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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Jeudi 22 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Chacun le sait, le foot français devra défendre bientôt sa peau face aux Irlandais s’il veut accéder aux championnats du monde en Afrique du Sud. Et pour l’un des deux matchs se jouant au stade de France, on l’aimerait bien à huis clos. Dans les instances dirigeantes on verrait bien un stade tout acquis aux maillots bleus de chez nous. Du vert irlandais, on en veut le moins possible et on s’y emploie en coulisses. La fédération française du ballon rond a donc décidé de ne pas vendre de billets sur internet. Si les Mac Loghan, les O’Sullivan ou autres veulent s’immiscer dans la fête nationale, c’est jusqu’au guichet qu’il faudra se déplacer. Une balade irlandaise en fait ! Les petits supporteurs français se prennent donc à rêver et s’imaginent déjà coude à coude, dans l’unité nationale, à vibrer rien qu’entre eux aux accents mâles de la bonne marseillaise qui veille au grain. Tous ensemble, tous ensemble ! Il faut bouter hors de Saint Denis ces ivrognes d’Irlandais qui viendraient bien jusque dans nos bras si on les laissait faire pour égorger nos fils et nos compagnes. Aux armes ! Déjà qu’on sera obligé d’accepter leurs onze joueurs venant envahir la moitié du terrain, faudrait voir à pas se montrer accueillant de trop. Sachons y mettre un holà et pourquoi pas, la ola en prime. Ne m’en voulez donc pas si le jour de la rencontre , mon cœur palpite pour l’Irlande . C’est plus fort que moi, je me mets toujours du côté de la veuve et de l’orphelin. Et puis vous allez pas me dire ! Est-ce que vous imaginez un seul instant un supporteur irlandais venir chez nous pour siffler la marseillaise alors qu’il reste avant tout un siffleur de bière. C’est donc avec solennité et détermination que je crie comme on le fait du côté de Saint-Etienne ! : « Allez les verts ! »

 

 

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Mardi 20 octobre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren

Gavez vos enfants de bonbons et vous en ferez des adultes violents ! Ne riez pas, c’est le résultat d’une étude très sérieuse faite par des chercheurs du Pays de Galles, parue dans le British Journal of Psychiatry que je feuilletais ce matin aux toilettes. Ce sont 17.415 Britanniques, pas un de moins, pas un de plus, nés en 1970 qu’on est allé tester et il s’est avéré que parmi eux, ceux qui s’ adonnaient aux sucreries dans leur jeune âge ont connu un taux de condamnation pour violences plus élevé entre 29 et 34 ans. Etonnant, non ? Les savants en question nous expliquent que donner aux enfants des sucreries et des chocolats régulièrement pourrait les empêcher d'apprendre à patienter avant d'obtenir ce qu'ils veulent et les pousser à un comportement impulsif, étroitement associé à la délinquance . Et une fois n’est pas coutume, ne cherchez pas sur ce coup là un bon mot de ma part ou une conclusion pertinente, car j’ai beau chercher en écrivant ces lignes, je n’ai vraiment aucune inspiration qui vaille qu’on en rigole. Pour tout dire, j’ai l’esprit  mou comme un caramel.

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Samedi 17 octobre 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Camomille : Dis moi Anita, y s’rait pas un tant soit peu royaliste sur les bords notre ami Gilren ?

Anita : J’pense pas mais s’il l’était , y aurait pas de mal à ça . Y a qu’à voir comme on fait usage de cette république pour que ça te donne la nausée.

C : On va être appelée la France bananière à l’étranger. Ça craint du boudin !

A : Faut voir tous ces fayots monter au créneau pour défendre le prince de Médeux.

C : Si tu les réunis tous dans une salle, ça va te faire une telle flatulence de groupe qu’ils en périront. Un véritable suicide collectif !

A : S’il faut mourir, mourons, s’il faut périr pérons !

C : Des flagorneurs que ce sont ! Et puis le dernier en date qui fait pas dans la dentelle, c’est Besson !

A : Oué ! Un bien triste sire ! Dans ce milieu, les ambitions se font  pestilentielles !

C : On a pourtant cru un moment à la baston chez les mal pondus, mais ça tourné aux illusions perdues. T’as Juppé recroquevillé dans ses bottes qui le lundi s’en est pris à Matuvu. Il lui reprochait le coup de la taxe professionnelle sucrée aux communes. Le mardi, Matuvu l’a prié de faire des excuses publiques, et le mercredi, Juju a obtempéré comme un seul homme. Et dire que ça été premier ministre ! Bordeaux lui a pas donné de la bouteille à cet homme là

A : Oué ! Il a un peu le goût de bouchon notre Chat botté. Ses griffes se sont un peu émoussées ! T’as aussi Marmelade, celle qu’on a reléguée aux sports avec Roselyne la lanceuse de marteau. Le jeudi, elle dénonce une rupture entre les puissants et la base, et le vendredi, elle explique qu’on l’a mal comprise. On a instrumentalisé ses propos, dit-elle sans rire. Ça devient carrément pitoyable. Des gens qui avancent et qui reculent ! Et qui n’ont pas peur du ridicule ! Et plus ça va, plus ça pullule !

C : Moralité : Qui débine le lundi va à confesse le vendredi ! Mais sacredule, pourquoi sont-ils aussi rampants?

A : T’étonnes pas ma libellule,  c’est leur carrière qui commande. Tant que Sarcouille a les clés, ils paillassonnent. Imagine un peu ce qu’ils doivent raconter chez eux en fin de journée. L’autre zigue  va en devenir sourd tant les oreilles lui sifflent.

C : Pas un pour lui rabaisser le caquet au coquelet !

A : T’as tout de même Dupont qui fait bande à part !

C : Je dirais même mieux : Dupont d’Aignan ! Il l’enquedouille un max ! Mais attends ! Ça va bientôt péter ! Laisse donc Villepin se dépatouiller de son affaire du golf stream et on va voir ce qu’on va voir. Plus dure sera la chute pour le p’tit garçon coiffeur !

A : T’as pas tort ! Y a que la droite qui peut nous sauver ! Si Ségolène n’y va pas, je roule à fond la caisse pour Villepin ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part !

C : Quelque part seulement, j’espère ! Quoique le marquis ne m’inspire pas l’aversion que je ressens pour Son Insuffisance. Mais j’te ferai dire que si le PS se passe de Ségo, il y perd le peu de couilles qu’il lui reste. Marine me plairait bien aussi !

A : Malheureuse ! Tu veux nous fâcher avec nos lecteurs ! Tu peux le penser mais y faut pas le dire !

C : C’est tout de même elle qu’a remué la fiente autour de Fred Hadopi et qui a fait aboyer toute la valetaille ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part ! Je ne fais que citer les grands auteurs.

A : Parlons d’autre chose !

C : Et de quoi ? On va tout de même pas parler de football ! Y a pas bézef d’infos cette semaine ! Peut-être pourrait-on demander qu’on reconvertisse le stade de Grenoble en jardins ouvriers. Ça rendrait moins niquedouilles les supporteurs du coin qui veulent ressembler aux marseillais ou aux parisiens.

A :  Parlons de nous plutôt ! Maintenant qu’on a rééduqué notre cloaque par des exercices adéquats sur la balançoire, j’aimerais bien qu’on se psychanalyse mutuellement.

C : Allons bon !  Mais on n’ a pas de divan !

A : Peu importe ! Aux âmes bien nées, la connaissance de soi n’attend pas qu’on aille s’allonger !

C :  Qui t’as rendue psycho, toi qu’on n’a jamais vue en classe de philo ?

A : Mes pareils à deux fois ne se font point connaître et tous mes coups d’essais valent  des coups de maître.

C : Pouhh ! Tu commenceras donc ! Mais s’il te plait, pas ce soir ! J’ai un début de migraine !

A : Mademoiselle se défile comme le fait Maria Rosa avec Féfé quand il a pris sa gelée royale. Tu ne perds rien pour attendre ! Je saurai extirper de toi toutes tes turpitudes !

C : C’est ça ma Nini ! Et quand viendra mon tour, j’irai récurer la noirceur de ton âme ! Nous n’en sortirons pas indemnes, ni l’une, ni l’autre ! On commence la semaine prochaine si tu veux ?

A : Bah ! Rien ne presse après tout ! On peut voir ça après l’hiver ! Il fait frisquet ce soir, tu trouves pas ?

C : La patronne met le chauffage demain matin. Les mémés commencent à goutter du nez. Bonne nuit Choupette !

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Vendredi 16 octobre 2009

Publié dans : Amertume - Par gilren


 
Ephéméride : 16 Octobre 1793

 

Jour funeste que celui-ci. Neuf mois après l’exécution de son tendre époux, c’est au tour de Marie-Antoinette de passer à la trappe. A 4 h du matin, un peu avant l’heure du laitier, le jugement est rendu et son sort scellé. ( belle allitération !! ) Sur le coup des onze heures , peu avant l’apéro, on la monte sur une charrette en direction de la place de la Révolution, baptisée de nos jours comme je l’ai déjà dit récemment, place de la Concorde.( Vous seriez prié de suivre les leçons précédentes  pour éviter de me faire répéter.) En montant sur l’échafaud , elle marche malencontreusement sur le pied du bourreau et elle a ces mots d’excuse : «  Pardon monsieur, je ne l'ai pas fait exprès.» Je ne connaissais pas à ce jour cette anecdote, et je dois dire qu’elle me fend le coeur . C’eut été Berthe aux grands pieds écrasant les arpions du bourreau, on eut compris que celle-ci fut exécutée plutôt deux fois qu’une. Comment cette femme si fluette  pesant la quarantaine toute mouillée, a-t-elle pu s’adresser ainsi à son assassin patenté sachant que le couperet allait lui tomber sur le col dans les minutes qui suivaient. Elle l’a fait pourtant avec le naturel puéril d’un écolier fautif voulant se faire pardonner par le maître d’école. De tels mots auraient dû la conduire au piquet pour quelques instants avant la grâce, mais l’exécuteur faisant la sourde oreille a fait le boulot. Triste jour disais-je, que ce 16 octobre 1793.

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Vendredi 16 octobre 2009

Publié dans : Coups de coeur - Par gilren


Les émissions ou fictions qui me font asseoir devant la télé se comptent sur les doigts d’une main. Mais pour David Caruso, alias Horatio Caine, l’expert en chef de Miami, j’avoue que j’ai un gros faible. Ce héros sait donner dans l’affectif et n’exhibe pas son colt de façon intempestive. Avec son air de chien battu, il en impose cependant avec détermination. De plus, la voix qu’on lui prête lui colle à la gueule comme un passe montagne. C’est du tout bon ! Et tout rouquin qu’il est , il a une bien meilleure allure que Brice de Nice, notre chef de la police . Allez Horatio ! Lâche pas le morceau !

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Vendredi 16 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

A Grenoble, les riverains de la Place Saint André se font sonner les cloches à longueur de journée. Le nouveau curé n’y va pas avec le dos de la cuillère. Ça commence dès le matin à 8 h avec l’Angélus. Et puis toutes les heures sont égrenées dans la journée . Quoi de plus normal me direz vous ? Mais le curé de la paroisse semble y prendre goût et en rajoute ostensiblement. . Il y a bien sûr les enterrements, les baptêmes, les mariages, les vêpres et autres messes privées à consommer sur place. Ça dure entre 4 et 10 minutes mais on raconte dans le quartier que selon l’humeur de l’ecclésiastique, ça peut durer beaucoup plus longtemps, et là, ça commence à clocher sérieusement. Le système automatique n’y suffirait plus et le curé donne du rab à tout va et à toutes volées. N’habitant pas le quartier, je ne me prononcerai pas de trop sur le sujet . Pour ma part, j’ai eu jusque là une oreille sympathique à l’attention des cloches de toutes sortes, surtout lorsqu’elles sont synonymes d’allégresse. Les témoignages de voisinage de l’église Saint-André sont pourtant édifiants. Ça donne tellement fort, disent-ils, et c’est tellement répété qu’on en est malade. On ne s’entend plus parler chez soi et la grasse matinée du dimanche est systématiquement bafouée.  Chez ces gens là, Madame, Monsieur, fête ou pas fête, c’est le remake permanent de « Pour qui sonne le glas ? ». Alors compatissons ! Il faut qu'ils attendent le vendredi saint précédant Pâques pour avoir la paix royale. En effet, ce jour là, on fait silence radio en raison de la mort du Patron. En ce qui concerne le curé et son évêque, ils  protestent en criant aux mécréants : « Il y a chez certains de nos concitoyens , une tendance à vouloir réduire les chrétiens au silence. » Faut tout  même pas pousser les curés ! Et si j’apportais un autre son de cloche à cette histoire ! La place Saint-André reste un de mes lieux de passage favori à vélo, le dimanche, lorsque la messe est dite. Il y a le marché avec ses petits producteurs de campagne qui proposent leurs noix et leurs feuilles d’oseille. Il y a le vieux tribunal désaffecté datant de la révolution , le théâtre, et juste derrière , le téléphérique enjambant les quais de l’Isère. Et puis bien sûr, il y a l’église en question. Au sortir de la messe, les fidèles s’attardent sur le parvis et échangent des propos empreints d’amour, probablement. Si vous vous approchez de  plus près comme je le fais parfois pour scruter les allures, vous verrez  tout de suite que cette clientèle là ne sort pas du bistrot. Le regard est clair, illuminé souvent, et l’habit est reconnaissable entre tous. Du classique chic et bon genre chez les parents et leurs enfants. Vous y verrez aussi le prêtre avec sa longue robe noire effleurant ses chaussures, allant de groupe en groupe, s'immiscant dans les conciliabules . C’est que depuis deux ou trois ans déjà, la jactance se fait en  latin dans cette église là , et on se penche, on se courbe même sur les vieilles traditions. Alors, pas étonnant qu’on redonne dans la cloche ! Finalement, je vais peut-être la signer la pétition de ces braves gens qui réclament un peu de calme. Les cloches n’ont pas toutes la même sonorité pour le quidam, chacun voyant midi à sa porte.  A chacun son son !

 

 

 

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Jeudi 15 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

A Toulouse, les éboueurs entament leur 4ème jour de grève

Je reprends l’avenue vers l’école

Le trottoir est couvert de détritus

On nage dedans les immondices

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Les bouteilles en plastique

Dans les couches culottes

De la peau de banane  des pelures  de carotte …

 

Voici le Capitole envahi par les rats

Mes semelles qui se collent aux emballages gras

La puanteur qui monte jusque dans mes narines

Les poubelles éventrées qui nous font grise mine

 

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse …..


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Mercredi 14 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Dur métier que celui de garde républicain à l’Elysée, surtout par les temps qui courent. Déjà qu’il faut rendre les honneurs à ceux qui n’en ont pas beaucoup, voilà que la gale fait irruption dans les chambrées du palais. Elle succéderait donc à la peste et le choléra ayant envahi les lieux en mai 2007. Pas moins de quatre cas de gale ont été recensés et les témoignages anonymes arrivés à l’AFP révèlent l’insalubrité des lieux. Des murs de plâtre qui tombent en lambeaux, des chaises récupérées dans les ordures , et du matériel obsolète hors d’usage pour exercer sa fonction. Beaucoup déplorent la peur permanente de la sanction et déclarent souffrir d’un manque de reconnaissance. Bref, le moral est dans les guêtres et les punaises aussi. Par un communiqué de presse, la hiérarchie a démenti, c’est de bonne guerre, assurant que le casernement était tout à fait acceptable. Nul doute cependant que ces plaintes finissent par alarmer les gens du haut. Qu’on prenne garde aux couteaux, aux fourchettes, aux lacets de chaussures et qu’on interdise l’accès du personnel aux étages. France Télécom pourrait bien  leur donner des idées à ces demeurés de la casaque.

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Mercredi 14 octobre 2009

- Par gilren

Une femme à part, mais une femme qui en a !

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Lundi 12 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren
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Lundi 12 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Le 14 juillet 1789, Paris est à feu et à sang et la Bastille est assiégée. Les émeutiers finissent par balader dans les rues la tête du gouverneur au bout d’une pique après que celui-ci ait été décapité par un boucher de profession. Et la suite on la connaît . Le processus de la mort du bon roi Louis le seizième est engagé . Lui qui n’était déjà pas de haute taille sera  guillotiné quatre ans plus tard sur la Place de la Révolution baptisée aujourd’hui place de la Concorde. Les années ont passé, comme pour Céline,  et douze siècles après, nous en sommes encore à commémorer chaque mi- juillet cette journée sanglante  à grands coups de feux d’artifice sous les calicots tricolores. Nous en avons même fait notre fête nationale ! Et pas plus tard que samedi soir, en l’an 2009,  dans les rues de Poitiers, une escouade de boute en train oisifs ayant remué quelques vitrines et allumé du pétard mouillé se voient relégués à l’index de la société et menacés des foudres de l’enfer. Et puis le comble du comble! Quand on sait qu'en 89 les sans-culottes voulaient libérer la forteresse de ses prisonniers, leurs cadets de Poitiers, eux, voulaient les y laisser. Pas de quoi faire trembler la 5ème république ! Je disais en titre : « Ça ira Ça ira » mais je crains que ça n’aille pas très loin. Décidément, la révolution n’est plus ce qu’elle était !

 

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Lundi 12 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Ce matin, au relevé du compteur, j’ai pu constater que mon blog avait connu une recrudescence considérable de visiteurs hier dimanche . Pas moins de 450 âmes qui se sont jetées comme des morts de faim sur mon récit « Promo sur le bordel à vélo » datant de la mi-juillet.  Tout ça parce qu’ils ont été appâtés par les modestes infos du site Orange parues seulement hier à propos de la Maison d’envie de Berlin. Trois mois déjà, que j’ai fait paraître un billet à ce sujet ! Y a pas à tortiller, le blog Amertume précède l’info. Et puis, tout ça me donne à réfléchir ! Pourquoi ne pas donner à mon blog une autre dimension, lui faire prendre le tournant de la gloire avec un contenu plus séducteur. Le lecteur en veut, en réclame, en redemande et j’y vois là un marché juteux qui va redresser l’audience. Je vais y gagner la confiance d’Overblog,  et puis bien sûr, malgré mon désintéressement, pas mal de tune que va générer la pub venant s’y coller . Pourquoi me casser la tête avec ma prose de Prisunic ? Il me faut franchir le pas et donner désormais dans la gaudriole et dans la cabriole. Le nouveau titre est tout trouvé, c’est celui de l’article de ce jour et croyez moi, rien qu’avec ces quelques mots, ça va encore se bousculer au portillon ! Pour l’illustration, comme vous le voyez, je commence timidement par une mise en bouche avec la belle Séréna Williams. Jeu, set et match !

 

 

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Vendredi 9 octobre 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Camomille : T’as vu ? Le pt’it chef mal pondu qui impose à ses ministres le régime minceur ! Y sont tous là à s’la jouer autour de la table du conseil, à épier la taille du copain ou de la copine. Roselyne a de plus en plus de mal à cacher ses bourrelets.

Anita : C’est vrai ! Les trop enveloppés ne vont plus avoir accès aux affaires. C’est la loi du top modèle qui prédomine. L’eau minérale a pignon sur table et t’as pas intérêt à réclamer un p’tit verre de vin sinon le maître des lieux t’excommunie.

C : C’que je comprends pas , c’est qu’on fait moins bombance au palais  à ce qu’ils disent et  les dépenses n’ont jamais été aussi lourdes. Le fric doit partir sous la table.

A : Triste à mourir ! Ces gens là sont pas en phase. C’est de la graine de séminariste.

C : J’me demande même si c’est pas une secte ce gouvernement ?Y a quelque chose de pas net chez tous ces clampins ! Cette flagornerie autour du p’tit maître. Personne ne moufte et Fion s’allonge comme jamais ne l’a fait un premier ministre. Beurkk !

A : Y a  les colères aussi de Sa petite Altesse qui perdurent. Les journalistes de la télé continuent à se faire remonter les bretelles.

C : Y a pas loin qui s’retrouvent  avec le slip au menton. Arlette en sait quelque chose. 

A : Ce gars décide de tout ! Il te déclare coupable ou il te blanchit selon son humeur et tout le monde suit. Y faut s’en débarrasser ! J’commence à en avoir marre de le répéter !

C : Et puis voilà que le fils arrive comme une fleur et passe devant tout le monde. Y vient prendre la direction des affaires de la Défense au nez et à la barbe des plus anciens alors qu’il est à peine sevré. Un scandale !

A : Cette famille là a de la tentacule ! Et comment veux-tu, comment veux-tu ?

C : Y nous faudrait une bonne votation pour leur signifier leur congé.

A : Oh comme t’as raison d’employer le mot ! Même si je le trouve un peu péjoratif . Pourquoi pas le vote citoyen ? C’est une leçon que nous ont donnée tous ces gens qui sont allés voter pour la Poste. Même si ça comptait pour du beurre ! Ca les enquiquine un maximum du côté du pouvoir que les p’tites gens de la rue se mettent à réfléchir et à se prononcer sur les sujets de société.

C : J’te dirai que ça enquiquine les politiques en général. Y z’aiment pas trop qu’on leur ôte le pain de la bouche ! Oué ! Une bonne votation, ou un bon votationnement pour en appeler à foutre tout ce monde dehors.

A : Bon ! Venons z’en à Mitterrand ! Nos lecteurs ne comprendraient pas qu’on encule le sujet.

C : Qu’on occulte le sujet, tu veux dire ! Ben c’est assez délicat ! Le sexe a ses raisons qui l’empêchent parfois de raisonner. T’as celui qui donne dans le cuir et la lanière, dans la croix et la bannière , dans la foi et les mauvaises manières…..

A : T’as celui qui fait le chien et qui va pisser le soir contre les lampadaires au bas de son immeuble du 16ème. Et puis t’as des hommes qui vont chercher le sexe là où on est pas regardant sur ton physique parce que c’est la tune qui prévaut. Et puis à l’étranger, tu passes mieux incognito.

C : Remarque que t’as aussi des femmes qui vont chercher du jeune ébène dans des voyages exotiques ! Faudrait voir à étudier quelques cas du côté des ministères ou du patronat !

A : L’essentiel, c’est qu’il faut épargner les enfants de toutes ces turpitudes. Mais j’te f’rai dire que le salaud voyageur qui partage la couche d’un jeune asiatique ou autre d’une vingtaine d’années, il le fait avec un être humain débauché dès son jeune âge.  Bizarre tout de même qu’il n’ait pas de retenue à frotter sa peau visqueuse à un jeune type qui est là pour survivre économiquement. Beurk !

C : Non au tourisme sexuel ! Pétouille ! Tu vas pas me dire qu’en France, on a pas des spécimen à voile et à vapeur ? Y faudrait parfois un peu plus de protectionnisme !

A : Alors, on l’absout ou on l’absout pas ?

C : Nenni ! Nada ! Ce type est ministre et il doit être irréprochable ! De plus , y a un paradoxe chez cet homme ! Il est un peu tortueux comme son tonton qui lui bien sûr ne donnait pas dans l’éphèbe à moins que l’histoire nous en rabatte. Il se montre indulgent vis à vis de Paul en ski, criant au scandale, il sort un livre d’une liberté de ton et d’une permissivité étonnantes et ça ne le gêne pas de prendre en héritage la loi HADOPI .Une loi qui espionne et qui sanctionne un délinquant qui s’approprie une chansonnette . Avoue que c’est trouducutant !

A : C’est vrai ça ! Quand on donne dans le libéral exacerbé, y faut pas deux poids et deux mesures ! Remarque que le sigle HADOPI pourrait bien être rebaptisé pour la circonstance : « Halte à la débauche obscène et à la prostitution infantile » que ça pourrait nous donner !

C : Ouhh ! Ma belle Anita, tu nous la sors bonne !  Et dire qu’on a déjà décerné le Prix Nobel de littérature !

A : En parlant de Nobel, c’est Obama qui rafle celui de la Paix ! Génial non ? T’imagines un peu l’effet que ça doit faire sur le p’tit caporal ?

C : Y doit en être malade ! La valetaille va devoir encore subir ses aigreurs !

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Vendredi 9 octobre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Tonnerre de Brest ! Jacqueline Stallone, la maman de Sylvester Stallone alias Rambo a débarqué récemment à la mairie de Brest pour y chercher les traces de son grand-père, ancien maire de la ville. On a fouillé dans les archives et on a finalement confirmé à l’honorable dame que Louis-Victor Clérec, son pépé, avait bel et bien exercé en ces lieux mais à titre de commis. Qu’importe cette rétrogradation dans la fonction,  l’essentiel étant que les origines bretonnes de la famille soient réellement fondées. Et alors me direz-vous ? Pas de quoi en faire une crêpe ! En ce qui me concerne, cette révélation est riche d’enseignement. Je viens enfin de comprendre en faisant le rapprochement avec Bébé Sylvester comment tous ces menhirs étaient arrivés jusqu'ici . Il a bien fallu  que quelqu’un se les coltine !

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Mercredi 7 octobre 2009

- Par gilren

On ne connaît pas toujours l’origine de nos vieilles expressions françaises. Un site en recense un grand nombre. http://www.expressio.fr/toutes.php

« Copains comme cochons » : Très amis.


Explication : Jamais on ne vit une paire de cochons s'en aller bras dessus, bras dessous, liés d'amitié à la vie à la mort. Alors pourquoi cet animal qui a donné lieu à tant d'expressions péjoratives aurait-il servi à construire celle-ci ? Tout simplement parce qu'il n'a rien à voir là dedans !
Le cochon d'ici est une déformation du mot « soçon » (lui-même parfois modifié en chochon) qui voulait dire « camarade » .

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