La justice française aux ordres du pouvoir vient de décider qu’il n’y avait pas lieu d’aller fouiner dans les propriétés que les dictateurs africains ont acquis en France. Une juge qui se respecte avait pourtant donné son feu vert mais c’était compter sans le Parquet toujours prompt à cirer le pouvoir en place. Comme le dit si bien un vieux proverbe africain : « Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles. » C’est devenu une rengaine pitoyable en notre pays : le juge juge et selon l’humeur d’en haut, le Parquet déjuge. Rebelote pour Chirac, le pensionné de l’Etat. Une autre juge qui en a elle aussi, vient de prononcer le renvoi de Jacou le Croquant en correctionnel. Sacrilège ! On attend dans les jours qui viennent un autre appel du Parquet qui avait pourtant décidé de passer l’éponge. Il n’y a donc pas péril dans les demeures du Congolien Denis Sassou Nguesso, du Guinéen Teodoro Obien et des héritiers de Bongo du Congo, demeures acquises sur le dos de leurs frères démunis. Pas plus que dans celle du Tropézien Jacou d’ailleurs, car la presse à beau s’emballer sur les risques encourus, ça lui en touche une sans faire bouger l’autre. Faut dire qu’après la calamité lui ayant succédé, Jacou est devenu le chouchou du bon peuple de France.