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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Mercredi 22 juillet 2009

Publié dans : Nouvelles et Récits - Par gilren

Mercredi matin 7heures au réveil. J’ai vaguement décidé la veille d’aller sur l’étape du Tour qui passe dans le Beaufortain. Mon choix s’est porté sur le Col des Saisies mais je veux éviter la cohorte des voitures qui va prendre la route par Beaufort via Albertville. Je passe par cette dernière mais bifurque surVillard sur Doron et emprunte la route des chalets de Bizanne, étroite et pentue à faire peur. J’ai prévu de me garer à Bizanne et de poursuivre à pied  jusqu’aux Saisies par le sentier du Tour du Beaufortain. Comme à l’habitude, je finis par faire le contraire de ce que j’ai programmé et arrive tout frais et dispos en voiture au col après une petite heure et demie de route. Je me gare, j’endosse le sac, et laisse mes chaussures de montagne dans le coffre. Je n’en aurai nul besoin puisque je me retrouve avec les badauds attentistes de la caravane. Il est 10h et des poussières et les premières voitures Vittel, Cochonou ou Cassegrain ne sont pas attendues avant midi. Deux heures à glander avant de recevoir les échantillons sur les pieds et quatre heures avant d’applaudir les premiers héros de la pédale. Ça me fait penser que Sarcouille s’est invité sur l’étape et rien que la perspective de l’apercevoir me répugne déjà. Je remonte les spectateurs déjà installés sur le bord de la route, certains couchés dans l’herbe et d’autres mieux installés sur des chaises de camping. Il paraît que le dopage a toujours cours au sein du peloton, mais je puis vous dire qu’au bord du chemin on ne donne pas sa bibine au chat. Ici, quatre compères se torchent quelques bouteilles de Gamay et plus loin on est déjà au Ricard. Beaucoup de Belges, d’Allemands, de Nordiques agitant leurs drapeaux et d’innombrables ventripotents qui consultent le classement général pour tromper l’ennui. De la famille française, bien sûr, nombreuse et bon enfant. Dans les campings cars, on fait les derniers réglages pour la retransmission télévisée de la course. Pas mal de gens du coin, des savoyards purs et durs qui accomplissent le pèlerinage et qui portent avec eux depuis des kilomètres le panier de victuailles dans une main et la chaise pliante dans l’autre. Chaussés de mocassins ou de nu pieds,  habillés en tenue de ville, certains marchant depuis des kilomètres , claudiquent et s’épongent le front du mouchoir. Demain ils seront nombreux à maudire leur scatique. L’un me rappelle Bourvil marchant dans les souliers trop étroits de Louis de Funès dans la Grande Vadrouille. Le village des Saisies ne mérite pas forcément le détour. Rien de vraiment typique. Beaucoup de chalets disséminés en hameaux et quelques commerces pour la denrée usuelle. De nombreux magasins de sports à l'enseigne de Picard, celui qui fut champion de ski en son temps. On trouve aux vitrines des skis en solde à 600 euros, les mêmes qui vous sont vendus dans la vallée à moitié prix. Je remonte toujours les troupes et franchit la ligne du sommet du col, patronnée par Carrefour. Je me dis que pour une fois, je pourrais bien m’installer dans le début de la descente pour me changer les sensations. C’est ce que je fais et je grimpe sur le côté pour m’asseoir dans l’herbe. Il est bientôt onze heures et je m’attaque à mon casse croûte. Un pan-bagnat qu’on m’a préparé avec amour : thon, tomate, œuf dur mayonnaise … Je te l’avale vite fait bien fait et l’arrose de quelques décilitres de vin rouge resté bien frais dans mon sac. Des marcheurs continuent d’arriver par l’autre versant . Certains ont même des béquilles. Je le disais un peu plus haut, un peu comme un pèlerinage, à Lourdes ou ailleurs.  J’allais oublier les cyclos ! Ils sont des centaines à être venus sur du vélo de haut de gamme ou du plus ordinaire. Femmes, hommes enfants sur du course, du VTT, du VTC. Personne n’est exclu et chacun avance à son rythme. Il est 11 h 20 et pour tout vous dire, je commence à m’emmerder un peu. Faut dire que c’est la toute première fois que je me déplace tout seul sur le Tour.  Pour ne rien arranger, le ciel s’assombrit, l’air fraîchit et quelques gouttes commencent à tomber. Sentant venir l’orage, des colporteurs en camionnettes proposent aux gogos des parapluies à dix euros pièce. Je prends le tournis et me dis que je ferais pas mal de rentrer car je n’ai rien à fiche ici . Si tout se passe bien, je suis à 14 h à la maison alors que coureurs ne seront pas encore passés au col. J’éviterai aussi la cohue pour rentrer et je m’en porterai beaucoup mieux. Tant pis, il va me falloir reprendre la route par laquelle je suis monté. Je fais la descente avec la peur au ventre tellement la route est étroite et rendue glissante par la pluie. Heureusement, je n’ai personne au cul et peut aller à mon train. D’ailleurs, qui serait assez débile pour redescendre du col alors que le spectacle n’a pas encore commencé . Un peu avant 14 h je suis à la maison et on annonce à la télé que les coureurs entament la montée des Saisies. Sur ce coup là, j’ai été syncro comme un professionnel. Je regarde donc jusqu’à la fin la plus belle étape du Tour, enfin celle qu’on nous a annoncée ainsi . Aussitôt que les frères Luxembourgeois et le bellâtre Espagnol  ont franchi la ligne et que le service de lèche de la chaîne entreprend Sarcouille pour l’interroger, je ferme le poste et passe aux affaires courantes. Au fait ! J’allais oublier ! Au cours de cette visite aux Saisies si ultra courte fut elle, j’ai pris en photo une copine de croisière avec qui j’ai sympathisé . Une  tarine comme on les appelle en Tarentaise, mais aussi dans le Beaufortain.

 

En savoir plus :

La race TARENTAISE porte le nom de la Haute Vallée Savoyarde où elle a pris naissance. Egalement appelée Tarine, elle se reconnaît d' abord à sa robe fauve uniforme, qui peut légèrement varier d' un jaune foncé à un rouge léger. Ses lèvres, ses naseaux et son mufle sont noirs. Sa tête surmontée de cornes aux extrémités noires comporte un large front. Ses jambes étant plutôt courtes, elle est de taille moyenne avec 1,30 m au garrot pour environ 550 à 600 kg.

La Tarentaise est élevée pour ses capacités laitières (4500 kg de lait par an) et fromagères. Elle est renommée pour son Beaufort, son Reblochon et pour la Tomme de Savoie. Mais son lait sert aussi à la fabrication de l' emmental.
Bien adaptée aux variations de température et aux terrains accidentés, la Tarentaise est une parfaite montagnarde. Endurante, les grandes randonnées ne lui font pas peur. Utilisée comme saisonnière dans les stations de ski françaises, elle aide à la préservation des prairies pentues qui constitueront les pistes de ski à la saison froide.

Ses qualités de reproduction, fécondité, facilité de vêlage, sont très appréciées, en système laitier ou allaitant. Son potentiel viande intéressant (engraissement facile après tarissement, carcasses à haut rendement, finesse du squelette...) et ses qualités maternelles font d'elle une très bonne allaitante, notamment en croisement avec des races bouchères.


La plupart des élevages tarentais sont situés dans les hautes vallées où le lait est transformé en fromage. La conduite du troupeau est étroitement liée au rythme des saisons
. En hiver, les animaux sont en étable entravée. Ils y rentrent dès les premiers froids voire les premières neiges pour ne plus quitter "ce refuge" avant le printemps. Leur alimentation est alors basée essentiellement de foin.  En été, ils rejoignent les pâturages d'altitude : les alpages (situés entre 1500 et 2500 m d'altitude). Dans certains cas, avant la mise en estive, les troupeaux sont rassemblés. Ces regroupements font aussi partie des traditions nées avec l'exploitation des montagnes par les éleveurs.Ces regroupements pastoraux leur permettent en particulier de s' occuper de la fenaison pendant que leurs vaches sont gardées en altitude. Au printemps et à l' automne, les animaux paissent sur les prairies d'altitude moyenne : les montagnettes. Ainsi, les vaches sont traites une partie de l'année en étable et le reste du temps à l'extérieur de manière itinérante.

 

 

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Mercredi 22 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Question « fossile », Michou en connaît un rayon. Repêché après la limite d’âge par Sa Grandeur Impériale Nicola Nicoca, ce travailleur actif de 79 ans, grand allergique à la retraite vient nous en rajouter une petite couche. Avec sa taxe carbone, il va venir dès 2010 nous carboniser le porte monnaie . Nous, autres, pauvres hères qui avons fait la bêtise il y a deux siècles de cela  d’abandonner l’éclairage et le chauffage à la bougie de suif, allons devoir passer à la caisse. Cette « taxe à la carbonara » du marmiton Rocard devrait concerner les énergies fossiles que sont le pétrole, le gaz et le charbon, responsables du réchauffement climatique. Et puis, pour mieux enfoncer le clou, Michou n’exclut pas de taxer aussi l’électricité. Quand on lui dit que tout cela va avoir de graves répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages, le petit chat bêlant rétorque qu’on reversera les pertes subies aux plus pauvres. L’ennui, c’est que les moins pauvres des pauvres n’ayant encore jamais pu arriver au niveau des moins riches des riches vont trouver la note un peu salée. Déjà qu’ils regardent pour quelques jours de vacances, ça va les saigner à blanc !  Ce n’est pas qu’on soit pour le pourrissement de la planète mais faudrait voir Michou à étudier d’autres financements ou alors nous subventionner pour des installations tout solaire. Je me rappelle Michou du temps ou Mitterrand te faisait tourner en bourrique. S’il pouvait rien qu’une heure seulement, s’extirper de sa tombe pour venir te botter le cul encore une fois, te le botter si fort pour y laisser comme une empreinte de fossile, je serais Michou tout disposé à payer une taxe sur le rire.

 

 

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Dimanche 19 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren
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Vendredi 17 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Pas si évident que ça le port du smoking et du noeud pap ! Parfois, ça ajoute une petite touche classe à celle que vous avez déjà . Parfois, hélas, ça vous transforme en maître d'hôtel servile et obséquieux. Je vous pose la question à deux balles, tva déduite : A qui allez vous réclamer la corbeille de pain? Bon d'accord, je vous l'accorde. Y a le pistolet qui vient fausser le problème et qui pourrait vous dissuader...

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Vendredi 17 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Une fois n’est pas coutume, c’est le Figaro qui le dit ! La Société des rédacteurs du journal a demandé, vendredi, à sa direction de mettre immédiatement un terme à la publication, dans le quotidien, de sondages « Opinion Way » qui, pour la Cour des Comptes, sont commandités  par la présidence de la République. Il apparaît, ajoutent les rédacteurs du Figaro que ces sondages avant d’être diffusés au grand public passent par l’Elysée pour y être revus et corrigés.  Qui s’étonnera de telles pratiques ? Il y a belle lurette que les manants que nous sommes ont reniflé la manipulation permanente. Les sondages sarcophilisés, c’est comme dans la bible : les derniers finissent les premiers, les brutes se bonifient et les méchants deviennent  gentils. Le dernier sondage à la mords moi le boeuf que j’ai en mémoire désignait les personnalités inspirant le plus confiance aux Français. Arrivaient en tête Michel Drucker, David Douillet, la chanteuse Lio, le psychanalyste Boris Cyrulnik et le pape Benoît XVI. Tout un programme ! Bidon, bidonnant et bidouilleur !  A ce train là,  Roselyne Bachelot est en passe de gagner le Tour de France et Bernard Laporte est bon pour l’Académie Française.  Mais trêve de bavardage ! Je ne veux pas être en reste et j’ai l’honneur de vous faire connaître les résultats de la dernière enquête d’opinion du Blog Amertume : Pour le sixième mois consécutif, leBlog Amertume demeure le site le plus visité en France .


 

 

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Jeudi 16 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Quand il vous prend l’envie de vous soulager d’un vent baladeur et que vous êtes en société, veillez à contrôler vos muscles du visage révélant un rictus d’effort. N'allez pas non plus par un lever de fesse ostentatoire donner à votre buste une inclinaison latérale passant difficilement inaperçue. Si par malheur, votre laissez-aller engendrait une odeur nauséabonde, vous seriez aussitôt démasqué. Même si vous êtes la personnalité politique préférée des Français, d’après les sondages du jour, vous n’échapperez pas à la vindicte de votre entourage.

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Mercredi 15 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

“The prostitution business in Germany has been hit hard by the worldwide economic downturn, so one brothel has come up with a novel promotion that's also good for the environment. Maison d'envie in Berlin is offering a $7 discount off its usual $100 fee to customers who arrive on bicycle. "Obviously we hope that the discount will attract more people," said brothel owner Thomas Goetz "It’s good for business, it’s good for the environment — and it’s good for the girls." "We have around 3-5 new customers coming in daily to take advantage of the discount. "Prostitution is legal in Germany and 400,000 prostitutes have formally registered since 2002.”


Que mes lecteurs anglophobes se rassurent ! Je ne suis pas passé à la langue de la perfide Albion pour coucher sur mon blog  mes vilenies. J’ai tenu à reproduire ici l’article original paru dans le New York Daily News, d’abord  pour vous prouver que mes propos délirants prennent toujours leur source dans la réalité. Et puis, reconnaissez avec moi que l’actualité hexagonale n’est pas très folichonne si l’on excepte bien sûr les coups de pétard et les idolâtries de toutes sortes colportées ces derniers jours par les médias aux ordres. Nul n’est censé maîtriser la langue de Shakespeare et permettez que je résume en quelques mots, l’objet du papier du Daily News. « Maison d’envie », l’un des bordels de Berlin ou pour parler plus civilement l’une de ses maisons closes a décidé, crise oblige de faire une petite ristourne à sa clientèle. Mais que les amateurs freinent leur élan ! La ristourne n’a rien d’exceptionnelle. Sur une passe à 100 $, elle sera de 7 $ ce qui vous donne en euros au cours journalier une remise de
4, 96 € pour 70, 92€ . Pas de quoi grimper aux rideaux me direz-vous ! Et puis, les gérants de la fesse ont poussé la fantaisie jusqu’aller réserver cette petite faveur aux michetons qui daignent se pointer à vélo pour la bagatelle. Allez donc savoir pourquoi ? Pourquoi pas à rollers ou à trottinette ! Sont-ce des nostalgiques du Tour de France regrettant l’absence de vainqueurs germaniques potentiels et veulent-ils par là assurer la relève de la pédale teutonne ? L’article nous révèle que cette promotion a porté ses fruits et qu’ils y ont gagné 4 à 5 nouveaux clients par jour. Mais pourquoi ne pas accorder cette remise à tous les visiteurs sans distinction de moyen de locomotion. Il y aurait forcément plus de monde au portillon ! Si toutefois cette maison d’accueil se trouvait à Amsterdam, il est certain qu’elle ferait faillite illico tellement les vélos pullulent au pays des bataves. Ils sont pas fous finalement les tenanciers de « Maison d’envie. » Peut-être ne souhaitent-ils pas être débordés, ou est-ce un problème de parking ? Berlin à vélo, c’est bien loin pour moi ! Depuis que je prends des précautions anti-crevaison , je me ceinture d’une sacoche banane contenant la pompe, une chambre à air, avec en sus la colle et les rustines si je décide de réparer sur place. Vous m’imaginez débarquer avec tout mon attirail dans la chambre bleue pour y rencontrer Greta, Gretchen ou Gerda . Et encore, je ne parle pas de la pince à vélo qui, s’ajoutant au reste serait juste bonne pour casser l’ambiance et tuer le désir de l’hôtesse. Avez-vous pensé aussi aux chaussures des cyclistes avec leurs cales sous les semelles qui vous font marcher comme des canards. Un truc encore a vous faire passer pour bancal, devant la belle de jour ou de nuit,  ce qui n’arrangera rien. Il  faudra aussi s’assurer que la chambre en question donne sur le garage à vélo et exiger d’avoir pendant l’opération la tête à la fenêtre pour surveiller les voleurs éventuels. Fichtre ! Ils en ont de drôles d’idées de l’autre côté du Rhin ! Un truc à vous transformer la maison du septième ciel en hôtel du cul tourné. Et puis, qu’on se le dise ! Pour y aller, ça va encore, mais y faut revenir !

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Dimanche 12 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Mon intérêt pour le Tour de France s’est émoussé au fil du temps. Elle est loin l’époque où je me levais devant le poste de télé pour pousser du bras mes coureurs favoris. Aujourd’hui, au cours de l’étape mythique du Tourmalet, j’ai éteint le poste alors que le peloton du maillot jaune n’avait pas encore franchi le sommet du col. Il restait encore 70 km à parcourir. C’est dire à quel point  la somnolence avait fait ses ravages . Les favoris boudaient l’étape comme les deux précédentes et laissaient les sans grade mais non moins méritants se partager le gâteau. Même le petit dernier de votre famille aurait pu suivre le train avec son tricycle ou son baby trotter. Les marmottes ont sorti le bout du museau et se sont étonnées de voir que l’hibernation était bien tardive cette année dans le peloton. Et puis pour couronner le tout, il nous faut supporter un commentateur à côté de ses pédales,  lourdaud,  à la voix rébarbative et à l’humour exécrable. Il faudrait que la direction de France 2 songe à le recycler dans les rencontres de pétanque. On s’offusquait il y a quelques semaines encore, de la présence d’Armstrong sur la grande boucle mais les organisateurs ont vite compris qu’il allait à lui seul sortir le tour de sa torpeur et de l’ennui qu’il génère.  S’il gagne, on jettera l’opprobre sur son maillot qu’on trouvera pisseux et s’il finit tout prés, on le traitera en héros. Tout est une question de dosage!  Mais quoiqu’il en soit, on compte sur lui pour assurer le spectacle. Allez ! Rendez nous ces coureurs qui chargés à mort de dope passaient les montagnes en surmultipliée avant d’aller se transfuser à l’hôtel pour préparer à nouveau l’exploit du lendemain. Mais que sont les coureurs d’antan devenus ?


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Dimanche 12 juillet 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Anita : Nous voilà devenues Vendéennes ! Va falloir s’adapter à ce nouveau climat.

Camomille : J’espère que les mouettes vont se tenir au large ! J’peux pas les supporter ! Leurs cris, leurs puces et les fientes qu’elles lâchent çà et là, c’est pas ma tasse d’été, ni d’hiver d’ailleurs !.

A : On doit tout de même à nos lecteurs quelques explications. Un mois qu’on fait pas le papier !

C : Autant dire une éternité ! Nous avons fait des malheureux sans doute mais que voulez-vous, fallait bien qu’on prenne nos marques ! Et puis les cartons ont été longs à déballer. Vous savez skeusé les déménagements!

A : Le logement est sympa, je dirais même mieux, il est plus que correct. Pas moins de 5 chambres ou chacune de nos co-habitantes ont fait leur lit. Un studio indépendant tout près de la piscine qui a été attribué  à Féfé et Maria-Rosa .

C : C’est tant mieux, car à eux deux, c’est un raz de marée permanent avec leurs ronflements intempestifs. J'espère qu'ils sont pas somnambules car ils auront tôt fait de se retrouver dans la pistoche. Eux qui savent pas nager!

A : Quant à nous autres, on a notre place le jour sur la terrasse face à l’océan, et la nuit, on nous replie au salon. Des reines que nous sommes, des perruches en pâte !

C : On le doit bien sûr à Mme de Longeville car cette vieille virago de Monique voulait nous remiser à la  buanderie.

A : Quelle salopiote, quelle harpie, quelle sarcouille, cette bonne femme ! Quelle idée a eu la patronne de se coltiner cette peau d’hareng ! J’te préviens que si elle tombe de sa chaise et qu’on est seules avec elle, je pousse ni cri ni S.O.S.

C : C’est sûr ! On compte jusqu’à dix en espérant qu’elle se relève pas.

A : Quant au reste de la tribu, c’est globalement positif. On les avait déjà présentées auparavant : Roussette, Fernande, Jennie, Paulette , les 4 veuves joyeuses qui viennent compléter le clan des sept. Avec nous, ça fait du neuf.

C : J’espère que tout ce petit monde d’octogénaires va vivre en bonne harmonie. La cuisine est commune, la salle à manger est commune, le salon aussi, les cabzincs également…

A : La salle de bains itou ! Elles vont devoir faire gaffe à leur verre à dent et pas se mélanger les pinceaux .

C : Les appareils, tu veux dire!

A : Ce qui est chouette en tout cas, c’est qu’avec leur pension de cigale, elles puissent habiter une telle demeure.

A : Faut dire que la patronne participe pour 50% du loyer. Avec la pension de son défunt Général, elle est tout de même bien plus à l’aise que les autres.  Si je compte toujours bien, pour du 1200 euros mensuels ça fait 600 pour Mme de Longeville et 100 euros pour chacune des autres. La cohabitation a du bon. Si elles étaient en maison de retraite, on te les plumerait jusqu’aux os sans leur laisser de quoi acheter un caramel.

C : Je veux ma nièce ! Et puis pour la becquetance, c’est bien le diable si elles arrivent pas à garnir la soupière. C’est un bon plan, y a pas à dire! Et en prime, le jardinier est payé par le proprio.

A : Ça manque tout de même d’hommes ! Un seul pour six, ça craint du boudin ! Ça risque de s’écharper pour la moindre bricole. Un peu comme dans les écoles maternelles où les femmes étouffent le quota et se crêpent le chignon pendant les récrés. Que des nanas ensemble, bonjour les hostilités !

C : Bah! La patronne saura canaliser tout ça!  Dis donc ma chère et tendre ? Faudrait voir à pas oublier de faire la revue . En un mois et davantage, y s’en est passé des évènements !

A : Pas tant que ça en définitive ! De la roupie de sansonnet que j’dirais même !

C : Le changement de ministres ?

A : Gilren en a déjà parlé. Pas de quoi fouetter Nadine ! Un non événement ! Y z’ont juste fait tourner les chaises !

C : Le travail du dimanche ? La retraite à 70 ans ?

A : Arrête ! Tu répands en ces lieux enchanteurs un climat anxiogène !

C : Et les pauvres qui s’appauvrissent ?

A : Pas de souci ! Y vont pouvoir emprunter ! Elvis a demandé aux deux anciens pèlerins que sont Juppé et Rocard de lui concocter un petit emprunt de derrière les fagots.

C : Deux bons petits soldats que ces anciens premiers ministres. Pas empruntés du tout ! Droits dans leurs bottes ! Avec des cales à l’intérieur tout de même ! « Un Rocard sinon rien ! » comme le préconisait une grande marque d’apéritif. On lui a déjà confié le pôle nord, ça va finir par le tuer ces changements de température. Et pi j’imagine qu’en catimini, y doit narguer Tonton dans sa tombe . « T’as vu un peu ! Mieux que toi, le nain de jardin sait reconnaître mes compétences époustouflantes » qu’il doit lui crier d’un accent vengeur.

A : Pauvre homme ! La patronne devrait l’inviter à cohabiter avec nous . Sûr qu’il nous mettrait de l’ambiance. Quant à Juju, c’est pas un drôle ! Y nous sèmerait le spleen. Qu’il reste à Bordeaux !

C : Y a tout d’même eu le phénomène Jackson ! On aime ou on aime pas, mais dans notre tout petit pays qui p..d.. c.., trois chaînes qui retransmettent simultanément et en direct  les zobs secs, c’est véritablement trouducutant !

: Ça occupe le badaud ! Ça et pi tout le reste, c’est pour mieux nous endormir ma jolie ! On fait en sorte par médias interposés de nous empêcher de réfléchir et de nous bêtifier à perpétuité. On nous aseptise, on nous  bernartapise, on nous druckérise ! C’est la trépanation permanente. Le jour où on balancera tous nos télés par la fenêtre, ce sera le début de la guérison. Regarde un peu comment cette abstinence nous a fait du bien pendant près d’un mois !

C : Oh que oui ! Mais dis moi, j’en reviens à Mickael.  Où est passé le corps ?

A : Tu sais, la médecine légale a un boulot titanesque avec lui ! Aller farfouiller dans cet amas de viscères qui ont été tant chahutées et où voisinent matières plastiques et matières carnées, c’est toute une aventure ! Après, il faut remettre le puzzle en place et le déposer en son écrin de velours.

C : Tu penses qu’on ira triturer aussi Johnny Halliday s’il vient à nous quitter ?

A : J’pense pas ! Le foie peut-être, mais sûrement pas le cerveau. Y a rien à y glaner !

C : C’est beau la mer qu’on voit danser le long des golfes clairs !

A : L’océan surtout qui avance et qui recule et qui gronde sur les rochers. Belle idée d’avoir choisi cette maison sur la corniche ! Saint-Hilaire de Riez, pour celles et ceux qui connaissent pas, on vous le situe sur une carte.

C : On met aussi quelques photos de la maison pour vous donner une idée.

A : Et puis, c’est la Vendée, avec sa nature sauvage , sa côte océane, ses marais et son bocage. On change complètement de paysage.

C : Va savoir si on y restera assez longtemps. La patronne a tellement la bougeotte !

A : L’air marin va nous convenir, c’est certain. Et puis on va poétiser davantage.

C : Regarde le soleil qui se couche sur la ligne de l’horizon ! C’est magique ! On dirait que la mer s’embrase.

A : On n’est pas bien ici ? Décontractées du gland !



le salon

la salle à manger


le côté piscine avec le studio indépendant pour Féfé et Rosa

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Dimanche 12 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Pas un ongle d’écaillé chez Arielle , aucune fuite de silicone. Pas une bavure non plus ni dans l’eye-liner ni dans le mascara. Les petits Tchadiens sont vernis et les plus grands sont émoustillés. Du côté de la zone sinistrée de l’Aquila en Italie, le spectacle est lui aussi assuré. Carla et son sac crocodile se fait les dents sur les décombres. En son temps, c’est Jésus-Christ nous dit-on qui assurait la promotion. « Lève toi et marche » disait-il aux éclopés . Aujourd’hui, l’effet est bien plus évident et la guérison mieux assurée. Le sexe appeal de ces  starlettes fait des miracles de plus grande ampleur . « Lève toi et cours » pourraient-elles dire à tous ces sinistrés.  Pour les remercier, il eut été pertinent qu’un clébard en errance aille leur pisser sur les godasses.


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Jeudi 2 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

28 juin

1er juillet


Il y a trois jours de cela, le café et le croissant coûtaient  6, 30 euros au Celtic Bar. Depuis que  la baisse de la TVA est passée de 19,6% à 5,5 % le 1er juillet, la note affiche le même prix. Où est l’erreur ? Allez  savoir ! Y a forcément une explication avant de faire vos mauvaises langues.  Soit depuis la baisse, le café est servi chaud, soit on offre le sucre,  soit le croissant est frais du matin. On n’a rien sans rien !

 

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Mercredi 1 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Faire un papier sur un sujet avec les photos des uns et les témoignages des autres, ça n’a pas le bouquet final du papier fait maison  quand on se déplace soi même et qu’on fait avec les moyens du bord . Ce matin, revenu dans ma bonne vieille ville de Grenoble, j’ai enfourché mon vélo et suis allé à la rencontre des fans de Johnny. 10 h ¼ au Parc Paul Mistral, la température affiche déjà 34 degrés et le parcours de chicanes est déjà installé avec ses centaines de barrières. Une cinquantaine de spectateurs est déjà là, attendant l’ouverture à 17 h. Je m’arme de l’audace du pseudo reporter que je suis, m’avance vers eux à la tête de la queue et j’engage la conversation. Les premiers m’annoncent qu’ils sont là depuis la veille à 14 h. Je les questionne sur le gîte et le couvert et ils me montrent les cartons de couchage et les provisions dans le sac. Pour les besoins naturels, ils s’absentent quelques poignées de secondes mais les compagnons de queue veillent au grain pour que vous puissiez reprendre sans problème votre place dans la chenille. « Vous devez l’aimer Johnny pour en arriver là ? » je demande à Joëlle. « C’est ma passion, ma source vitale » qu’elle me répond avant d’être interrompue par sa mère au téléphone qui garde les petits-enfants. Il y a les « Filles de Vizille » avec leur carton où est écrit « Les Vizilloises à la vie à la mort pour Johnny ». Je demande à l’une d’elle, Josiane, si elle est venue au spectacle en adepte ou en mélomane. Elle me répond q u’elle est venue en car de Vizille, et que de la gare, elle a pris le tram jusqu’au stade des Alpes. Chez les hommes je revois un peu les mêmes profils dont je me suis servi pour illustrer mon propos de la veille. Tout le monde est gentil, disponible, bon enfant. A la boutique des reliques, je m’adresse à trois compères qui font leurs emplettes de maillots et d’objets du culte. « Eh ! Les fans de Johnny !  Tournez-vous un peu que j’vous prenne en photo ! » Ils prennent la pose bien gentiment. « Vous y serez ce soir au concert ? » qu’ils me demandent. « Oh que non ! » leur dis-je. « C’est pas ma tasse de thé ! Moi je m’intéresse plutôt aux fans. » Ils me rétorquent que de leur côté, ils tournent à la bière depuis le matin. « On s’ra dans le journal demain matin ? » m’interrogent-ils. « Non, mais vous s’rez sur mon blog » que je leur réponds en les rassurant. Avant de les quitter, j’entonne à l’intention de Josiane «  ♫  Je veux te graver dans ma vie ! » Je sens que j’ai une cote d’enfer ! Elle me fait un superbe sourire pour ma dernière photo. Je remonte sur le vélo et file vers le parc de l’Ile d’Amour. Y sont gentils les fans à Johnny !








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Mardi 30 juin 2009

- Par gilren

Enfin, c’en est fini du climat de ségrégation et d’ostracisme qui existait jusque là dans le monde végétarien depuis que la Commission Européenne donnait dans la sélection de la race. Selon l’annonce faite par le Commissaire à l’Agriculture, le concombre tordu et la carotte noueuse vont être réintégrés dès le 1er juillet sur les étals des marchés et assumer ainsi leur différence. La patate pourra jouer la fière et se moquer de ses excroissances lui poussant au milieu de la figure. Oui, c’en est fini de la soupe à la grimace, et c’est la fête au potager. " Touchez ma bosse Monseigneur! " Pas pour tout le monde en fait, car plusieurs vont devoir rester dans l’élite . On ne pardonnera toujours pas la moindre ride à la tomate qui en rougirait de honte, et la laitue devra être servie sans la moindre flétrissure. Ces demoiselles restent dans le chic et que grand bien leur fasse ! L’essentiel, c’est que ce soir, au grand bal des légumineuses, personne ne fasse tapisserie.

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Mardi 30 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren



Ils sont venus, ils étaient tous là ! Des qui venaient de Périgueux, des qui venaient de Bergerac, d’autres de  tout le Bassin d’Arcachon pour venir applaudir au stade Chaban Delmas de Bordeaux leur idole de toujours Johnny Halliday ! Oh qu’il était blond, qu’il était beau, qu’il sentait bon le croissant chaud. Les footballeurs Bordelais tout auréolés de leur titre de champion, avaient laissé le gazon aux fans de l’allumeur de feu. Germaine et René campaient depuis trois jours avec d’autres devant l’entrée du stade attendant comme pour les soldes  de chez Harrold le moment fatidique de l’ouverture des portes pour courir enfin à la meilleure place sous le podium, et attendre jusqu’au soir leur Dieu vivant, leur Mickaël Jackson à eux , made in France et pouvoir ainsi retenir la nuit. Johnny encore couché à cette heure de la matinée était pourtant de partout à la fois. Sur les tee shirts et les maillots, et même sur la peau de ses adorateurs à l’encre bleue et rouge. Beaucoup avaient déjà vu le concert du Stade de France et pensaient même embrayer sur ceux de Lyon le 23 juin et Grenoble le 1er Juillet. Un peu comme des amateurs du Tour de France allant de ville étape en ville étape avec le camping car pour applaudir et complimenter le coureur. Sauf que là, il faut pour bien voir la gueule de l’artiste allonger 120 euros cash et pour l’entrevoir seulement de loin la modique somme de 50 euros. C’est cadeau ! Beaucoup ont dû cependant  économiser tout au long de l’année, mais c’est bien connu,  quand on aime on ne compte pas ! L’amûr toujûr ! Et puis, cerise sur le gâteau, l’icône chantera gratos le 14 juillet à la Tour Eiffel ! C’est le cadeau fait aux Parisiens par Sarkozy, l’un de ses multiples fans. Et que ceux qui n’aiment pas cessent leurs  jérémiades ! C’est l’année Johnny et puis c’est tout !  En France, si on n’a pas beaucoup d’idées, on a au moins Johnny Halliday !

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Mardi 23 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

L' insoutenable suspense de ce début d'été vient de prendre fin. Après la flamboyante parade de Versailles intitulée « C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule », le jeu de chaises musicales du nouveau gouvernement vient d’accoucher. Parmi les plus mauvais ministres, certains s’en vont et d’autres restent et  parmi les moins bons il y en a qui permutent. Rama Yade passe judicieusement des Droits de l’Homme qui n’existent plus aux Sports tous terrains secs ou glissants. Laporte est donc lourdé et pourra peut-être retrouver la cochonnaille ou les maisons de jeux. Certains arrivent avec un nom tel que Mitterrand prénommé Frédéric. On n’a pas dû trouver de Jaurès ou de Blum de disponibles pour pouvoir faire illusion. Une autre comme Berra  arrive avec son titre de médecin, estampillée ump, mais surtout avec un nom issu de l’immigration. Ça consolide le quota ! On en débauche un du Modem, en la personne de Michel Mercier histoire d’emmerder Bayrou. Précisons que Michel Mercier n’a rien à voir avec Michèle, l’héroïne inoubliable d’Angélique marquise des Anges.  J’allais oublier : au pupitre de l’orchestre, on retrouve le chef Fillon, toujours privé de baguette et qui pourra mener la fanfare déjà  habituée à jouer sans lui. Voilà ! Sonnez clairons, sonnez trompettes ! C’est le nouveau  gouvernement qui pue qui pète ! Mais que cela ne nous empêche pas de passer un bon été, tout en douceurs !

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