Il est une nouvelle appellation qu’il est de bon ton d’employer en cette conjoncture socialo
politiquement correcte, c’est celle d’« antisarkozysme pavlovien ». Très prisée chez les Socialistes ou chez ce qu’il en reste, cette tare s’explique plus simplement pour le citoyen
lambda par l’opposition systématique au gugusse du palais. Mais rendons à Ivan Petrovich Pavlov ce qui lui appartient. Ce physiologiste montra que si l'on accoutumait un chien à accompagner sa
nourriture d'un stimulus sonore, ce dernier pouvait à la longue déclencher la salivation de l'animal sans être accompagné de cette nourriture. Le réflexe de Pavlov pourrait donc être comparé à
cet antisarkozysme qualifié de primaire par les moins opposés de l’opposition. Du coup, Evis Matuvu a de bons jours devant lui et peut faire avaler à tout un chacun les couleuvres de son choix.
Puisqu’il est question de signal sonore chez Pavlov, au moindre coup de sifflet du chef, les socialistes devront accourir au pied. C’est ainsi qu’en allant aux Etats Généraux de Versailles,
le Tiers Etat de 2009 troquera son costume d’antisarkozysme pavlovien contre celui plus convenable de sarkozysme pavlovien. Attitude beaucoup plus convenable que celle d’un Mitterrand pavlovien
qui dénonçait inlassablement le coup d’état permanent du Général, et qui finit par devenir, Président de la République. Il semblerait que par les temps qui courent, on se soit persuadé qu’on ne
ramasse plus la mise à s’opposer. L’avenir a la réponse, mais en agissant de la sorte, le risque est grand d’ y laisser son froc. Quant à moi et à
beaucoup d’autres gueux de mon espèce, le réflexe pavlovien se déclenche plutôt par l’olfactif que par l’ouïe. Pour parler plus clairement, Sarkozy, je l'ai et l’aurai toujours
dans le nez. Ce n’est pas un réflexe comme chez Ivan Petrovich, mais plutôt une manifestation d’allergie. Je souffre en fait d'allergosarcolite et ne suis pas prêt d'en guérir.