Camomille : Dis moi Anita, y s’rait pas un tant
soit peu royaliste sur les bords notre ami Gilren ?
Anita : J’pense pas mais s’il l’était , y
aurait pas de mal à ça . Y a qu’à voir comme on fait usage de cette république pour que ça te donne la nausée.
C : On va être appelée la France bananière à
l’étranger. Ça craint du boudin !
A : Faut voir tous ces fayots monter au créneau
pour défendre le prince de Médeux.
C : Si tu les réunis tous dans une salle, ça va
te faire une telle flatulence de groupe qu’ils en périront. Un véritable suicide collectif !
A : S’il faut mourir, mourons, s’il faut périr
pérons !
C : Des flagorneurs que ce sont ! Et puis
le dernier en date qui fait pas dans la dentelle, c’est Besson !
A : Oué ! Un bien triste sire ! Dans
ce milieu, les ambitions se font pestilentielles !
C : On a pourtant cru un moment à la baston
chez les mal pondus, mais ça tourné aux illusions perdues. T’as Juppé recroquevillé dans ses bottes qui le lundi s’en est pris à Matuvu. Il lui reprochait le coup de la taxe professionnelle
sucrée aux communes. Le mardi, Matuvu l’a prié de faire des excuses publiques, et le mercredi, Juju a obtempéré comme un seul homme. Et dire que ça été premier ministre ! Bordeaux lui a pas
donné de la bouteille à cet homme là
A : Oué ! Il a un peu le goût de bouchon
notre Chat botté. Ses griffes se sont un peu émoussées ! T’as aussi Marmelade, celle qu’on a reléguée aux sports avec Roselyne la lanceuse de marteau. Le jeudi, elle dénonce une rupture
entre les puissants et la base, et le vendredi, elle explique qu’on l’a mal comprise. On a instrumentalisé ses propos, dit-elle sans rire. Ça devient carrément pitoyable. Des gens qui avancent et
qui reculent ! Et qui n’ont pas peur du ridicule ! Et plus ça va, plus ça pullule !
C : Moralité : Qui débine le lundi va à
confesse le vendredi ! Mais sacredule, pourquoi sont-ils aussi rampants?
A : T’étonnes pas ma libellule, c’est leur carrière qui commande. Tant que Sarcouille a les clés, ils paillassonnent. Imagine un peu ce qu’ils doivent raconter chez eux en fin de journée.
L’autre zigue va en devenir sourd tant les oreilles lui sifflent.
C : Pas un pour lui rabaisser le caquet au
coquelet !
A : T’as tout de même Dupont qui fait bande à
part !
C : Je dirais même mieux : Dupont
d’Aignan ! Il l’enquedouille un max ! Mais attends ! Ça va bientôt péter ! Laisse donc Villepin se dépatouiller de son affaire du golf stream et on va voir ce qu’on va voir.
Plus dure sera la chute pour le p’tit garçon coiffeur !
A : T’as pas tort ! Y a que la droite qui
peut nous sauver ! Si Ségolène n’y va pas, je roule à fond la caisse pour Villepin ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part !
C : Quelque part seulement, j’espère !
Quoique le marquis ne m’inspire pas l’aversion que je ressens pour Son Insuffisance. Mais j’te ferai dire que si le PS se passe de Ségo, il y perd le peu de couilles qu’il lui reste. Marine me
plairait bien aussi !
A : Malheureuse ! Tu veux nous fâcher avec
nos lecteurs ! Tu peux le penser mais y faut pas le dire !
C : C’est tout de même elle qu’a remué la
fiente autour de Fred Hadopi et qui a fait aboyer toute la valetaille ! Les ennemis des gens que j’exècre sont un peu mes amis quelque part ! Je ne fais que citer les grands
auteurs.
A : Parlons d’autre
chose !
C : Et de quoi ? On va tout de même pas
parler de football ! Y a pas bézef d’infos cette semaine ! Peut-être pourrait-on demander qu’on reconvertisse le stade de Grenoble en jardins ouvriers. Ça rendrait moins niquedouilles
les supporteurs du coin qui veulent ressembler aux marseillais ou aux parisiens.
A : Parlons de nous plutôt ! Maintenant qu’on a rééduqué notre cloaque par des exercices adéquats sur la balançoire, j’aimerais bien qu’on se psychanalyse
mutuellement.
C : Allons bon ! Mais on n’ a pas de divan !
A : Peu importe ! Aux âmes bien nées, la
connaissance de soi n’attend pas qu’on aille s’allonger !
C : Qui t’as rendue psycho, toi qu’on n’a jamais vue en classe de philo ?
A : Mes pareils à deux fois ne se font point
connaître et tous mes coups d’essais valent des coups de maître.
C : Pouhh ! Tu commenceras donc !
Mais s’il te plait, pas ce soir ! J’ai un début de migraine !
A : Mademoiselle se défile comme le fait Maria
Rosa avec Féfé quand il a pris sa gelée royale. Tu ne perds rien pour attendre ! Je saurai extirper de toi toutes tes turpitudes !
C : C’est ça ma Nini ! Et quand viendra
mon tour, j’irai récurer la noirceur de ton âme ! Nous n’en sortirons pas indemnes, ni l’une, ni l’autre ! On commence la semaine prochaine si tu veux ?
A : Bah ! Rien ne presse après tout !
On peut voir ça après l’hiver ! Il fait frisquet ce soir, tu trouves pas ?
C : La patronne met le chauffage demain matin.
Les mémés commencent à goutter du nez. Bonne nuit Choupette !
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