Grâce à la découverte du trio des Nobel 2009 de médecine, les Américains Elisabeth Blackburn (*) , Carol Greider et Jack Szostak, on est sur le point de prolonger notre bail d’existence pour l’éternité . Il va donc falloir songer à une refonte complète du système retraite, ou carrément rayer ce mot du dictionnaire. « Vivre toujours pour travailler davantage », tel sera probablement le discours des futurs chefs des tas. Et qu’est-ce qu’ils nous ont trouvé ces surdoués du cortex ? Quelque chose de tout simple en fait ! Ce sont ces petits télomères qui sont la cause de tout et qui vont nous délivrer le billet de vie sans terminus . Présents à chaque extrémité de nos chromosomes, ces petites bestioles ont pour fonction de vérifier en permanence si tout va bien.- « Bonjour Madame Miachon ! Comment allez-vous ce matin ? – Allez donc savoir ! Demandez le à mes télomères ! " Le télomère est comparé à la petite extrémité plastique d’un lacet de chaussure qui l’empêche de s’effilocher. C’est tel quel ! Au bout du chromosome qui pendouille dans la cellule, vous avez le télomère qui sert de protection. Chaque cellule ayant 46 chromosomes, il y a donc 92 télomères par cellule. Je le disais, c’est le télomère qui veille au grain et qui détecte toute anomalie. Que ce soit une goutte au nez, un abcès dentaire ou un furoncle, le télomère sonne l’alarme. Et voilà qu’on arrive à la couillonnade monumentale démontrant qu’on nous a complètement loupés à l’origine . Même Ardi dont je parlais récemment a connu ce vice de fabrication il y a 4 millions d’années. Les télomères ne sont pas éternels et s’usent à l’usage. Avec le temps, ils se réduisent, et du coup, les extrémités de nos chromosomes raccourcissent. C’est comme pour vos freins de voiture : quand les plaquettes sont usées, vous abîmez les disques. Plus de télomère, plus de cellule ! Celle-ci se suicide tout simplement. Et là, il faut se cramponner face au sordide de l’histoire. Seules les cellules cancéreuses ont le pouvoir de reproduire à l’infini leurs télomères à moins d’enrayer le processus avec la chimiothérapie. C’est dire que le concepteur du système devait être en état d’ébriété à sa table de travail. Mais revenons à nos petits Nobel ? Pourquoi ont-ils donc décroché le pompon si c’est juste pour nous rappeler ce que nous savions déjà ? Et bien c’est que leurs recherches vont se porter principalement sur les causes de l’effritement du télomère et sur l’enzyme qui le fabrique, la télomérase. Quand celle-ci n’aura plus de secrets pour eux, nous aurons de beaux jours devant nous. Imaginez-vous en 3025, prendre à votre petit déj une cuillerée de télomérase survitaminé avant de courir au bureau ou à l’usine.
(*) A propos d’Elisabeth Blackburn, je dois vous préciser qu’il s’agit bien d’une personne de sexe féminin. Je me le suis fait confirmer par des personnes compétentes. Inutile donc d’aller lui chercher querelle à propos de son intégrité sexuelle comme on l’a fait récemment aux championnats du monde d’athlétisme pour Caster Semenya la tenante du titre du 800 m.

























Il ne saurait être question que mon blog soit réservé aux intellectuels et je dois penser aussi à ceux qui ne
lisent que les images. Ceux qui me connaissent savent le peu d’intérêt que je porte aux voitures mais une fois n’est pas coutume, je place ici quelques modèles exposés cette année au salon de
Francfort. Je compte d’ailleurs m’y rendre le week-end





































































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