Anita : Voilà que la grippe porcine pointe le bout du nez ! Va falloir que Roselyne fasse gaffe !
Camomille : La porcine, ça me touche une plume sans me faire bouger les autres. On a assez tremblé avec l’aviaire. A chacun sa fiente ! Et à chacune sa spécialité : la porcine pour Roselyne, l’aviaire pour la corneille Rachida et bien sûr la vache folle pour Nadine.
A : Merci tout de même à Gilren de nous laisser nous exprimer de temps en temps. On va finir par exiger un temps de parole.
C : Je veux ma nièce! Comme pour Elvis Matuvu à la télé ! Y z’ont enfin compris que ce type là s’exprimait plus pour l’Union des Mal Pondus que pour l’intérêt du pays. On va p’têtre voir sa hure un peu moins souvent.
A : Tu rêves ma Mimille ! Y trouvera bien des occasions pour jouer au président pour que ses piailleries s’ajoutent pas au compteur.
C : Dis moi ? Ta Ségolène chérie les a encore fait aboyer sévère les nervis du chenil avec sa récidive d’excuse mes oies.
A : Je remarque simplement une chose, c’est que pour une candidate à l’asile comme ils disent, elle les a emmouscaillés un max ! C’est la seule à leur filer des boutons. C’est vrai que sur ce coup là, elle aurait dû prendre un peu de recul.
C : Surtout avec ces zigotos qui avancent !
A : Sois sérieuse un peu ! Je disais que parfois, y faut laisser l’adversaire s’enliser de lui même. Sur ce coup là, elle va avoir tout faux car Elvis va s’entendre avec Zapatéro pour qu’il lui fasse un accueil aux p’tits zognons sur tapis rouge, juste pour enfoncer le clou.
C : Oué je sais ! Il est même prêt à l’embrasser sur la bouche devant les caméras ou à lui faire un flamenco endiablé. Y va sortir aussi sa Barbie déguisée comme un arbre de noël pour lui faire faire la roue à la cour espagnole. Pendant ce temps, y en a qui vendent leurs poumons ou leur prostate pour payer le loyer ! Dans ce cas de figure, c’est l’auberge espagnole. C’est pas le même menu. Aux armes ! Aux armes !
A : Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre! Toujours est-il que je garde toute ma confiance à Battling Ségo.
C : Moi, je roule pour Villepin ! Tout ceux qui tapent sur Sa Suffisance ont ma sympathie. Et puis quel bel homme ! En voilà un qui rentrerait bien dans le costume. Pas comme Lang de P. même si pour nous séduire il porte un prénom de perroquet !
A : T’as pas tort sur ce coup là ! Un faisandé ce type là qu’on devrait envoyer chez le taxidermiste !
C : Oh que oui ! A-t-il seulement pris le métro dans sa vie ce gauchiste caviardisé. Beurkkkkk ! Mais pour en revenir à ton Villepin, j’te f’rai dire que c’est un type de droite et ça correspond pas tout à fait à notre culture .
C : Qu’est-ce que tu me gazouilles là ? Culture mes miches ! Mon cloaque ! Ces bedouilleries de gauche et de droite ne veulent plus rien dire ! C’est dépassé, c’est zob solette ! L’avenir de la politique est ambidextre. Y faut plutôt parler des pas futés et des moins pires ! Je t’accorde tout de même que les moins futés sont du côté ump !
A : Ben alors y reste bien une droite et une gauche bedouille !
C : Non! Ce sont des côtés ! Des côtés qui penchent parfois l’un vers l’autre et tu sais plus vraiment si tu es à gauche ou à droite ? C’est un peu comme un toboggan où tu pars de la gauche et à l’arrivée tu t’retrouves le cul par terre à droite avec les Besson, Kouchner, Lang Rocard, Strauss-Kahn, et Kouétéra
A : Oué! Mais ces types là, c’étaient sûrement des droitiers contrariés ! Quant à ce Kouétéra, y faut toujours se méfier de ces types qui viennent de l’Est.
C : Dis-moi ? L’affaire du juge Burgaud qui se finit par une sentence on ne peut plus clémente. Qu’est-ce que t’en penses ?
A : Oué! Une petite réprimande de rien du tout ! Une centaine de lignes à copier je crois : « Je ne foutrai plus en l’air la vie de citoyens innocents.» Ou un truc dans ce genre là.
C : Tout de même ! Ça craint du boudin !
A : Tu sais que la patronne a reçu des nouvelles de Féfé et Rosa Maria. A Aix-les Bains qu’ils sont pour la cure thermale de Féfé.
C : C’est pour son foie ou pour ses rhumatismes qu’il est là-bas ?
A : Un peu les deux ma capitaine ! Le matin, y va prendre les eaux au centre de soin pour son arthrite pendant que Rosa vaque aux machines à sous et sur le coup de midi, tu les retrouves tous les deux au bistro du côté du grand port où y se tapent des grands canons de Gamay.
C : Rouge ou blanc?
A : Y z’alternent je crois !
C : Y z’auraient pu aller à Vichy ! C’était tout de même plus près de Figeac.
A : C’est c’que le docteur voulait mais il a refusé tout net. « Chuis pas un collabo ! » qu’il braillait dans le cabinet du toubib. Sacré Féfé ! On le refra pas !
C : Si j’ai bien compris la conversation de Maman de Longeville avec le véto, elle aurait l’intention de déménager.
A : Oué! Elle est en pourparlers avec quelques copains et copines pour prendre une maison en colocation. Toute cette bande d’octogénaires en communauté, ça va pas être triste !
C : Pétouille ! On aura bougé avec elle ! Mais y paraît que Monique s'rait pas chaude pour qu’on vienne avec les meubles.
A : En quoi ça la r’garde cette garce ? Chacun et chacune aura sa carrée ! De toute façon, y faudrait lui rouler sur le corps à la patronne avant qu’on nous passe à la trappe. Seule la mort nous séparera d’elle !
C : Oué, mais j’te f’rai dire que la cuisine et la salle à manger seront communes et il est pas question qu’on dorme dans sa chambre. Cet imbécile de véto est allé lui seriner que le fait de dormir avec des perruches, ça donnait la bronchiolite !
A : Pétouille ! Vaudrait mieux être sourdes qu’entendre de pareilles bedouilleries ! Toujours est-il que si on sent la moindre animosité de la part de Monique, tu lui règles son compte comme tu sais si bien le faire avec ton mauvais oeil !
C : Tu sais, j’ai bien peur de l’avoir perdu mon mauvais oeil. Des mois que je jette des maléfices sur Elvis et rien n’y fait.
A : Soyons patientes ! Tout vient à point à qui sait attendre. Et ce s’rait quand ce déménagement ? Pour une fois que c’est toi qui es au parfum !
C : Début juin à c’qui paraît ! Mais j’sais pas où !
A : Tant que c’est sous une ligne La Rochelle Genève, ça me convient ! Au-dessus, ça craint pour mon métabolisme.
C : Oué mais y faut voir aussi la qualité des autochtones. Faisons confiance à la daronne !
A : En attendant, bien le bonsoir à vous ! Que la nuit soit paisible !

























Les salades en ont dur sur la feuille ! Qu’elles soient frisées, mâches, romaines, laitues, scaroles, batavias, sucrines ou autres, elles se désolent d’apprendre que l’usine
Fouineteau de Haute-Saône, mise en liquidation judiciaire va devoir fermer ses portes et lâcher ainsi ses 32 salariés. En 1972, l’entreprise avait révolutionné l’avant repas en lançant la fameuse
essoreuse à salade en plastique se substituant ainsi au bon vieux panier à salade qui nous trempait les pieds ou au traditionnel torchon où l’on enfermait les feuilles avant de les
secouer.





































































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