mets une équipe en surveillance jour et nuit pendant une quinzaine de jours qui cueillera le gugusse dès qu’il viendra chercher un peu d’argent de poche. Au lieu de ça, ils alertent ciel et terre et Tony a tôt fait d’être au parfum. Des débutants ces poulets de seconde zone !

A : A moins que ce gars là ne soit pas un boulimique et qu’il ait eu besoin seulement de deux unités.

C : Ce serait un bel égoïste alors. Il aurait pu faire une petite distribution dans les boîtes aux lettres du quartier et faire pas mal d’heureux un mois avant Noël. Quel gâchis !

A : C’est sûr que c’aurait été plus judicieux que cette distribution de débiles faite dans les rues de Paris.

C : Parlons peu, parlons bien ! Ce qui est intéressant maintenant, c’est de savoir où sont passés ces deux millions d’euros net d’impôt . C’est tout de même une somme rondelette, même si ça reste dérisoire pour un banquier voleur sous protection de l’Etat.

A : Vois tu ma chère Camomille Marple, en admettant qu’il ait caché ce fric, car il peut très bien se l’être fait piquer par plus grand que lui, il nous faut étudier les quelques possibilités de cachettes où il est enfoui.

C : Enfoui, as-tu dit ? Cela voudrait dire qu’il est forcément enterré ?

A : Tu l’as dit bouffie ! Y peut pas l’avoir mis dans une banque ! On serait vite remonté à lui . Pas plus dans un box comme le coup d’avant. Comment paierait-il la location en prison si on admet qu’il est seul sur le coup. Pas d’avantage dans une consigne de gare. C’est pas éternel ces boîtes là et c’est juste bon pour y remiser des cadavres coupés en pièces dans des valises à trois sous. Alors, où mon cher Lieutenant ?

C : Au fond d’un jardin ?

A : Bedouille ! La police même si elle manque de malice aura tôt fait de remonter au jardinier de ses connaissances.

C : Dans la forêt alors ?

A : Elémentaire ma chère Camson ! Si les arbres pouvaient parler, ils t’en raconteraient des vertes et des pas mûres. Les forêts regorgent de secrets inavouables. Des cadavres en pagaille qui pourrissent sous l’humus et des trésors qu’ Ali Baba n’auraient jamais pu accumuler.

C : Sauf que la forêt en France, ça recouvre pas mal d’hectares !

A : Pétouille ! Mais y faut faire dans le sélectif ! Ce type a un cursus, un passé ! Il est né à St Martin d’Hères dans l’Isère à deux pas de chez Gilren , là où est née sa fille Fanette. Peut-être même ont-ils été voisins de berceau les bambins ?  Tony peut très bien revenir aux sources. Non loin, se trouve le bois du Mûrier. Y a de quoi retourner une pelle !

C : J’ai entendu dire qu’il était aussi propriétaire de murs à Romans, le pays de la pogne et de la chaussure. Là aussi, c’est pas la forêt qui manque. Le Vercors est tout proche !

A : Je veux ma nièce ! Tu commences à rentrer dans ton rôle ! Tout près de Romans, y a Saint Pierre de Chérennes, l’endroit où les scouts du Temple Solaire avaient organisé leur barbecue. Tu vois, y a pas trente-six endroits où on peut retrouver le flouze.

C : Et pourquoi pas à Monaco ?

A : Bedouille ! Y a pas de forêt à Monaco ou alors, c’est de l’artificielle. C’est que du rocher et de l’eau trouble ! Et puis, même si notre gars n’est pas malin, il irait pas cacher son fric à l’endroit le plus corrompu de la planète pour le retrouver au final blanchi de chez blanchi à ne plus pouvoir en lire les chiffres. Une demi mondaine, un footballeur ou un tennisman aurait tôt fait d’y mettre la main dessus. Non, crois moi, ce fric, il faut pas aller le chercher chez les princesses ou dans la forêt de Bombon. Il est enterré entre Grenoble et Romans et les plus malins doivent s’atteler à la tâche. Une pioche, une pelle, une bonne paire de bottes et en avant l’aventure !

C : J’avoue que je suis sous le charme de votre analyse Madame la Commissaire. Elisabeth Georges et Patricia Mac Donald ne vont pas manquer de s’inspirer de votre perspicacité policière. J’ai ouï dire que notre ami Gilren était parti à la chasse au trésor par les chemins du Sud-Est . C’est que depuis que ses enfants lui ont offert un super GPS  Evadéo, conçu par la maison IGN, il passe ses journées avec. Il le branche même en simulation la nuit  sous son oreiller et ça lui dit dans son sommeil s’il  doit tourner à gauche ou à droite. Le matin, il  est fourbu comme c’est pas possible.

A : M’en parle pas ! Il a un p’tit vélo dans la tête !

C : En plus de l’auto, ce GPS est même prévu pour les randonnées à vélo ou à pied. C’est dire s’il va pouvoir aller fouiller ici où là pour dégoter le magot.

A : Et puis, si les biffetons venaient à faire défaut, y pourra toujours se rabattre sur les châtaignes.

 

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 15:53

Anita : T’as vu ce blanc bec de Peillon qu’a manqué de civilité envers Ségolène.

Camomille : Un ingrat, ce type là,  avec sa tête d’enfant de chœur et de premier communiant.

A : Il a le culot de dire que Ségo est venue lui gâcher la fête de Dijon .

C : C’est sûr qu’il voulait faire sa mayonnaise dans son coin avec juste deux pelés et trois tondus.

A : Faux-cul, fleur de nave  qu’il  est la choupette. Il était tout  courroucé de voir sa réunion Tupperware torpillée. Ségo arrive pour mettre de l’ambiance et voilà qu’il crie « Au viol ! »

C : Encore un type du pet S qui ne se grandit pas. Ça joue les suceurs de roue au début, et à la fin, ça te poignarde dans le dos. Et puis, quand ils ont perdu tout espoir de promotion dans leur maison, ils filent chez les mal pondus pour essayer de se faire un avenir. Beurkkkk !

A : Du coup, cet euro député parachuté organise les primaires à lui tout seul. Il décide de qui en sera ou de qui en sera pas . Trouducutant le bougre !  A part nous, il ne lui reste plus grand monde à notre amie Ségolène .

C : Quedouille ! Il lui reste des millions de partisans qui ont bien compris qu’un 1er échec n’est pas rédhibitoire. Avant de l’emporter en 1981, Mimi a fait les jeux de 1965 et 1974 , et avant qu’il soit élu en1995, Chichi a fait ceux de 1981 et 1988.  Comme pour le saut en hauteur, elle a droit à ses trois essais , même si dans son propre camp on essaie encore une fois de lui faire prendre la barre en pleine gueule. Faut qu’elle arrive à lâcher toute cette valetaille, car elle n’a rien à gagner dans ce marigot socialo. Et y a pas plus de Strauss Kahn que du beurre à la banane ! Et pas plus de Cohn Bendit que du beurre à la bite .

A : Aie ! Tu y vas un peu fort mais on mettra ça sur le compte de la poésie. 

C : Même Lang y va lui aussi de sa bave de crapaud !  Revenant de Corée après être allé y  jouer le petit télégraphiste de Sarcouille, ça ne le gêne pas de s’en prendre à Ségolène . Il se dit consterné le Jacquot.

C : Ah oui ! C’est le « sterné » que j’me rappelais pas. Vilain Jacquot piailleur ! Consternés, effarouchés, décontenancés, déboussolés, dépités, révoltés qu’ils sont ces eunuques. Ils finiront outragés, humiliés  et martyrisés. Je compte sur Ségolène pour qu’ils l’aient tous dans le rectum. Au moins, on pourra les faire gloser en parlant de rectitude !

A : Ségo ! Lâche pas le morceau ! T’as le soutien des perruches ! Et si ça devait se faire sans toi , on se bayroutisera,  ou au pire, on s’engagera dans la Marine !

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 00:46

Anita : Alors ? Faut-il vraiment qu’on parle de l’identité nationale ? Les clampins l’ont mise au menu de la semaine.

Camomille : Pouh ! L’identité nationale, c’est avant tout la bouffe et le pinard. L’entrecôte frites, le beaujolpif , du moins pour ceux qui peuvent encore se mettre à table. Pour les autres, c’est purée jambon, et pis c’est tout.

A : Pour moi, c’est surtout la diversité des paysages. Des falaises d’Etretat à la dune du Pilat, en passant par les Monts d’Auvergne, c’est un enchantement pour les sens.

C : Pour l’ essence aussi ! Ça fait cher au kilomètre. A part ça, tout le reste, c’est que de la bedouillerie ! L’égalité, la fraternité et la liberté, ce sont des accessoires pour pochette surprise.

A : Oué ! Y a belle burette que l’abolition des privilèges a pris du plomb dans les plumes.

C : J’dirais même mieux :Y a vilaine lurette qu’on voit tout ça  par le petit bout de la lorgnette.

A : Y a aussi le drapeau bleu blanc rouge !

C : Ah non ! Et pis la marseillaise aussi, pendant que tu y es !

A : Ce sont tout de même les emblèmes de la république ma chère !

C : J’vais te dire ma bonne Anita ! Je deviendrai une demi patriote quand tous les enfants de ce pays pourront partir en vacances au moins une petite semaine dans l’année. Et pas seulement au centre aéré à dix bornes de chez eux ! Quand tous les travailleurs seront traités avec respect , quand chacun pourra avoir un logement décent et quand Pierre-Marie de Neuilly sur Seine aura les mêmes chances d’avenir que le petit Lucas de Neuilly Plaisance. Et puis bien sûr, quand on aura des femmes et des hommes respectables au sommet de l’état . Mais, avant que j’devienne une patriote à temps plein, une mer de fiente aura coulé dans les fosses septiques.

A : Je vois que tu t’emballes ma Mimille ! Mais rassure toi, j’le sens comme toi. L’identité française, elle prend aussi une belle claque à l’étranger. Un ancien président qu’on envoie au tribunal pour des malversations, un président bien actuel qui est la risée du monde entier, un ministre de la culture cultivant le tripotage et  les autres pataugeant dans le potage.

C : En fait, y a plus que sur les stades de foot qu’on peut l’entrapercevoir cette identité nationale.

A : Parlons z’en z’en  de la patrie sur le gazon ! Quel exemple ! La grande mode chez les supporteurs fouteurs de balle, c’est d’insulter l’adversaire quand leur équipe a perdu. Et ça tourne en général autour de l’homophobie. On se traite de pédés, de pédales, de fiottes, de tapettes, de tantouzes, de salopes et de sodomites. Charmant, non ?

C : C’est sûr que le vocabulaire ne manque pas. Nos mots d’oiseaux ont plus d’élégance. Le gros Nicollin qui préside aux destinées de l’équipe de Montpellier vient même de traiter un joueur adverse de tarlouze !

A : Un synonyme ? J’le connaissais pas çui là ! Et qu’est-ce qui fait ce Nicollin à part donner dans l’insulte ?

C : C’est le propriétaire de presque tous les camions poubelles du département de l’Hérault.

A : Tu m’en diras tant ! Les ordures, c’est comme la grippe A, ça s’propage ! Mais pour parler Freudien, toutes ces insultes à conotation homo, ça cache forcément quelque chose !

C : Tu sais Mimille, les homos ne sont jamais autant trahis que par les siens.

A : Oué ! Je conseille aux mâles voulant éviter de se faire tripoter dans les tribunes les soirs de match de choisir le badminton. Y a moins de monde, donc y a moins de cons et moins de promiscuité.

C : Dis moi ? J’aurais bien aimé faire l’impasse sur Matuvu mais y a cette histoire de copié collé dont il nous faut parler. Des p’tits malins qui ont du temps à perdre sont allés fouiller dans les discours du petit Pinocchio pour y trouver des répétitions en long en large et en travers.

A : Oué, j’ai vu ça ! Les mêmes phrases qui reviennent dans des laïus s’adressant à des auditeurs différents. Il annone les mêmes mots qu’on  a écrits pour lui sans se rendre compte qu’il les a déjà rabâchés les jours d’avant.

C : Normal ! Ce gars là n’a pas moins de six cerveaux à c’qu’on dit. Y a forcément de la surchauffe, du courcircuitage, et du pétage de plombs. Tout ça donne des résultats confusionnels .

A : Merci Docteur de toutes ces précisions ! Moi, j’voudrais parler de nos amis de Tarnac. Après tout, on était y a pas si longtemps encore leurs voisines. On en apprend de belles. Les soit disant saboteurs des lignes de chemin de fer ne seraient pas forcément les bons coupables. Il s’avère que les traces de pas relevés près du ballast ne correspondent pas à leurs pointures. On se rend compte aussi qu’ils ne pouvaient pas aller d’un endroit à un autre distant de 27 km en l’espace de 10 minutes. Bref ! Les éléments de la police pleine de malice ne tiennent plus le rail. Et pourtant, Coupat a croupi en prison pendant 6 mois.

C : Je veux ma nièce ! Si encore y avait eu Pasqua pour lui tenir compagnie ! Mais attention ! N’allons pas trop loin pour crier leur innocence à nos p’tits épiciers Corréziens. On aura l’air malignes si des indices viennent les trahir.

A : T’as raison ! N’allons pas trop vite en besogne. T’as qu’à voir Gilren qui fait le pari que le parquet fera appel pour Chirac et on ne voit toujours rien venir. Le journalisme, ça doit être du sérieux. On n' a pas le droit d’improviser.

C : Cette histoire des Tarnaquouères me pousse à relater cette aventure ferroviaire qui s’est passée il y a une dizaine de jours sur la ligne La Rochelle- Paris. Sûrement qu’elle a dû échapper à beaucoup de pèlerins.

A : J’ai suivi ça en effet ! C’est le p’tit jeune qui met sa voiture à l’arrêt en plein sur la voie ferrée entre les barrières des passages à niveau ?

C : Tout juste ! C’est un acte de chantage qu’il accomplit envers sa fiancée de son âge qui a décidé de rompre avec lui. Un cri d’amour comme on n' en voit plus en ce siècle d’ indifférence et d’égoïsme. Il stoppe donc la bagnole sur les rails, s’assoit sur le capot et attend imperturbablement le TGV de 16h 47. La grosse machine surgit enfin et écrabouille le véhicule.

A : Pétouille ! Et le garçon ?

C : Pas fou le bourdon ! Au dernier moment, peut-être trois secondes avant la collision, il a sauté sur le côté. Téméraire peut-être, mais rassure toi, il ne travaille pas aux Télécom ! Le plus séduisant dans cette histoire, ce n’est pas tant l’exercice périlleux mais plutôt son aspect romantique . Il fait ça pour sa belle et pour lui montrer son attachement. C’est tout d’même un peu plus viril que d’aller chanter sous sa fenêtre ou d’aller lui conter fleurette à la mode Roméo.

A : Je te l’accorde, mais a-t-il pensé au danger qu’il faisait encourir aux usagers de la SNCF ? D’ailleurs, qu’est-il advenu du train ? Tu occultes cet épisode de manière un peu cavalière.

C : Pouh ! Du froissement de tôle et quelques cris apeurés parmi les voyageurs. La loco était bien sûr hors d’usage mais combien c’est dérisoire à côté de cet amour passionné. Si les voyageurs ont pu attendre qu’on les dépanne, l’amour lui, n’attend pas !

A : Comme tu y vas ! Et comme ton histoire est cynique !

C : Scénique, tu veux dire ! Cette histoire est véritablement scénique ! Du cinéma à grand spectacle et on aurait pu recourir à Richard Burton et à Liz Taylor pour le casting. Car le clou du spectacle, c’est que la jeune fille de l’histoire n’est autre que la fille du garde-barrière et qu’elle assiste au spectacle de la fenêtre de la petite maison en pierre qui borde la voie ferrée.

A : Pétouille ! La fille du garde-barrière ? Quelle histoire ! J’pensais pas que cette espèce existait encore ! Je comprends mieux maintenant. Cela valait bien le coup d’envoyer un morceau de TGV à la casse.

C : Maintenant j’te dis pas la suite car je ne veux rien inventer. Le gamin a été mis en garde à vue et sa copine en observation à l’hôpital vu qu’elle a été sérieusement choquée par le spectacle. Je leur souhaite en tout cas tout le bonheur du monde et j’espère que leur histoire repartira sur les bons rails.

A : J’y crois dur comme fer ! Mais avant de conclure, je voudrais aborder vite fait bien fait une autre aventure, celle de Traber des Bois.

C : Hummmm ! J’sais pas si je vais te suivre sur ce chemin forestier.

A : Tu vas pas me dire que t’es du côté des forces de l’oie. Toi, la plus anarchique des volatiles cosmiques du peuple ornithologique.

C : Non, mais si ce type là est bien l’assassin des deux jeunes filles, j’ai une pensée tendre et solidaire pour les parents et je n’veux pas en faire un héros !

A : Comme tu as raison Mimille et comme je reconnais là ta bonté d’âme et ta noblesse de cœur. Mais avoue que si ce type là n’a rien à voir avec ces assassinats, c’est un héros des temps modernes. ♫ Il court il court le furet, le furet du bois mesdames…

C : ♫ Il court il court le furet, le furet du bois joli… Mais le plus marrant dans cette histoire, si encore une fois on doit en rire, c’est le nom de la forêt où il se cache : la forêt de Bombon !
A : Ça ne s’invente pas ! On connaissait la forêt de Paimpon , maintenant, on a la forêt de Bombon. La police va s’y gâter les dents !

 

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Samedi 24 octobre 2009 6 24 10 2009 22:02

Camomille : Cette histoire de bouteille à la mer m’a beaucoup émue.

Anita : Raconte moi car elle m’a échappé.

C : C’est sur une plage du Kent en Angleterre que tout a commencé en 2002. Karen, qui habite non loin de là, a trouvé une bouteille échouée sur la plage, une belle bouteille bleue. A l'intérieur, il y avait une lettre rédigée en français et une mèche de cheveux enroulée d'un ruban bleu. Karen, qui ne parle pas le français a demandé à une amie de la lui traduire.

A : Et qu’est-ce qu’elle raconte cette lettre ?

C : Il y est question d’une mère qui y confie sa souffrance d’avoir perdu son fils de 13 ans dans un accident de la route. Mais il n’y a ni date ni signature.

A : Alors tout est déjà perdu dès le début du récit. J’aime pas les histoires qui finissent mal et encore moins celles qui débutent en queue de poisson. Une bouteille à la mer, porteuse de pleurs en somme ! J’en connais qui ont été au contraire porteuses d’espoir par leur quête de secours en situation de détresse. Des SOS en quelque sorte !

C : C’est sûr, mais on peut aussi y enfermer ses joies et ses peines dans ces bouteilles navigatrices. Y formuler des vœux aussi , et quel bonheur, quand un être au bout du monde réceptionne tout ça religieusement pour prendre sa part dans l'aventure. L’histoire qui nous intéresse ici, c’est la détermination dont a fait preuve Karen pour retrouver l’auteur de la lettre. Fichier des personnes disparues, numéro de série de la bouteille, analyse des cheveux, étude des courants, épluchage des petites annonces, consultations de voyant, allers-retours en France... Elle décide finalement d'écrire un livre en espérant que la femme se reconnaîtra. Les médias finissent par s’intéresser à cette histoire, et l’un des fils de l'inconnu, entendant parler de cette histoire en informe sa mère.

A : Et comment elle a réagi la maman ? Elle n' a pas forcément envie que ce pan de vie intime soit divulgué au grand public.

C : Tu n’as pas tort en fait ! Contrairement à ce que pensait Karen, la maman en deuil ne voulait pas être retrouvée. Elle avait lancé ce SOS d'un ferry en mars 2002 pour exorciser sa douleur, pour mieux tourner la page. Après avoir lu le livre de Karen, elle se décide pourtant après une longue réflexion à contacter Karen. Les deux femmes se rencontrent finalement dans un bar au Nord de la France et passent des heures ensemble . Maurice qu’il s’appelait le jeune garçon disparu. Inutile ou pas, tu ne m’ôteras pas de la tête que pour cette femme en deuil, cette bouteille jetée dans les flots a été une thérapie en soi.

A : Je l’admets bien volontiers. C’était véritablement un acte d’amour. Même si la bouteille était restée dans l’anonymat, ce qui a mon sens eut été préférable, l’immensité de l’océan lui conférant le sceau de l’éternité.

C : Bon, après tout ça, y nous faut assurer la gazette de la semaine.

A : Il n’en est pas question ma tendre Camomille ! Comment pourrions nous donner dans le faisandé de l’actualité après cette belle histoire que tu nous a contée. Cette tribune sera poétique ou ne sera pas. D’ailleurs, comme j’aimerais lancer ma propre  bouteille à la mer et y receler à l’intérieur tous mes plus beaux secrets.

C : Et quels seraient-ils ces secrets ?

A : Allons ! Ce ne serait plus des secrets !

C : Moi, j’y confinerai mes vœux de bonheur pour toute l’humanité. Quand je pense qu’on est au bord de l’océan. Où pourraient bien  se retrouver nos bouteilles après avoir déferlé des milles et des milles  sur les flots fougueux de l’onde immense ?

A : Ouh ! Tu poétises, tu poétises ! La mienne, j’aimerais qu’elle navigue éternellement ou qu’elle échoue sur une île déserte, pour garder mes secrets, bien sûr. Mais la tienne, en partant de la côte vendéenne, elle peut très bien être retrouvée par une enfant brésilienne en quête de coquillages sur une  plage d’Aracaju. Et là, ce pourrait-être le début d’une belle aventure.

C : Comme tout ça est porteur de rêve ! Et si la patronne accédait ce soir à mon désir ? Elle n’a qu’à la jeter bien loin , par dessus la rambarde de la terrasse, et en route pour le Brésil !

A : Attends ! J’voudrais pas casser l’ambiance, mais tout dépend des courants marins et des caprices de la météo. Ta bouteille peut très bien se retrouver demain matin à quelques encablures d’ici, coincée entre deux pédalos remisés sur la plage jusqu'à l'été prochain . Une bouteille à la mer, elle a besoin d’une bonne dose de chance pour arriver à bon port, et ne pas prendre un goût de bouchon. C'est la destinée qui commande ! 

C : Et si nous finissions avec ce merveilleux  poème des Destinées de Vigny justement ?

A : Pétouille ! comme tu y vas ! Vingt-six strophes qu’il contient ton poème ! C’est un coup à endormir le lecteur avant qu’on en soit au troisième. Déjà qu’il n’est pas habitué à ce qu’on donne de trop dans la littérature. Il nous préfère de loin dans la galéjade !

C : Allons y pour deux avant de nous endormir. Chacune le sien !

Anita :

...Seule dans l’Océan, seule toujours ! Perdue
Comme un point invisible en un mouvant désert,
L’aventurière passe errant dans l’étendue,
Et voit tel cap secret qui n’est pas découvert.
Tremblante voyageuse à flotter condamnée,
Elle sent sur son col que depuis une année
L’algue et les goémons lui font un manteau vert.

 

Camomille :

Un soir enfin, les vents qui soufflent des Florides
L’entraînent vers la France et ses bords pluvieux.
Un pêcheur accroupi sous des rochers arides
Tire dans ses filets le flacon précieux.
Il court, cherche un Savant et lui montre sa prise,
Et, sans l’oser ouvrir, demande qu’on lui dise
Quel est cet élixir noir et mystérieux....

 

 
 
 



 

 

 

 

 

 

I


 

 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 17:56

Camomille : Dis moi Anita, y s’rait pas un tant soit peu royaliste sur les bords notre ami Gilren ?

Anita : J’pense pas mais s’il l’était , y aurait pas de mal à ça . Y a qu’à voir comme on fait usage de cette république pour que ça te donne la nausée.

C : On va être appelée la France bananière à l’étranger. Ça craint du boudin !

A : Faut voir tous ces fayots monter au créneau pour défendre le prince de Médeux.

C : Si tu les réunis tous dans une salle, ça va te faire une telle flatulence de groupe qu’ils en périront. Un véritable suicide collectif !

A : S’il faut mourir, mourons, s’il faut périr pérons !

C : Des flagorneurs que ce sont ! Et puis le dernier en date qui fait pas dans la dentelle, c’est Besson !

A : Oué ! Un bien triste sire ! Dans ce milieu, les ambitions se font  pestilentielles !

C : On a pourtant cru un moment à la baston chez les mal pondus, mais ça tourné aux illusions perdues. T’as Juppé recroquevillé dans ses bottes qui le lundi s’en est pris à Matuvu. Il lui reprochait le coup de la taxe professionnelle sucrée aux communes. Le mardi, Matuvu l’a prié de faire des excuses publiques, et le mercredi, Juju a obtempéré comme un seul homme. Et dire que ça été premier ministre ! Bordeaux lui a pas donné de la bouteille à cet homme là

A : Oué ! Il a un peu le goût de bouchon notre Chat botté. Ses griffes se sont un peu émoussées ! T’as aussi Marmelade, celle qu’on a reléguée aux sports avec Roselyne la lanceuse de marteau. Le jeudi, elle dénonce une rupture entre les puissants et la base, et le vendredi, elle explique qu’on l’a mal comprise. On a instrumentalisé ses propos, dit-elle sans rire. Ça devient carrément pitoyable. Des gens qui avancent et qui reculent ! Et qui n’ont pas peur du ridicule ! Et plus ça va, plus ça pullule !

C : Moralité : Qui débine le lundi va à confesse le vendredi ! Mais sacredule, pourquoi sont-ils aussi rampants?

A : T’étonnes pas ma libellule,  c’est leur carrière qui commande. Tant que Sarcouille a les clés, ils paillassonnent. Imagine un peu ce qu’ils doivent raconter chez eux en fin de journée. L’autre zigue  va en devenir sourd tant les oreilles lui sifflent.

C : Pas un pour lui rabaisser le caquet au coquelet !

A : T’as tout de même Dupont qui fait bande à part !

C : Je dirais même mieux : Dupont d’Aignan ! Il l’enquedouille un max ! Mais attends ! Ça va bientôt péter ! Laisse donc Villepin se dépatouiller de son affaire du golf stream et on va voir ce qu’on va voir. Plus dure sera la chute pour le p’tit garçon coiffeur !

A : T’as pas tort ! Y a que la droite qui peut nous sauver ! Si Ségolène n’y va pas, je roule à fond la caisse pour Villepin ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part !

C : Quelque part seulement, j’espère ! Quoique le marquis ne m’inspire pas l’aversion que je ressens pour Son Insuffisance. Mais j’te ferai dire que si le PS se passe de Ségo, il y perd le peu de couilles qu’il lui reste. Marine me plairait bien aussi !

A : Malheureuse ! Tu veux nous fâcher avec nos lecteurs ! Tu peux le penser mais y faut pas le dire !

C : C’est tout de même elle qu’a remué la fiente autour de Fred Hadopi et qui a fait aboyer toute la valetaille ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part ! Je ne fais que citer les grands auteurs.

A : Parlons d’autre chose !

C : Et de quoi ? On va tout de même pas parler de football ! Y a pas bézef d’infos cette semaine ! Peut-être pourrait-on demander qu’on reconvertisse le stade de Grenoble en jardins ouvriers. Ça rendrait moins niquedouilles les supporteurs du coin qui veulent ressembler aux marseillais ou aux parisiens.

A :  Parlons de nous plutôt ! Maintenant qu’on a rééduqué notre cloaque par des exercices adéquats sur la balançoire, j’aimerais bien qu’on se psychanalyse mutuellement.

C : Allons bon !  Mais on n’ a pas de divan !

A : Peu importe ! Aux âmes bien nées, la connaissance de soi n’attend pas qu’on aille s’allonger !

C :  Qui t’as rendue psycho, toi qu’on n’a jamais vue en classe de philo ?

A : Mes pareils à deux fois ne se font point connaître et tous mes coups d’essais valent  des coups de maître.

C : Pouhh ! Tu commenceras donc ! Mais s’il te plait, pas ce soir ! J’ai un début de migraine !

A : Mademoiselle se défile comme le fait Maria Rosa avec Féfé quand il a pris sa gelée royale. Tu ne perds rien pour attendre ! Je saurai extirper de toi toutes tes turpitudes !

C : C’est ça ma Nini ! Et quand viendra mon tour, j’irai récurer la noirceur de ton âme ! Nous n’en sortirons pas indemnes, ni l’une, ni l’autre ! On commence la semaine prochaine si tu veux ?

A : Bah ! Rien ne presse après tout ! On peut voir ça après l’hiver ! Il fait frisquet ce soir, tu trouves pas ?

C : La patronne met le chauffage demain matin. Les mémés commencent à goutter du nez. Bonne nuit Choupette !

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 10 2009 20:38

Camomille : T’as vu ? Le pt’it chef mal pondu qui impose à ses ministres le régime minceur ! Y sont tous là à s’la jouer autour de la table du conseil, à épier la taille du copain ou de la copine. Roselyne a de plus en plus de mal à cacher ses bourrelets.

Anita : C’est vrai ! Les trop enveloppés ne vont plus avoir accès aux affaires. C’est la loi du top modèle qui prédomine. L’eau minérale a pignon sur table et t’as pas intérêt à réclamer un p’tit verre de vin sinon le maître des lieux t’excommunie.

C : C’que je comprends pas , c’est qu’on fait moins bombance au palais  à ce qu’ils disent et  les dépenses n’ont jamais été aussi lourdes. Le fric doit partir sous la table.

A : Triste à mourir ! Ces gens là sont pas en phase. C’est de la graine de séminariste.

C : J’me demande même si c’est pas une secte ce gouvernement ?Y a quelque chose de pas net chez tous ces clampins ! Cette flagornerie autour du p’tit maître. Personne ne moufte et Fion s’allonge comme jamais ne l’a fait un premier ministre. Beurkk !

A : Y a  les colères aussi de Sa petite Altesse qui perdurent. Les journalistes de la télé continuent à se faire remonter les bretelles.

C : Y a pas loin qui s’retrouvent  avec le slip au menton. Arlette en sait quelque chose. 

A : Ce gars décide de tout ! Il te déclare coupable ou il te blanchit selon son humeur et tout le monde suit. Y faut s’en débarrasser ! J’commence à en avoir marre de le répéter !

C : Et puis voilà que le fils arrive comme une fleur et passe devant tout le monde. Y vient prendre la direction des affaires de la Défense au nez et à la barbe des plus anciens alors qu’il est à peine sevré. Un scandale !

A : Cette famille là a de la tentacule ! Et comment veux-tu, comment veux-tu ?

C : Y nous faudrait une bonne votation pour leur signifier leur congé.

A : Oh comme t’as raison d’employer le mot ! Même si je le trouve un peu péjoratif . Pourquoi pas le vote citoyen ? C’est une leçon que nous ont donnée tous ces gens qui sont allés voter pour la Poste. Même si ça comptait pour du beurre ! Ca les enquiquine un maximum du côté du pouvoir que les p’tites gens de la rue se mettent à réfléchir et à se prononcer sur les sujets de société.

C : J’te dirai que ça enquiquine les politiques en général. Y z’aiment pas trop qu’on leur ôte le pain de la bouche ! Oué ! Une bonne votation, ou un bon votationnement pour en appeler à foutre tout ce monde dehors.

A : Bon ! Venons z’en à Mitterrand ! Nos lecteurs ne comprendraient pas qu’on encule le sujet.

C : Qu’on occulte le sujet, tu veux dire ! Ben c’est assez délicat ! Le sexe a ses raisons qui l’empêchent parfois de raisonner. T’as celui qui donne dans le cuir et la lanière, dans la croix et la bannière , dans la foi et les mauvaises manières…..

A : T’as celui qui fait le chien et qui va pisser le soir contre les lampadaires au bas de son immeuble du 16ème. Et puis t’as des hommes qui vont chercher le sexe là où on est pas regardant sur ton physique parce que c’est la tune qui prévaut. Et puis à l’étranger, tu passes mieux incognito.

C : Remarque que t’as aussi des femmes qui vont chercher du jeune ébène dans des voyages exotiques ! Faudrait voir à étudier quelques cas du côté des ministères ou du patronat !

A : L’essentiel, c’est qu’il faut épargner les enfants de toutes ces turpitudes. Mais j’te f’rai dire que le salaud voyageur qui partage la couche d’un jeune asiatique ou autre d’une vingtaine d’années, il le fait avec un être humain débauché dès son jeune âge.  Bizarre tout de même qu’il n’ait pas de retenue à frotter sa peau visqueuse à un jeune type qui est là pour survivre économiquement. Beurk !

C : Non au tourisme sexuel ! Pétouille ! Tu vas pas me dire qu’en France, on a pas des spécimen à voile et à vapeur ? Y faudrait parfois un peu plus de protectionnisme !

A : Alors, on l’absout ou on l’absout pas ?

C : Nenni ! Nada ! Ce type est ministre et il doit être irréprochable ! De plus , y a un paradoxe chez cet homme ! Il est un peu tortueux comme son tonton qui lui bien sûr ne donnait pas dans l’éphèbe à moins que l’histoire nous en rabatte. Il se montre indulgent vis à vis de Paul en ski, criant au scandale, il sort un livre d’une liberté de ton et d’une permissivité étonnantes et ça ne le gêne pas de prendre en héritage la loi HADOPI .Une loi qui espionne et qui sanctionne un délinquant qui s’approprie une chansonnette . Avoue que c’est trouducutant !

A : C’est vrai ça ! Quand on donne dans le libéral exacerbé, y faut pas deux poids et deux mesures ! Remarque que le sigle HADOPI pourrait bien être rebaptisé pour la circonstance : « Halte à la débauche obscène et à la prostitution infantile » que ça pourrait nous donner !

C : Ouhh ! Ma belle Anita, tu nous la sors bonne !  Et dire qu’on a déjà décerné le Prix Nobel de littérature !

A : En parlant de Nobel, c’est Obama qui rafle celui de la Paix ! Génial non ? T’imagines un peu l’effet que ça doit faire sur le p’tit caporal ?

C : Y doit en être malade ! La valetaille va devoir encore subir ses aigreurs !

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Lundi 21 septembre 2009 1 21 09 2009 12:02

Camomille : Nananananère !  Toutes celles et ceux qui croyaient qu’on avait pris notre retraite en seront pour leurs frais !

Anita : C’est vrai qu’après plus deux mois de silence, on aurait pu penser qu’on nous avait remisées à la pension ornithologique

C : L’été s’est passé en pente douce ! Cool et aux p’tits oignons !

A : Il aurait pu être meurtrier avec toutes ces demoiselles et leurs états d’âme mais la patronne a su gérer et tempérer tout ça.

C : Monique est toujours aussi casse-burnes. Tout devrait tourner autour d’elle. « Parlez-moi d’moi y a qu’ça qui m’intéresse ! » Telle pourrait être sa devise .

A : Fernande n’en finit pas de tricher au scrabble ! Je la vois faire. A chaque tirage, elle prend quatre lettres de plus pour avoir un choix plus confortable. Au tour suivant elle repose subrepticement le surplus et refait la même entourloupe. Personne s’en aperçoit.

C : Et puis Paulette qui se racle la gorge sans arrêt se plaignant qu’elle a un chat. Ça en fait une tripotée de matous dans une journée !

A : Roussette est gentille ! Elle est toujours d’accord avec tout le monde !

C : Gentille, gentille…C’est surtout une bécasse ! Elle minaude la renaude et rifougne pour un oui ou un non !

A : Et Jennie, t’en penses quoi ?

C : Avec la patronne, c’est la moins chiante de tous. Elle fait sa vie et elle est toujours d’humeur égale.

A : Heureusement que Féfé est là pour mettre du festif. Qu’est-ce qu’il est drôle quand y fait son récital de Luis Mariano .

C : Faut le voir s’agenouiller devant Maria - Rosa pour lui chanter : « L’amour est un bouquet de violettes. » A se pisser sur les plumes !

A : Dommage qu’il soit si peu soigneux de sa personne. C’est le seul à vivre en couple dans la maison et il trouve le moyen de sentir le vieux garçon. Et puis avec son marcel qui lui fait la semaine et qui arbore les reliquats de sauces . Beurk !

C : C’est pas mieux chez sa tendre et douce Maria-Rosa. Quand elle passe devant la volière, ses effluves de dessous de bras me donnent au cœur !

A : La patronne aurait dû instaurer un règlement d’hygiène rigoureux. Sa tolérance la perdra !

C : L’essentiel est de se prémunir de la grippe. On l’annonce si sévère qu’on peut tous rester sur le carreau. Heureusement que Roseline veille au grain ! Elle veut faire vacciner toute la population.

A : Quelle bécasse! Comme incompétente, elle se pose là ! Si on vaccine à tout va, on fait plus de victimes qu’en faisant rien ! C’est le véto qui le disait à la patronne. Elle ferait mieux de veiller à l’approvisionnement en tiramisu pour qu’on se protège. Tu me diras qu’on vit un peu en vase clos et qu’on a pas de gros risques à être contaminées.

C : Y a bien Lucien le jardinier qui pourrait nous ramener le virus de la ville quand il nous livre la bouffe le matin. Pouh ! Rien que d’en parler, j’ai la gorge qui me chatouille !

A : Bon ! C’est pas le tout ! Faut voir à se remettre au boulot ! Les éditorialistes que nous sommes sont attendues bien plus que les clampins de la télé ou de la radio. Chez nous, pas de lézard ! L’ordre du jour est simple. Clearstream et uniquement Clearstream!

C: Y va falloir que tu me résumes un peu l’affaire car j’avoue que j’ai du mal à suivre.

A : C’est plus simple que tu crois ! T’as un listing de noms divers qui apparaît sur la place publique laissant entendre que ces gugusses détiennent des comptes occultes à l’étranger.

C : Rien d’extraordinaire à ça !

A : Oué, mais dans le lot, y a le nom de Sarcouille avec Nagui Bocsa pour appellation contrôlée. Le dit Sarcouille hurle à la magouille et il s’avère que c’est un coup monté pour le déstabiliser avant les présidentielles. L’affaire s’étale et arrive jusqu’aux pieds de Villepin qui paraît-il connaissait l’embrouille mais n’en aurait  rien dit pour que ça nuise à Son Insuffisance .

C : Si ce montage est réel, Villepin a toute ma sympathie. Il mériterait même la médaille de reconnaissance de la nation pour avoir été l’un des rares avec Ségolène à essayer de nous priver du guignol.

A : T’y vas tout de même un peu fort !

C : Et puis à bien y réfléchir, j’aurais moi-même une autre version à te proposer. J’imagine bien Sarcouille avec l’aide de quelques comparses rentrer lui même son nom dans ce listing bidon. Y a aucun risque puisqu’il sait que ça ne fera pas long feu tellement ça manque de crédibilité. En mettant son nom, il appâte ainsi Villepin qui ne le porte pas dans son cœur et il attend que celui-ci exploite le filon. Rien de mieux que de pourrir soi même une situation pour jouer ensuite les vierges effarouchées. C’est de la pyromanie pure et simple.

A : Alors là, tu m’épates Chère Camomille. Je ne te savais pas aussi perspicace en coups tordus. C’est qu’il se tient ton scénario !

C : Et je vais même porter le coup fatal ! Comment imaginer que Villepin cherche à impliquer Sarcouille alors que celui-ci détient à l’époque le ministère de l’intérieur pour élargir ses oreilles qu’il a déjà bien grandes. Il sait pertinemment que la supercherie ne fera pas long feu ? Villepin sait très bien qu’il n’y a pas plus informé que le locataire de la Place Beauveau.

A : Alors là, tu me la bailles belle. Tu prétends donc que Sarcouille savait tout dès le départ et qu’il aurait lui même monté toute cette affaire ?

C : Je veux ma nièce ! La place était trop bonne et tous les coups étaient permis ! On emprunte l’opinel du voisin avec ses empreintes, on se poignarde et on crie « A l’assassin ! »

A : Je suis époustouflée cher Maître et je demande à Mr le Président du Tribunal un supplément d’enquête. Quant au reste de l’actualité nous en resterons là pour aujourd’hui. Il me faut digérer cette sensationnelle révélation.

 

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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 07 2009 21:55


Anita : Bon ! Maintenant qu’il est mort, j’espère qu’on va dégoter quelqu’un de capable pour le remplacer. Un ou une ayant plus de jugeote, agréable de sa personne, et ne souffrant pas de schizophrénie. Il va falloir être exigeant sur le casting.

Camomille : Mais qu’est-ce que tu racontes ? Il n’est pas mort le bougre ! Il a juste eu un malaise vagal !

Anita : Ah bon ! C’est la meilleure ! Et tu me sors de ma sieste pour cette peccadille ! Faut pas pousser la mémé ! Du malaise vagal, c’est pas pire qu’un pet dans le ventre. Maria Rosa en fait deux par semaine et on appelle pas le prêtre pour autant, ni les urgences d’ailleurs. Ce genre de malaise, ça arrive le plus souvent sur le siège des cabzincs ou quand tu laces tes souliers. Faut s’allonger un moment et laisser passer. Ceux qui vont à l’hosto pour ça , ce sont des chochottes !

Camomille : C’est pendant qu’il courait dans le parc de Versailles que ça lui est arrivé. Il a dû se mettre dans le rouge !

Anita : T’es pas un peu naïve ? C’est sur les chiottes que ça lui est arrivé mais c’était plus diplomatiquement correct de dire qu’il faisait son jogging. D’ailleurs, regarde ! Féfé et les mémés ont même pas sorti les bouteilles de champ. C’est un signe qui ne trompe pas sur la bénignité de la chose. Mais dis moi ? Aurais-tu essayé pendant mon sommeil tes exercices de parapsychologie ? Serais tu revenue à tes dons de jeteuse de sort ?

Camomille : Peut-être un peu, mais je devais manquer de concentration.

Anita : Ben la prochaine fois, essaie d’y mettre un peu plus de conviction ! Du coup, j’ai zappé l’arrivée du tour avec cet endormissement passager.

Camomille : Rassure toi ! Y a rien eu de folichon ! C’est Tador qu’est resté en jaune pour parler poliment ! Ce tour aura été d’une tristesse !

Anita : C’est bien vrai ça ! A par un ou deux coups de carabine à plomb au détour d’un chemin qui nous ont laissées sur notre faim, c’a été un peu tristounet.

Camomille : Même pas un petit scandale de dopage venant éclabousser la course ! De la seringue qui traîne derrière les poubelles, du coton imbibé de raisiné sous le lit de l’hôtel, pas de coma éthylique sur la route. Bref ! La course au bout de l’ennui !

Anita : Se dopent-ils encore ? Je me pose toujours la question.

Camomille : Le Doptil est paraît-il en grande vogue depuis quelques mois. Un produit volatile d’exception. Soit tu l’ingères, soit on te l’inocule.

Anita : C’est scabreux ton explication ! Si les lingères reculent, comment veux tu, comment veux-tu qu’on les inocule ?

Camomille : Je suis on ne peut plus sérieuse ! Le Doptil 50 qui n’a pas encore son générique a un pouvoir de déplacement dans l’organisme.  Pour ce qui est de la prise d’urine, le simple fait de sortir ta zigounette envoie le produit dopant dans le ventricule gauche . Et au moindre contact de la seringue sur une veine, ça t’envoie la dope dans la capsule surrénale. Ni vu, ni connu ! Le Doptil appartient à cette nouvelle génération de dopants appelés communément les « Va et Vient » ou aussi « Un coup j’ te vois, un coup j’ te vois pas » . Les équipes en auraient importé des caisses de l’Alaska.

Anita : Pétouille ! J’te savais pas aussi attentive aux progrès de la science ! Les coureurs ont de beaux jours devant eux ! Armstrong va revenir plus fort que jamais et il en a pour dix à vingt ans encore. Le Doptil 50 ! Tu m’en diras tant !

Camomille : Allez ! Je retourne à ma contemplation ! Je ne me lasse pas de regarder la mer.

Anita : Oué ! Moi aussi. Je pourrais rester des heures à regarder la mer.

Camomille : Le cœur abasourdi les pensées de travers.

Anita : Humm ! Ça m’dit quelque chose ces mots là ! Ne serais tu pas ce fier bateau qu’on vit un jour partir ?

Camomille : Oué ! Et qui n’en finit plus de ne plus revenir…

 

 

 

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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 07 2009 18:09

Anita : Nous voilà devenues Vendéennes ! Va falloir s’adapter à ce nouveau climat.

Camomille : J’espère que les mouettes vont se tenir au large ! J’peux pas les supporter ! Leurs cris, leurs puces et les fientes qu’elles lâchent çà et là, c’est pas ma tasse d’été, ni d’hiver d’ailleurs !.

A : On doit tout de même à nos lecteurs quelques explications. Un mois qu’on fait pas le papier !

C : Autant dire une éternité ! Nous avons fait des malheureux sans doute mais que voulez-vous, fallait bien qu’on prenne nos marques ! Et puis les cartons ont été longs à déballer. Vous savez skeusé les déménagements!

A : Le logement est sympa, je dirais même mieux, il est plus que correct. Pas moins de 5 chambres ou chacune de nos co-habitantes ont fait leur lit. Un studio indépendant tout près de la piscine qui a été attribué  à Féfé et Maria-Rosa .

C : C’est tant mieux, car à eux deux, c’est un raz de marée permanent avec leurs ronflements intempestifs. J'espère qu'ils sont pas somnambules car ils auront tôt fait de se retrouver dans la pistoche. Eux qui savent pas nager!

A : Quant à nous autres, on a notre place le jour sur la terrasse face à l’océan, et la nuit, on nous replie au salon. Des reines que nous sommes, des perruches en pâte !

C : On le doit bien sûr à Mme de Longeville car cette vieille virago de Monique voulait nous remiser à la  buanderie.

A : Quelle salopiote, quelle harpie, quelle sarcouille, cette bonne femme ! Quelle idée a eu la patronne de se coltiner cette peau d’hareng ! J’te préviens que si elle tombe de sa chaise et qu’on est seules avec elle, je pousse ni cri ni S.O.S.

C : C’est sûr ! On compte jusqu’à dix en espérant qu’elle se relève pas.

A : Quant au reste de la tribu, c’est globalement positif. On les avait déjà présentées auparavant : Roussette, Fernande, Jennie, Paulette , les 4 veuves joyeuses qui viennent compléter le clan des sept. Avec nous, ça fait du neuf.

C : J’espère que tout ce petit monde d’octogénaires va vivre en bonne harmonie. La cuisine est commune, la salle à manger est commune, le salon aussi, les cabzincs également…

A : La salle de bains itou ! Elles vont devoir faire gaffe à leur verre à dent et pas se mélanger les pinceaux .

C : Les appareils, tu veux dire!

A : Ce qui est chouette en tout cas, c’est qu’avec leur pension de cigale, elles puissent habiter une telle demeure.

A : Faut dire que la patronne participe pour 50% du loyer. Avec la pension de son défunt Général, elle est tout de même bien plus à l’aise que les autres.  Si je compte toujours bien, pour du 1200 euros mensuels ça fait 600 pour Mme de Longeville et 100 euros pour chacune des autres. La cohabitation a du bon. Si elles étaient en maison de retraite, on te les plumerait jusqu’aux os sans leur laisser de quoi acheter un caramel.

C : Je veux ma nièce ! Et puis pour la becquetance, c’est bien le diable si elles arrivent pas à garnir la soupière. C’est un bon plan, y a pas à dire! Et en prime, le jardinier est payé par le proprio.

A : Ça manque tout de même d’hommes ! Un seul pour six, ça craint du boudin ! Ça risque de s’écharper pour la moindre bricole. Un peu comme dans les écoles maternelles où les femmes étouffent le quota et se crêpent le chignon pendant les récrés. Que des nanas ensemble, bonjour les hostilités !

C : Bah! La patronne saura canaliser tout ça!  Dis donc ma chère et tendre ? Faudrait voir à pas oublier de faire la revue . En un mois et davantage, y s’en est passé des évènements !

A : Pas tant que ça en définitive ! De la roupie de sansonnet que j’dirais même !

C : Le changement de ministres ?

A : Gilren en a déjà parlé. Pas de quoi fouetter Nadine ! Un non événement ! Y z’ont juste fait tourner les chaises !

C : Le travail du dimanche ? La retraite à 70 ans ?

A : Arrête ! Tu répands en ces lieux enchanteurs un climat anxiogène !

C : Et les pauvres qui s’appauvrissent ?

A : Pas de souci ! Y vont pouvoir emprunter ! Elvis a demandé aux deux anciens pèlerins que sont Juppé et Rocard de lui concocter un petit emprunt de derrière les fagots.

C : Deux bons petits soldats que ces anciens premiers ministres. Pas empruntés du tout ! Droits dans leurs bottes ! Avec des cales à l’intérieur tout de même ! « Un Rocard sinon rien ! » comme le préconisait une grande marque d’apéritif. On lui a déjà confié le pôle nord, ça va finir par le tuer ces changements de température. Et pi j’imagine qu’en catimini, y doit narguer Tonton dans sa tombe . « T’as vu un peu ! Mieux que toi, le nain de jardin sait reconnaître mes compétences époustouflantes » qu’il doit lui crier d’un accent vengeur.

A : Pauvre homme ! La patronne devrait l’inviter à cohabiter avec nous . Sûr qu’il nous mettrait de l’ambiance. Quant à Juju, c’est pas un drôle ! Y nous sèmerait le spleen. Qu’il reste à Bordeaux !

C : Y a tout d’même eu le phénomène Jackson ! On aime ou on aime pas, mais dans notre tout petit pays qui p..d.. c.., trois chaînes qui retransmettent simultanément et en direct  les zobs secs, c’est véritablement trouducutant !

: Ça occupe le badaud ! Ça et pi tout le reste, c’est pour mieux nous endormir ma jolie ! On fait en sorte par médias interposés de nous empêcher de réfléchir et de nous bêtifier à perpétuité. On nous aseptise, on nous  bernartapise, on nous druckérise ! C’est la trépanation permanente. Le jour où on balancera tous nos télés par la fenêtre, ce sera le début de la guérison. Regarde un peu comment cette abstinence nous a fait du bien pendant près d’un mois !

C : Oh que oui ! Mais dis moi, j’en reviens à Mickael.  Où est passé le corps ?

A : Tu sais, la médecine légale a un boulot titanesque avec lui ! Aller farfouiller dans cet amas de viscères qui ont été tant chahutées et où voisinent matières plastiques et matières carnées, c’est toute une aventure ! Après, il faut remettre le puzzle en place et le déposer en son écrin de velours.

C : Tu penses qu’on ira triturer aussi Johnny Halliday s’il vient à nous quitter ?

A : J’pense pas ! Le foie peut-être, mais sûrement pas le cerveau. Y a rien à y glaner !

C : C’est beau la mer qu’on voit danser le long des golfes clairs !

A : L’océan surtout qui avance et qui recule et qui gronde sur les rochers. Belle idée d’avoir choisi cette maison sur la corniche ! Saint-Hilaire de Riez, pour celles et ceux qui connaissent pas, on vous le situe sur une carte.

C : On met aussi quelques photos de la maison pour vous donner une idée.

A : Et puis, c’est la Vendée, avec sa nature sauvage , sa côte océane, ses marais et son bocage. On change complètement de paysage.

C : Va savoir si on y restera assez longtemps. La patronne a tellement la bougeotte !

A : L’air marin va nous convenir, c’est certain. Et puis on va poétiser davantage.

C : Regarde le soleil qui se couche sur la ligne de l’horizon ! C’est magique ! On dirait que la mer s’embrase.

A : On n’est pas bien ici ? Décontractées du gland !



le salon

la salle à manger


le côté piscine avec le studio indépendant pour Féfé et Rosa

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Dimanche 7 juin 2009 7 07 06 2009 22:28


Anita : Les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone.

Camomille : Voilà que tu fais ta pouette pouette ! C’est joli en tout cas !

A : Pour être honnête, c’est pas de moi. C’est d’un certain Paul Verveine, un cousin de tisane à toi. C’est les premiers vers d’une poésie qui ont précédé le débarquement du 6 juin 1944. La BBC n’avait pas son pareil pour sortir des messages de l’ordinaire. En France, côté résistance, on était aux aguets et dès les mots convenus, on filait à l’attaque.

C : T’en connais d’autres de messages d’alerte , toi la spécialiste de l’histoire?

A : Je veux ma nièce ! « Andromaque se parfume à la lavande », » « La fortune vient en dormant », « Tante Amélie fait du vélo en short », « Yvette aime les grosses carottes », « Les carottes sont cuites », « Le canapé est au milieu du salon » et des centaines d’autres plus originales les unes que les autres.

C : Trop drôle ! Pour ceux qui sont dans la résistance aujourd’hui, on pourrait en inventer d’autres. « Le nabot dodeline du jabot », « Clara des Burnes minaude au palais », « Dany Con est un bandit » et tutti quanti.

A : Pour en revenir aux violons, y nous en auront joué ce week-end ! Côté français, on peut dire que les fausses notes étaient au rendez-vous . Quel piètre chef d’orchestre on a !

C : C’est sûr ma belle ! Un peu comme Louis de Funès dans La Grande Vadrouille, la Sarcouille en question !  Féfé qui a suivi tout ça sur les chaînes de propagande disait qu’il n’en finissait pas de se tordre les pieds dans le sable en voulant être la hauteur.

A : En tout cas, j’sais pas si on célébrait le 65 ème anniversaire du débarquement ou le léchage de pommes entre Barak et Elvis.

C : Pfff ! J’en suis malade de rage ! J’aime plus Obama ! Les amis à Sarcouzi sont pas mes amis !

A : Moi aussi ! Y a plus bon Obama ! Et puis j’aime plus Michèle non plus ! Y paraît qu’il fallait les voir toutes les deux, elle et Clara des Burnes, faire les petites poupettes Barbie ! Elle  s’affaisse la Miche !

C : Oué ! Les violons qu’on a ressortis là, vont nous la jouer d’une longueur monotone et on est pas prêtes de voir le prochain débarquement . Encore trois ans sur le même navire !

A : Ou davantage ! On sera p’t-être plus de ce monde ! Toutes suffocantes et blêmes, on n’a plus qu’à s’envoler au vent mauvais !

C : Allez on s’reprend ! On va pas se laisser plumer par la valetaille!  L’avion ! Où est passé l’avion ?

A : Ça y est ! On commence à en retrouver des miettes ! On a plus l’espoir de retrouver tous ces malheureux jouer les Robinson sur un îlot de l’Atlantique. Pétouille de destin !

C : On a jeté un œil distrait sur la finale de Relent Craignosse. Me suis ennuyée comme c’est pas possible ! Soderling avait choisi de faire le pire devant le meilleur joueur du circuit. Dommage ! Il avait été tellement bon auparavant.

A : Faut dire que Féderer était exact au rendez-vous !

C : Oué ! Le comble serait de pas être à l’heure quand on est Suisse !

A : Là aussi, c’était de la langueur monotone. Heureusement qu’il y a eu l’intrusion sur le court de ce type qui voulait mettre un chapeau à Féderer. Ça casse un peu la routine !

C : C’est sûr ! Et puis c’est toujours mieux que nous montrer les bignoles dans les tribunes. Le tennis gardera toujours ce parfum cucul mondain .

A : La patronne allume la télé. On va voir ce qu’ont donné ces élections.

C : Pétouille ! 60% d’abstentions !

A : Oué ! Et y vont palabrer toute la soirée là-dessus !

C : Moi, j’en retiens une seule chose ! C’est un échec pour le pouvoir en place. Un pseudo  président qui ne parvient pas à conduire la moitié d’un pays aux urnes, c’est un gugusse qui a sa place à la foire du trône.

A : Tu l’as dit Mimille ! C’est un non événement ! D’ailleurs, la patronne l’a compris ! Voilà qu’elle pase sur la 3 pour nous mettre Zorro.

C : Chouette ! Mon feuilleton préféré ! ♫ Un cavalier qui surgit hors de la nuit…

A : ♪ Court vers l’aventure au galop….

C : Dis moi Nini ! On ne va pas oublier de souhaiter une bonne fête à toutes les mamans ?

A : Oh que non ! Est-ce que tu n’aurais pas un petit poème dans ton répertoire ?

C : Peut-être celui-ci que j’ai dit à ma maman quand j’étais toute petite . J’aimerais tant qu’elle m’entende là où elle se trouve !

"J'ai cherché dans les poèmes
Comment dire je t'aime.
J'ai trouvé des mots savants
Bien trop longs pour mes cinq ans.
Alors, j'ai cherché ailleurs
Et j'ai trouvé dans mon coeur
Les mots que tu m'as appris
Quand j'étais encore petit.
Maman, je t'aime, grand comme ça !
Je le dis avec mes bras.
"

A : Comme c’est mignon ! Je suis sûre qu’elle t’a entendue à nouveau ! Je crois aux forces de l’esprit. Bonne fête à toutes les mamans et qu’elles soient chéries pour des siècles et des siècles.

C : Non ! Qu’elles soient chéries à tout jamais ! Si on se faisait une petite marrade avant de dormir ? On va jouer à la BBC dans la série : «  Les français parlent aux français. » Je t’envoie un message et tu m’en renvoies un autre.

A : Enfant tu es, enfant tu resteras ! Mélenchon fait sa tête de cochon. 

C : Le facteur déconne toujours deux fois.

A : Le Marquis a une colique de tous les diables.

C : Xavier a un gros nœud de cravate.

A : Martine revient de la ferme pleine d’espoir.

C : Rachida sort de la basse cour.

A : Anita voudrait bien dormir !

C : Allez ! Fais de beaux rêves ! Tout est calme et reposé . Entends-tu les clochettes tintinabuler ?

A : Oh que oui ! Je n’entends qu’elles ! Bonne nuit ! Dans trois jours on déménage ! A nous les senteurs océanes et les embruns sur le bec.

C : Mais j’y pense ! St Hilaire de Riez, c’est en Vendée ? Au pays du demeuré ?

A : Chut !! On en parle demain. Bonne nuit !

 

 

 

 

 

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Dimanche 24 mai 2009 7 24 05 2009 23:24


Camomille : Oh rage ! On est des poires ! Ignoble villenie ! Télévision pourrie!

Anita : Télécouille de Sarcouille pour les Bedouilles !

C : Tous les grains de millet macérés dans le Sherry ne sauront taire notre dépit !

A :  Expliquons nous tout de même ! Le lecteur s’interroge et ne sait d’ou nous vient cette colère soudaine.

C : Vers les huit heures tapantes, en ce dimanche soir,  Ferdinand et Rosa ont frappé à la  porte pour venir suivre leur série de télé préférée : l’ Inspecteur Lewis.

A : Ils n’ont pas la téloche et la patronne les reçoit sans faire de façon. Avant le début du programme, ils ont pris le  temps de se taper un Gin Fizz avec Mme de Longeville et d’en préparer d’autres pour la soirée. Nous aussi, on a la permission du soir. On aime bien ce qui est anglo-saxon !

C : Huit heures et demie! Y prennent place sur le canapé. A l’écran, y a le tournoi de Relent Craignosse. Bon! ils n’en n’ont donc pas fini ! Ça ne saurait tarder.

A : Mais pourquoi cette insistance dans la baballe à l’heure de nos programmes !

C : Vous avez deviné chalands qui passent ! C’est Mauresmo qu’est sur le court ! Donc notre petit pays franchouillard retient son souffle . On en est pourtant qu'au premier tour! Heureusement, au tennis, on nous fait la grâce de la Marseillaise. Tant mieux, parce qu’avec les siffleurs qu’on a au salon, ça craint du boudin ! Et si des fois, par accident, la joueuse helvétique franco de port venait à battre la petite blondinette d’en face ! Anna Lena Groenefeld qu’elle s’appelle ! Trop gentillette pour avoir une parenté avec Groenefeld Jacob !

A : Huit heures quarante, huit heures cinquante, neuf heures tapantes, on va forcément nous passer la série à la trappe! Pendant ce temps, ça écluse côté salon et Maman de Longeville doit faire la navette pour les glaçons.

C : Pétouille! On sent bien que Blondinette a le match en main dès le départ, mais avec le tennis, c’est le défi à la montre ! Quinze zéro ! La zizette à Pierrot !

A : Quinze A ! La barbe à Papa !

C : Quarante trente ! Amélie va s’prendre une trempe !

A : Jeu, premier set !  Ana-Lena Groenefeld !

C : Et ça continue encore et encore ! Une manche ça suffit pas ! Y faut qu’elles en fassent une autre. Ça prend la même tournure. C’est la déconfiture sur le court et c’est la grosse biture dans le salon.

A : Mais pétouille, pourquoi nous escorbiner avec ça ! Les gradins sont à moitié vides ou à moitié pleins à Auteuil et la télé persiste à nous sucrer la série. Tout ça pour Amélie !

C : On s’en tamponne d’Amélie !

A : Ça y est, c’est fini ! Balle de match! C'est dans la poche pour Ana! Neuf heures et demie ! Amélie se tire vite fait sans dire au revoir. C’était bien la peine de lui donner de l’antenne ! Malotrue ! Même au golf, elle serait mal au trou ! Bien sûr, c’est cuit pour l’Inspecteur Lewis ! Tout le monde ronfle dans le fauteuil ! Si ça se trouve, c’est nous qu’allons assurer l’extinction des feux !

C : La patronne a un  sursaut. L’instinct de survie comme elle le dit si bien ! Elle se lève, toujours digne, va éteindre le poste et part à ses ablutions . Les deux amants octogénaires ronflent de plus belle.

A : Fais chier cette Amélie !

C : Jamais on va dormir ! T’entends le vacarme que font Roméo et Juliette ?

A : On dirait un raz de marée ! Un atterrissage de supersonique !

C : Dis ! Anita ! Tu y as pas pensé ?

A : A quoi ? C’est pas ton anniversaire !

C : Bedouille ! C’est notre centième ! Et on est toujours là !

A : Nous sommes des filles debout !

C : Oui ma belle ! L’avenir est devant nous ! Surtout, ne nous retournons pas !

A : Bonsoir au monde et à toute la terre !

C : Bonsoir aux forêts et à la mer !

A : Bonsoir à la p’tite Julie et à tous les enfants du monde !

C : Bonsoir à tous ceux qui nous aiment et même à ceux qui nous aiment pas ! C’est notre centième !

A : Bonsoir à Amélie alors ?

C : Pfff ! Bonsoir à Amélie ! Quarante-Zéro ! On va faire dodo !

A : Ç’est notre centième et je vais en pousser une ! Mais attention ! Ce sont pas mes adieux au music-hall ! Tu peux m’accompagner ! Tu la connais et Amélie aussi !

 

                                             

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Amélie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivai en Taxi
Je trouvai vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Amélie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Amélie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Amélie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Amélie aussi


Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Amélie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Amélie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Amélie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Amélie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Amélie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Amélie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Amélie aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Amélie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Amélie aussi


 

 

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Lundi 18 mai 2009 1 18 05 2009 21:08


Anita : On s’entretue dans la rue, on se poignarde au collège, les flics se font tirer dessus au fusil à pompe, on peut pas dire qu’on soit en sécurité dans ce pays! Le karsher doit être grippé à l'embouchure.

Camomille : Le livret de caisse d’épargne est à 1,5 %, les usines licencient à tour de bras, on est rentré en récession, on peut pas dire que l’économie soit au beau fixe dans ce pays !

A : L’université est en guerre depuis des mois, on peut pas dire que l’éducation soit en bonne santé dans ce pays !

C : Allez ! On arrête là sinon ça va durer la nuit ! Mais c’est pas pour dire, faut qu’Elvis se casse et laisse la place !

A : Un mot sur le festival de Cannes?

C : Ah non! J’suis carrément allergique à ce genre de manif ! C’est réservé aux belus ces machins là !

A : Y a eu tout d’même Jauni Alidé qui a monté les escaliers !

C : Y monte ce qui veut, même Carlo si ça l’intéresse, mais moi,  ça m’ébouriffe pas plus que ça ! Y faut quand même pas qui s’prenne pour Clint Eastwwod ! Pour ma part,  j’ai beau avoir de la tessiture, je m’prends pas pour la Castafiore !  Ce que je  retiens de Cannes ces dernières heures, ce sont ces deux flics qui ont porté plainte contre leurs collègues pour harcèlement . Ils sont homos et ça s’rait pas le genre de la maison ! On les met en quarantaine et on leur fait les pires misères .

A : Tu m’étonnes ! Le gros de la troupe s’est déguisé en cow-boys pour cacher sa féminité !  Ils n’accepteront jamais que quelques uns d’entre eux affichent clairement leur identité !

C : J’me suis toujours méfiée de ces types qui font la chasse aux pédés comme ils disent. Y a kekchose de pas clair chez eux !

A : C’est vrai que l’uniforme, ça cache bien des désirs refoulés. Tous ces types à se frôler dans les voitures de police, de l’armée ou dans des camions à pompiers, et qui n’avoueront jamais leurs véritables penchants.

C : Des milliers d’occasions manquées !

A : De l’amour gâché en quelque sorte.

C : Passons aux européennes ? On peut pas faire l’impasse dessus ! C’est dans moins d’un mois. Quelle est ta consigne de vote ?

A : C’est l’abstention, sans autre façon! On va pas s’embedouiller à faire la réclame pour l’un ou pour l’autre juste pour leur faire gagner leur argent de poche.

C : Argent de poche ? Comme tu y vas ! Quelque chose comme six à sept mille euros pour aller s’asseoir de temps en temps à Strasbourg, c’est pas vraiment de l’argent de poche !

 A : P’têtre bien mais c’est pour eux un complément . La plupart émargent  ailleurs  pour pas mal de tunes. Moi, j’suis pour le bénévolat dans la politique !

C : Mais si ça vote pas, c’est les Mal Pondus qui vont rafler la mise. On les annonce déjà gagnants depuis des semaines. Et puis de ce côté là, on est con et discipliné !

A : Rien à caquetouiller ! Laissons les se congratuler ensemble dans leur basse cour et traitons les avec le mépris. 20% de suffrages sur 40% de votants ça fait pas bézef. Surtout si tu tiens compte des millions de non inscrits qui refusent de jouer aux cons depuis bien longtemps.

C : Y faudra bien songer un jour ou l’autre  à l’alternance !

A : N’importe quelle bedouille fera l’affaire. Quand on a connu le pire, on a forcément du mieux. Y suffira de passer une annonce !

C : Je sens chez toi comme de la résignation. Je t’ai connue plus remontée Anita. Prenons garde ! Si on perd notre hargne, on met une patte dans la tombe ! Il nous faut rester rebelles !

A : J’entends bien Camomille mais p’têtre que j’ai un coup de moins bien ces temps-ci. Et puis tout le monde s’en fout et se laisse endormir. J’sens pas de révolte chez les bipèdes.

C : Bouhhh ! Ne fais pas la déprime que j’ai faite l’année dernière ! Je pourrai pas te porter à bout de pattes comme tu l’as fait pour moi ! J’suis trop fragile pour ça ! Dans notre couple, c’est moi la cigale, alors t’as pas le droit de partir en couille. Et puis on s’en fout de la conjoncture ! Nous on a le gîte et le couvert d’assurés, et en plus des gens autour de nous qui nous aiment. Alors on va pas refaire le chemin de croix pour le tout venant.

A : T’emberlificote pas ! J’vais me ressaisir !

C : Et puis, on a qu’à laisser tomber cette chronique politicienne et élever le débat. Ça fait des mois qu’on le dit ! Yaka en toucher deux mots à Gilren ! C’est pas bon pour notre métabolisme ! Heureusement, le déménagement approche,  ça va nous requinquer. Tu sais toujours pas où on va débarquer ?

A : Je crois que ça se précise ! Le Clan des Sept a mis une option sur un loft à l’océan près de Saint-Hilaire de Riez .Une maison de huit pièces avec un parc immense et surtout à deux encablures de la plage ! On va être aux p’tits zognons !

C : Et peut-on faire l’inventaire du Clan des Sept pour nos amis lectrices et lecteurs ?

A : Ben à vrai dire, ça va faire neuf avec nous. Faudrait voir à pas nous mettre sur la touche. D’abord Delphine la patronne ou plutôt Mme de Longeville pour le respect qu’on lui doit, Roussette, Fernande, Jennie, Paulette…  J’en suis qu’à cinq ! Où est l’erreur ?

C :  Féfé et Rosa Maria, grosse bêta !

A : Où avais-je la tête ? J’oubliais les amants de Bourganeuf !

C : Heureusement qu’y a Féfé, sinon ça allait ressembler au couvent des Ursulines ! Et comment tout ce beau monde va se répartir la surface habitable ?

A : Alors là, c’est trop tôt pour le dire. On verra bien une fois arrivées sur place ! L’essentiel ma Nini, c’est qu’on soit ensemble. Si on nous séparait, j’crois bien que j’frai une bêtise.

C : Allez ! Arrête ton spleen ! Je préfère t’entendre dire que tu vas faire des bêtises. Plus y en a, plus c’est rassurant ! Et pour une fois, c’est moi qui la finit en chansonnette ! Je t’accorde que c’est pas du Montherlant mais c’est rigolo.

 

 ♫ ♪ J'ai tout mangé le chocolat
J'ai tout fumé les Craven A
Et comme t'étais toujours pas là
J'ai tout vidé le Rhum Coca
J'ai tout démonté tes tableaux
J'ai tout découpé tes rideaux
Tout déchiré tes belles photos
Que tu cachais dans ton bureau

♫ ♪
Fallait pas m' quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là…..




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Vendredi 8 mai 2009 5 08 05 2009 18:04

Anita : Non ! C’est du domaine de l’impossible ! Protégé comme il est, il faudrait une véritable armada. Et puis si on arrivait à s’en débarrasser, on en ferait un martyre .

Camomille : Bon, ben si y faut passer par la voie normale et républicaine on a pas fini !

A : Passons plutôt à l’ordre du jour au lieu de tracer des plans sur la comète.

C : C’est pas reluisant les p’tites choses à venir. D’abord on apprend que dans les manifs du 1er mai à Paris des policiers en civil cagoulés se sont infiltrés dans la meute et ont provoqué leurs collègues les c.r.s. Juste histoire de les faire charger et de semer la pagaille.

A : Oué! C’est une vieille recette qui sert à démasquer les fauteurs de trouble. Elvis l’avait repris à son compte quand il était à l’intérieur. Quand je pense que ces zèbres veulent interdire les cagoules !

C : Pas bien tout ça ! C’est de l’incitation à la violence !

A : Y a aussi cette histoire de TF1, la maison de la honte. Un type qui y travaille vient de se faire licencier à cause de  la chaîne de la débine.

C : Kézaco la chaîne de la débine ?

A : Le gars en question écrit en tant que citoyen  à sa députée parisienne du 17ème Panafieux pour lui dire tout le mal qu’il pense du projet Hadopi Tralala. La bignole transmet le courrier à l’Albanel la  ministre de chépatrocoi qui elle, en bonne cafteuse qui se respecte la transmet à son tour à Tf1 l’employeur .

C : En quoi ça regarde TF1 le projet Hadopi Tralalère et les opinions de son employé ?

A : Tu sais bien que  TF1 est l’antenne du pouvoir en place. On ne critique pas les projets de Son Insuffisante Altesse Sérénissime ! Quand Elvis éternue, TF1 sort les mouchoirs.

C : Nauséabond tout ça ! La direction a dû faire son stage chez les anciens de la pravda !

A : Venons en à ces trois chefs d’état africains du Gabon, du Congo et de la Guinee Equatoriale qui possèdent en France un patrimoine immobilier hors du commun grâce à l’argent qu’ils ont détourné chez eux . Une juge qui se respecte ouvre le dossier pour répondre à la plainte de l’Association International France » et  puis derrière, t’as le parquet sous l’ordre de l’exécutif qui vient la faire taire.

C : P’têtre bien qu’ils prêtent leurs châteaux à du « beau monde » de chez nous ! Pestilentiel tout ça ! T’en as encore des miasmes comme ça à m’envoyer sur le bec ?

A : Y en aura de plus en plus ma Camomille! Nous vivons une époque pas très reluisante ! Et quand on voit ces rapports qui nous apprennent qu’on s’est enrichi en haut et qu’on s’est appauvri en bas, y a pas de quoi fêter les deux ans d’anniversaire du résidant de la république.

C : Pour changer de sujet, sais-tu ma belle Anita que c’est notre 98ème tribune et qu’on est pas loin de fêter la centième !

A : Oh que oui ! Quand Gilren nous a confié cet espace, on pensait pas qu’on l’occuperait si longtemps. Maintenant y a plus que la grippe aviaire qui peut avoir raison de nous.

C : J’aimerais tout de même qu’on fasse notre auto critique. La centième arrive mais chaque fois je crains qu’on s’étiole, qu’on finisse par lasser.

A : C’est certain que notre matière première, l’actualité, n’est pas forcément folichonne. Gilren, lui, se réserve le beau rôle en variant dans les sujets. Mais qui nous empêche de vagabonder nous aussi et de traiter de philosophie. On partirait par exemple sur une idée, un postulat et on disserterait dessus à plus soif. Par exemple si j’te dis : « Plus on va vite, plus l’temps est court », qu’est-ce que ça t’inspire ?

C : Pouhhh! J’ai peur de vite prendre le tournis.

A : Allez! Un p’tit effort ! Il n'y a qu'une route vers le bonheur, c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.

C : De mieux en mieux !

A : Toute action est juste qui peut faire coexister le libre arbitre de chacun avec la liberté de tout autre selon une loi universelle.

C : Cause toujours tu m’intéresses !

A : Qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a une idée vraie, et ne peut douter de la vérité de la chose.

C : C’est d’une évidence !

A : La connaissance des vérités nécessaires et éternelles est ce qui nous distingue des autres animaux et nous fait avoir la raison et les sciences, en nous élevant à la connaissance de nous-mêmes.

C : Et si j’te dis : « Fais pas chier ! » Qu’est-ce que ça t’inspire à toi ?

A : Ça y est ! Mademoiselle perd patience et en oublie la bienséance.

C : Si on escarabille nos lectrices et nos lecteurs avec des réflexions comme celles-ci, j’en connais un qui va vite nous emmener en croisière dans le formol. J’aime mieux en rester à l’actualité, si pathétique soit-elle !

A : ♫ 2009 ! Année pathétique !

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Dimanche 26 avril 2009 7 26 04 2009 22:39


Anita : Voilà que la grippe porcine pointe le bout du nez ! Va falloir que Roselyne fasse gaffe !

Camomille : La porcine, ça me touche une plume sans me faire bouger les autres. On a assez tremblé avec l’aviaire. A chacun sa fiente ! Et à chacune sa spécialité : la porcine pour Roselyne, l’aviaire pour la corneille Rachida et bien sûr la vache folle pour Nadine.

A : Merci tout de même à Gilren de nous laisser nous exprimer de temps en temps. On va finir par exiger un temps de parole.

C : Je veux ma nièce! Comme pour Elvis Matuvu à la télé ! Y z’ont enfin compris que ce type là s’exprimait plus pour l’Union des Mal Pondus que pour l’intérêt du pays. On va p’têtre voir sa hure un peu moins souvent.

A : Tu rêves ma Mimille ! Y trouvera bien des occasions pour jouer au président  pour que  ses piailleries s’ajoutent pas au compteur.

C : Dis moi ? Ta Ségolène chérie les a encore fait aboyer sévère les nervis du chenil avec sa récidive d’excuse  mes oies.

A : Je remarque simplement une chose, c’est que pour une candidate à l’asile comme ils disent, elle les a emmouscaillés un max ! C’est la seule à leur filer des boutons. C’est vrai que sur ce coup là, elle aurait dû prendre un peu de recul.

C : Surtout avec ces zigotos qui avancent !

A : Sois sérieuse un peu ! Je disais que parfois, y faut laisser l’adversaire s’enliser de lui même. Sur ce coup là, elle va avoir tout faux car Elvis va s’entendre avec Zapatéro pour qu’il lui fasse  un accueil aux p’tits zognons sur tapis rouge,  juste pour enfoncer le clou.

C : Oué je sais ! Il est même prêt à l’embrasser sur la bouche devant les caméras ou à lui faire un flamenco endiablé. Y va sortir aussi sa Barbie déguisée comme un arbre de noël pour lui faire faire la roue à la cour espagnole. Pendant ce temps, y en a qui vendent leurs poumons ou leur prostate pour payer le loyer ! Dans ce cas de figure, c’est l’auberge espagnole. C’est pas le même menu. Aux armes ! Aux armes !

A : Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre! Toujours est-il que je garde toute  ma confiance à Battling Ségo.

C : Moi, je roule pour Villepin ! Tout ceux qui tapent sur Sa Suffisance ont ma sympathie. Et puis quel bel homme ! En voilà un qui rentrerait bien dans le costume. Pas comme Lang de P. même si pour nous séduire il porte un prénom de perroquet !

A : T’as pas tort sur ce coup là ! Un faisandé ce type là qu’on devrait envoyer chez le taxidermiste !

C : Oh que oui ! A-t-il seulement pris le métro dans sa vie ce gauchiste caviardisé. Beurkkkkk ! Mais pour en revenir à ton Villepin, j’te f’rai dire que c’est un type de droite et ça correspond pas tout à fait à notre culture .

C : Qu’est-ce que tu me gazouilles là ? Culture mes miches ! Mon cloaque ! Ces bedouilleries de gauche et de droite ne veulent plus rien dire ! C’est dépassé, c’est zob solette ! L’avenir de la politique est ambidextre. Y faut plutôt parler des pas futés et des moins pires ! Je t’accorde tout de même que les moins futés sont du côté ump !

A : Ben alors  y reste bien une droite et une gauche  bedouille !

C : Non! Ce sont des côtés ! Des côtés qui penchent parfois l’un vers l’autre et tu sais plus vraiment si tu es à gauche ou à droite ? C’est un peu comme un toboggan  où tu pars de la gauche et à l’arrivée tu t’retrouves le cul par terre à droite avec les  Besson, Kouchner, Lang  Rocard, Strauss-Kahn, et Kouétéra

A : Oué! Mais ces types là,  c’étaient sûrement des droitiers contrariés ! Quant à ce Kouétéra, y faut toujours se méfier de ces types qui viennent de l’Est.

C : Dis-moi ? L’affaire du juge Burgaud qui se finit par une sentence on ne peut plus clémente. Qu’est-ce que t’en penses ?

A : Oué! Une petite réprimande de rien du tout ! Une centaine de lignes à copier je crois : « Je ne foutrai plus en l’air la vie de citoyens innocents.» Ou un truc dans ce genre là.

C : Tout de même ! Ça craint du boudin !

A : Tu sais que la patronne a reçu des nouvelles de Féfé et Rosa Maria. A Aix-les Bains qu’ils sont pour la cure thermale de Féfé.

C : C’est pour son foie ou pour ses rhumatismes qu’il est là-bas ?

A : Un peu les deux ma capitaine ! Le matin, y va prendre les eaux au centre de soin pour son arthrite pendant que Rosa vaque aux machines à sous et sur le coup de midi, tu les retrouves tous les deux au bistro du côté du grand port où y se tapent des grands canons de Gamay.

C : Rouge ou blanc?

A : Y z’alternent je crois !

C : Y z’auraient pu aller à Vichy  ! C’était tout de même plus près de Figeac.

A : C’est c’que le docteur voulait mais il a refusé tout net. « Chuis  pas un collabo ! » qu’il braillait dans le cabinet du toubib. Sacré Féfé ! On le refra pas !

C : Si j’ai bien compris la conversation de Maman de Longeville avec le véto, elle aurait l’intention de déménager.

A : Oué! Elle est en pourparlers  avec quelques copains et copines pour prendre une maison en colocation. Toute cette bande d’octogénaires en communauté, ça va pas être triste !

C : Pétouille ! On aura bougé avec elle ! Mais y paraît que Monique s'rait pas chaude pour qu’on vienne avec les meubles.

A : En quoi ça la r’garde cette garce ? Chacun et chacune aura sa carrée ! De toute façon, y faudrait  lui rouler sur le corps à la patronne avant qu’on nous passe à la trappe. Seule la mort nous séparera d’elle !

C : Oué, mais j’te f’rai dire que la cuisine et la salle à manger seront communes et il est pas question qu’on dorme dans sa chambre. Cet imbécile de véto est allé lui seriner que le fait de dormir avec des perruches, ça donnait la bronchiolite !

A : Pétouille ! Vaudrait mieux être sourdes qu’entendre de pareilles bedouilleries ! Toujours est-il que si on sent la moindre animosité de la part de Monique, tu lui règles son compte comme tu sais si bien le faire avec ton mauvais oeil !

C : Tu sais, j’ai bien peur de l’avoir perdu mon mauvais oeil. Des mois que je jette des maléfices sur Elvis et rien n’y fait.

A : Soyons patientes ! Tout vient à point à qui sait attendre. Et ce s’rait quand ce déménagement ? Pour une fois que c’est toi qui es au parfum !

C : Début juin à c’qui paraît ! Mais j’sais pas où !

A : Tant que c’est sous une ligne La Rochelle Genève, ça me convient ! Au-dessus, ça craint pour mon métabolisme.

C : Oué mais y faut voir aussi la qualité des autochtones. Faisons confiance à la daronne !

A : En attendant, bien le bonsoir à vous ! Que la nuit soit paisible !

 

 

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