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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Mercredi 7 octobre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren

 Grâce à la découverte du  trio des Nobel 2009 de médecine, les Américains Elisabeth Blackburn  (*) , Carol Greider et Jack Szostak, on est sur le point de prolonger notre bail d’existence pour l’éternité . Il va donc falloir songer à une refonte complète du système retraite, ou carrément rayer ce mot du dictionnaire. « Vivre toujours pour travailler davantage », tel sera probablement le discours des futurs chefs des tas. Et qu’est-ce qu’ils nous ont trouvé ces surdoués du cortex ? Quelque chose de tout simple en fait ! Ce sont ces petits télomères qui sont la cause de tout et qui vont nous délivrer le billet de vie sans terminus . Présents à chaque extrémité de nos chromosomes, ces petites bestioles ont pour fonction de vérifier en permanence si tout va bien.- « Bonjour Madame Miachon ! Comment allez-vous ce matin ? – Allez donc savoir ! Demandez le à mes télomères ! "  Le télomère est comparé à la petite extrémité plastique d’un lacet de chaussure qui l’empêche de s’effilocher. C’est tel quel ! Au bout du chromosome qui pendouille dans la cellule, vous avez le télomère qui sert de protection. Chaque cellule ayant 46 chromosomes, il y a donc 92 télomères par cellule. Je le disais, c’est le télomère qui veille au grain et qui détecte toute anomalie. Que ce soit une goutte au nez, un abcès dentaire ou un furoncle, le télomère sonne l’alarme. Et voilà qu’on arrive à la couillonnade monumentale démontrant qu’on nous a complètement loupés à l’origine . Même Ardi dont je parlais récemment a connu ce vice de fabrication il y a 4 millions d’années. Les télomères ne sont pas éternels et s’usent à l’usage. Avec le temps, ils se réduisent, et du coup, les extrémités de nos chromosomes raccourcissent. C’est comme pour vos freins de voiture : quand les plaquettes sont usées, vous abîmez les disques. Plus de télomère, plus de cellule ! Celle-ci se suicide tout simplement.  Et là, il faut se cramponner face au sordide de l’histoire. Seules les cellules cancéreuses ont le pouvoir de reproduire à l’infini leurs télomères à moins d’enrayer le processus avec la chimiothérapie. C’est dire que le concepteur du système devait être en état d’ébriété à sa table de travail. Mais revenons à nos petits Nobel ? Pourquoi ont-ils donc décroché le pompon si c’est juste pour nous rappeler ce que nous savions déjà ? Et bien c’est que leurs recherches vont se porter principalement sur les causes de l’effritement du télomère et sur l’enzyme qui le fabrique, la télomérase.  Quand celle-ci n’aura plus de secrets pour eux, nous aurons de beaux jours devant nous.  Imaginez-vous en 3025, prendre à votre petit déj une cuillerée de télomérase survitaminé avant de courir au bureau ou à l’usine.

 

 (*) A propos d’Elisabeth Blackburn, je dois vous préciser qu’il s’agit bien d’une personne de sexe féminin. Je me le suis fait confirmer par des personnes compétentes. Inutile donc d’aller lui chercher querelle à propos de son intégrité sexuelle comme on l’a fait récemment  aux championnats du monde d’athlétisme pour Caster  Semenya  la tenante du titre du 800 m.

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Mardi 6 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, ça vole bas dans l’hexagone. Je lis que Mademoiselle Dati va bientôt inaugurer sa statue en cire au musée Grévin. Ce n’est certainement qu’une étape avant le Prix Nobel. On aurait été mieux inspiré de l’envoyer se faire empailler chez le taxidermiste et l’exposer au Musée Naturel sur l’étagère réservée aux corvidés.

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Mardi 6 octobre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren

On peut remballer Lucy ! Avec ses trois millions deux cent mille années, la jeune fille n’a plus aucune raison de figurer au palmarès de nos ancêtres. C’est Ardipithecus ramidus, plus familièrement connue sous le nom de Ardi qui vient de la détrôner. Ardi, comme tous les garçons et les filles de son âge affiche au compteur quatre millions et quatre cent mille années et mesure 1, 20 m . C’est en morceaux qu’elle a été découverte il y a quinze ans de cela et il a fallu tout ce temps là aux paléo-anthropologues pour en restituer  quelque chose d’intéressant. Je connais des petits gamins qui en grande section de maternelle auraient fait le puzzle en deux temps trois mouvements. Enfin, l’essentiel est d’avoir retrouvé Ardi , qui nous rapproche encore un peu plus du Graal, le supposé ancêtre de l’homme et de ses cousins le chimpanzé et le gorille. Ardi se situerait au carrefour  des chemins qui ont vu l’homme et le singe prendre chacun le leur . Chacun sa route, chacun son destin, mais si on refait le chemin dans l’autre sens on finira bien par retrouver l’arbre d’où on est descendu.

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Vendredi 2 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Sumo, le petit bichon maltais offert à Mémère Chirac était devenu finalement la chose de Jacquot. Ce dernier s’était pris d’une telle affection pour la bestiole qu’il la trimbalait de partout, même au cours de ses sorties officielles, du temps où il était à l’Elysée. Et puis voilà, la misère est arrivée, la disette même, et tout notre petit monde a dû quitter le palais pour un vulgaire appartement de 200 m2 sur le Quai Voltaire de Paris, prêté gracieusement par un nabab de leurs relations. Et ce qui devait arriver est arrivé ! Notre bichon maltais n ‘a pas supporté la promiscuité et ça été la dépression . Du coup, il s’en prenait sans cesse au grand dadais, l’agressant de ses petites canines pointues, allant même jusqu’à le faire saigner. Bernie a finalement pris le taureau par les cornes, ou plutôt Sumo par les oreilles et a convoqué le vétérinaire. Un traitement aux antidépresseurs a été ordonné mais rien n’y a fait. Plutôt que d’y laisser ses fesses, le retraité de la république a fini par convenir avec sa daronne qu’il fallait  s’en séparer la mort dans l’âme. Sumo coule maintenant des jours heureux dans une ferme de Seine et Marne et n’a pas encore mordu ses nouveaux maîtres. Serait-ce l’espace retrouvé qui aurait assagi la bête ? Pas si sûr ! Je connais des bichons qui font le bonheur de leurs maîtres dans des deux pièces cuisine. Bernie n’aurait-elle pas dressé Sumo en cachette pour qu’il s’en prenne à son mari ? Le scénario est très crédible. Les gérontologues vous diront avec raison que certaines mémés acariâtres gagnent en perversité avec l’âge avançant et qu’elles peuvent faire subir les pires atrocités aux hommes qui ont partagé leur vie. On ne va pas pleurer pour le pensionné, mais reconnaissez que la dame ne l’aurait pas volé non plus.
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Jeudi 1 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren
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Jeudi 1 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Les glaneuses de J.F. Millet

Les glaneurs sont de retour, si toutefois ils avaient disparu. (Glaner : ramasser dans les champs après la moisson les épis ayant échappé aux moissonneurs ) Cette vérification dans le dictionnaire s’imposait. La glane reviendrait donc comme la plantation des choux à la mode de chez nous. Tradition ancestrale, on glanerait à nouveau de nos jours pour des raisons essentiellement économiques. C’est ainsi que dans le Nord, au pied des terrils, on voit s’affairer ça et là  dans les champs de patates, les cueilleurs des rogatons ayant échappé à la machine. Certains glaneurs vous diront que c’est par distraction mais celui qui a déjà donné dans le ramassage de la patate n’est pas dupe. C’est d’abord et avant tout pour mettre du beurre dans ses épinards. Et puis la glane est une affaire qui tourne en toutes saisons. Le petit pois, le haricot vert, la fraise et bien d’autres légumineuses font l’objet de ce grappillage. Il n’y a que les cucurbitacées pour échapper à cette cueillette, les paniers ne suffisant pas pour engranger courges et citrouilles. Mais maintenant que j’y pense, les vendanges battent leur plein en ce bel été indien.  Pourquoi pas une descente à pied vers le Médoc Bordelais pour aller glaner les grains de raisin , ceux que les moineaux auront bien voulu laisser. Comme les pèlerins de St Jacques de Compostelle, je partirai par les chemins, demain matin peut-être, la besace au dos, passant la nuit dans les granges des fermes. Au début, je serai seul derrière et seul devant, mais très vite, un rang se formera derrière moi, avec quelques chiens errant n’ayant rien d’autres à glander. Puis ce sera un gueux, puis un autre et très vite tout une armée de glandeurs, ou plutôt de glaneurs qui  m’emboîteront le pas. Nous serons peut-être un millier à débarquer dans les vignes d’ici le mois de décembre, glaneurs et glaneuses. La terre sera sûrement durcie sous nos semelles et il n’y aura sûrement plus bézef sur les ceps mais on aura pris l’air tout de même. Et puis, histoire de ne pas revenir bredouilles  on se rabattra sur la forêt pour y gratter le sol de nos mains gercées et glaner la truffe ayant échappé aux groins des porcs. Si là encore, on fait chou blanc, c’est avec le sac rempli de glands de chêne qu’on reviendra au pays , salués sur le chemin du retour, comme le sont les troupeaux de transhumance à la fin de l’estive. « Les glandeurs sont de retour ! » criera t-on devant les huis des auberges grises ou de couleurs plus vives .

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Mardi 29 septembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Il ne saurait être question que mon blog soit réservé aux intellectuels et je dois penser aussi à ceux qui ne lisent que les images. Ceux qui me connaissent savent le peu d’intérêt que je porte aux voitures mais une fois n’est pas coutume, je place ici quelques modèles exposés cette année au salon de Francfort. Je compte d’ailleurs m’y rendre le week-end  prochain. Je me renseigne d’abord pour savoir s’ils ont un local à vélos.







Profitez de votre passage à Francfort pour y goûter les saucisses  qui méritent aussi largement le détour. Les connaisseurs savent qu’elles sont bien plus goûteuses que celles de Strasbourg.

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Lundi 28 septembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Voilà encore une étude à prendre avec des pincettes. Les britanniques nous révèlent qu’un  homme ment en moyenne six fois par jour à sa partenaire, son patron et ses collègues, alors que la femme ne mentirait que trois fois. Méfions nous des trois fois qui pourraient être des mensonges bien plus lourds de conséquences. Rappelez vous Judas qui en 24 h chrono, le jour du Vendredi noir débina trois fois  Jésus en se mettant au diapason du coq . Le nombre de mensonges n’est donc pas forcément proportionnel à la gravité des trahisons. S’il arrive à l’homme de mentir six fois par jour, chacun sait que c’est par bonté d’âme et par noblesse de cœur. « Mais non ma chérie, tu n’as pas pris un poil de graisse ! » ou « Pourquoi j’en verrais une autre alors que tu es la seule qui compte ! » sont deux exemples parmi tant d’autres de mensonges bienveillants et thérapeutiques adressés à sa chère et tendre. Il arrive aussi que le mensonge soit une  manifestation de survie économique : « Sarkozy est l’homme de la situation ! » ou « ça ne me dérangerait pas de venir bosser le dimanche ! » , sont autant de déclarations faites au manager , démontrant ainsi l’abnégation de l’homme au travail. Il reste  soit disant deux mensonges qu’on adresserait aussi à ses collègues. Dans tous les cas, venant de l’homme, ils ne peuvent être motivés que par un désir de paix sociale. Pour ce qui est du mensonge féminin, c’est une toute autre paire de manches ! Trois fois, nous disent les enquêteurs, trois malheureuses fois  qui ne suffiraient pas par leur nature vénielle à faire de ces dames des créatures vénales ? Je veux m’inscrire ici en faux ! Que fait-on du mensonge par omission, spécialité toute féminine. Il compterait pour du beurre ?

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Dimanche 27 septembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

La spéculation sur l’or est de retour. Allez y comprendre quelque chose ! Alors qu’on nous serine que la crise économique est derrière nous, le métal jaune reprend du poil de la bête. Quand on sait que cet engouement envers ce placement refuge est révélateur d’une frilosité certaine, les nantis que nous sommes ne savent plus où faire dorer leurs avoirs. Allons y donc pour l’or et commençons petit avec l’once au poids de 28, 3499 g , équivalent à celui de l’once de beurre mais ayant l’avantage quant à lui, de pouvoir être remisé au soleil . Le prix de l’once affichait au dernier cours la bagatelle de 2000 dollars. Un placement sans gros risque et à ce poids là, vous pourrez aisément en remplir vos bas. Mais attention ! Dans du bas de soie que vous mettrez vos onces et non dans du bas de laine, que vous réserverez aux couillonnés de la Caisse d’Epargne. Et puis, sachez qu’en termes de diamantaire, les petites onces font de grandes rivières. Vous aurez tôt fait de les échanger contre du lingot. A propos du lingot, que vous l’achetiez à Carpentras ou ailleurs, apprenez qu’il ne fait toujours pas la même taille ni le même poids. En réalité, "lingot" n'est pas toujours un terme adapté. Le véritable lingot d'or de bourse doit peser entre 995 et 1.005 grammes, alors que la Banque de France accumule le métal précieux essentiellement sous forme de "barres", longues d'environ 26,5 centimètres et lourdes de 12,5 kilos. La barre vous en coûtera 21.940 euros et sa forme  facilite le rangement à la maison  par empilage . Enfin, un dernier conseil à ceux d’entre nous qui hésitent parfois à afficher leurs richesses, ressentant ainsi un sentiment de culpabilité . Gardez toujours  à l’esprit que contrairement à celle de l’or, l’once de scrupule n’est pas cotée en bourse.

 

 

 

 

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Vendredi 25 septembre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren


La campagne n’est plus le havre de paix qu’elle était pour nos amies les bêtes. Aujourd’hui,  celles-ci migrent vers la ville pour y chercher un air meilleur. Un comble non ! C’est le constat que dresse le magazine « Terre sauvage ». Les oiseaux se débinent des forêts en régression pour aller se shooter aux gaz en milieu urbain. Même les abeilles se font la malle et préfèrent aller faire leur miel entre deux tours de cité , là où il y a un peu d’herbe. Les rapaces fuient la roche de montagne pour aller se percher sur les clochers d’église. La biodiversité est mieux assurée en milieu urbain qu’en milieu rural et les bestioles sont moins stressées sur le Boulevard des Capucines que sur un sentier qui serpente dans la garrigue. C’est le phytosanitaire qu’elles ne digèrent pas, celui qu’on largue sur les cultures sans regarder à la dépense. En Seine-Saint-Denis, ce sont aussi 46 espèces de papillons qui se sont incrustées près de la ligne du RER. La ville, c’est désormais l’avenir des bêtes qui n’ont plus qu’une hâte, fuir  la campagne polluée. Rien ne vaut de bonnes effluves de monoxyde de carbone et d’hydrocarbure pour leur refaire une santé et envisager des jours meilleurs. Et puis, pour les chasseurs , quelle aubaine ! Ils vont pouvoir traquer le sanglier sur les parkings des supermarchés ou dans les cours d’école. La campagne, ça eut payé, mais ça paye plus !

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Mercredi 23 septembre 2009

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Mardi 22 septembre 2009

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Lundi 21 septembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Il semble qu’on l’ait trouvé le corvidé qui faisait trembler certains élus dont le caporal de l’UMP en leur envoyant des lettres fantaisistes de menaces de mort accompagnées de quelques balles de 9 mm. On va pouvoir dormir tranquille. Il n’a pourtant rien d’un terroriste  cet homme aigri par la vie, renfermé sur lui même, timide, refoulé et  handicapé par une maladie rénale le contraignant à deux dialyses hebdomadaires. Il aura permis cependant aux journaleux de faire du papier les jours de pénurie.  Locataire d’un logement social, il en voulait à la terre entière et adressait aux autorités des plaintes pour un oui ou pour un non. C’est vrai que ça en perturbe certains de se trouver si fragile dans ce monde de brutes. Un cabossé de la vie comme dirait le Curé Fréchet et qui ne méritait pas forcément toutes ces réunions policières convoquées chaque jour par l’Elysée exigeant des résultats auprès de toutes les forces de police de l’intérieur. De bons psychologues auraient pu conseiller le caporal chef et l’aviser que le profil du délinquant ne présentait aucun péril en la demeure et que tous ces efforts auraient pu être déployés ailleurs en dépit de son auguste personne. C’est fou une telle frilosité !  D’autres avant lui ont eu le cuir plus solide. Le jour où ce sera du sérieux, il pourrait bien se retrouver le cul par terre sous les lambris et, croyez moi, il n’aura rien vu venir par la poste.

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Lundi 21 septembre 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Camomille : Nananananère !  Toutes celles et ceux qui croyaient qu’on avait pris notre retraite en seront pour leurs frais !

Anita : C’est vrai qu’après plus deux mois de silence, on aurait pu penser qu’on nous avait remisées à la pension ornithologique

C : L’été s’est passé en pente douce ! Cool et aux p’tits oignons !

A : Il aurait pu être meurtrier avec toutes ces demoiselles et leurs états d’âme mais la patronne a su gérer et tempérer tout ça.

C : Monique est toujours aussi casse-burnes. Tout devrait tourner autour d’elle. « Parlez-moi d’moi y a qu’ça qui m’intéresse ! » Telle pourrait être sa devise .

A : Fernande n’en finit pas de tricher au scrabble ! Je la vois faire. A chaque tirage, elle prend quatre lettres de plus pour avoir un choix plus confortable. Au tour suivant elle repose subrepticement le surplus et refait la même entourloupe. Personne s’en aperçoit.

C : Et puis Paulette qui se racle la gorge sans arrêt se plaignant qu’elle a un chat. Ça en fait une tripotée de matous dans une journée !

A : Roussette est gentille ! Elle est toujours d’accord avec tout le monde !

C : Gentille, gentille…C’est surtout une bécasse ! Elle minaude la renaude et rifougne pour un oui ou un non !

A : Et Jennie, t’en penses quoi ?

C : Avec la patronne, c’est la moins chiante de tous. Elle fait sa vie et elle est toujours d’humeur égale.

A : Heureusement que Féfé est là pour mettre du festif. Qu’est-ce qu’il est drôle quand y fait son récital de Luis Mariano .

C : Faut le voir s’agenouiller devant Maria - Rosa pour lui chanter : « L’amour est un bouquet de violettes. » A se pisser sur les plumes !

A : Dommage qu’il soit si peu soigneux de sa personne. C’est le seul à vivre en couple dans la maison et il trouve le moyen de sentir le vieux garçon. Et puis avec son marcel qui lui fait la semaine et qui arbore les reliquats de sauces . Beurk !

C : C’est pas mieux chez sa tendre et douce Maria-Rosa. Quand elle passe devant la volière, ses effluves de dessous de bras me donnent au cœur !

A : La patronne aurait dû instaurer un règlement d’hygiène rigoureux. Sa tolérance la perdra !

C : L’essentiel est de se prémunir de la grippe. On l’annonce si sévère qu’on peut tous rester sur le carreau. Heureusement que Roseline veille au grain ! Elle veut faire vacciner toute la population.

A : Quelle bécasse! Comme incompétente, elle se pose là ! Si on vaccine à tout va, on fait plus de victimes qu’en faisant rien ! C’est le véto qui le disait à la patronne. Elle ferait mieux de veiller à l’approvisionnement en tiramisu pour qu’on se protège. Tu me diras qu’on vit un peu en vase clos et qu’on a pas de gros risques à être contaminées.

C : Y a bien Lucien le jardinier qui pourrait nous ramener le virus de la ville quand il nous livre la bouffe le matin. Pouh ! Rien que d’en parler, j’ai la gorge qui me chatouille !

A : Bon ! C’est pas le tout ! Faut voir à se remettre au boulot ! Les éditorialistes que nous sommes sont attendues bien plus que les clampins de la télé ou de la radio. Chez nous, pas de lézard ! L’ordre du jour est simple. Clearstream et uniquement Clearstream!

C: Y va falloir que tu me résumes un peu l’affaire car j’avoue que j’ai du mal à suivre.

A : C’est plus simple que tu crois ! T’as un listing de noms divers qui apparaît sur la place publique laissant entendre que ces gugusses détiennent des comptes occultes à l’étranger.

C : Rien d’extraordinaire à ça !

A : Oué, mais dans le lot, y a le nom de Sarcouille avec Nagui Bocsa pour appellation contrôlée. Le dit Sarcouille hurle à la magouille et il s’avère que c’est un coup monté pour le déstabiliser avant les présidentielles. L’affaire s’étale et arrive jusqu’aux pieds de Villepin qui paraît-il connaissait l’embrouille mais n’en aurait  rien dit pour que ça nuise à Son Insuffisance .

C : Si ce montage est réel, Villepin a toute ma sympathie. Il mériterait même la médaille de reconnaissance de la nation pour avoir été l’un des rares avec Ségolène à essayer de nous priver du guignol.

A : T’y vas tout de même un peu fort !

C : Et puis à bien y réfléchir, j’aurais moi-même une autre version à te proposer. J’imagine bien Sarcouille avec l’aide de quelques comparses rentrer lui même son nom dans ce listing bidon. Y a aucun risque puisqu’il sait que ça ne fera pas long feu tellement ça manque de crédibilité. En mettant son nom, il appâte ainsi Villepin qui ne le porte pas dans son cœur et il attend que celui-ci exploite le filon. Rien de mieux que de pourrir soi même une situation pour jouer ensuite les vierges effarouchées. C’est de la pyromanie pure et simple.

A : Alors là, tu m’épates Chère Camomille. Je ne te savais pas aussi perspicace en coups tordus. C’est qu’il se tient ton scénario !

C : Et je vais même porter le coup fatal ! Comment imaginer que Villepin cherche à impliquer Sarcouille alors que celui-ci détient à l’époque le ministère de l’intérieur pour élargir ses oreilles qu’il a déjà bien grandes. Il sait pertinemment que la supercherie ne fera pas long feu ? Villepin sait très bien qu’il n’y a pas plus informé que le locataire de la Place Beauveau.

A : Alors là, tu me la bailles belle. Tu prétends donc que Sarcouille savait tout dès le départ et qu’il aurait lui même monté toute cette affaire ?

C : Je veux ma nièce ! La place était trop bonne et tous les coups étaient permis ! On emprunte l’opinel du voisin avec ses empreintes, on se poignarde et on crie « A l’assassin ! »

A : Je suis époustouflée cher Maître et je demande à Mr le Président du Tribunal un supplément d’enquête. Quant au reste de l’actualité nous en resterons là pour aujourd’hui. Il me faut digérer cette sensationnelle révélation.

 

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Vendredi 18 septembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Aujourd’hui, c’était la journée Manaudou. Après qu’on nous ait annoncé sa retraite des bassins, voilà qu’on nous confie qu’elle est enceinte. Nous sommes tous ravis de l’apprendre ! Merci à tous les médias de ne pas nous laisser dans l’ignorance. Une fille ou un garçon ? Trop tôt  pour le savoir. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’elle accouchera d’un petit baigneur.

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