Dès la naissance, le vagissement du bébé français n’a pas la même
tonalité de celui du petit copain allemand. C’est le résultat d’une étude menée par une équipe franco-allemande qui a analysé des heures et des heures d’enregistrements de cris de bébés. Le
nouveau-né français a la voix qui monte tandis que celle de son congénère teuton part de l’aigu vers le grave. Les chercheurs de l’institut Max-Planck expliquent ce phénomène par la différence
d’intonations dans les deux langues qui sont perçues dans le ventre maternel. Si cette étude est censée nous dire que l’ouïe est le premier système sensoriel qui se développe chez le foetus, ce
n’était pas inutile de nous le rappeler. Maintenant, si c’est pour nous signifier que l'intonation germaine a du peps à couper au couteau, ça on le savait déjà. Imaginons un instant ce
qu’auraient pu être les pleurs du bébé d’Adolphe si toutefois il avait existé. La maternité en aurait été toute retournée et les autres bébés traumatisés à vie. Même un mur anti-bruit, berlinois
ou munichois n’y aurait pas suffi. Gesetz geben meine flasche und
schneller als die ! ( Apportez -moi mon biberon, et plus vite que ça ! )