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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Dimanche 24 mai 2009 7 24 05 2009 23:24

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren


Camomille : Oh rage ! On est des poires ! Ignoble villenie ! Télévision pourrie!

Anita : Télécouille de Sarcouille pour les Bedouilles !

C : Tous les grains de millet macérés dans le Sherry ne sauront taire notre dépit !

A :  Expliquons nous tout de même ! Le lecteur s’interroge et ne sait d’ou nous vient cette colère soudaine.

C : Vers les huit heures tapantes, en ce dimanche soir,  Ferdinand et Rosa ont frappé à la  porte pour venir suivre leur série de télé préférée : l’ Inspecteur Lewis.

A : Ils n’ont pas la téloche et la patronne les reçoit sans faire de façon. Avant le début du programme, ils ont pris le  temps de se taper un Gin Fizz avec Mme de Longeville et d’en préparer d’autres pour la soirée. Nous aussi, on a la permission du soir. On aime bien ce qui est anglo-saxon !

C : Huit heures et demie! Y prennent place sur le canapé. A l’écran, y a le tournoi de Relent Craignosse. Bon! ils n’en n’ont donc pas fini ! Ça ne saurait tarder.

A : Mais pourquoi cette insistance dans la baballe à l’heure de nos programmes !

C : Vous avez deviné chalands qui passent ! C’est Mauresmo qu’est sur le court ! Donc notre petit pays franchouillard retient son souffle . On en est pourtant qu'au premier tour! Heureusement, au tennis, on nous fait la grâce de la Marseillaise. Tant mieux, parce qu’avec les siffleurs qu’on a au salon, ça craint du boudin ! Et si des fois, par accident, la joueuse helvétique franco de port venait à battre la petite blondinette d’en face ! Anna Lena Groenefeld qu’elle s’appelle ! Trop gentillette pour avoir une parenté avec Groenefeld Jacob !

A : Huit heures quarante, huit heures cinquante, neuf heures tapantes, on va forcément nous passer la série à la trappe! Pendant ce temps, ça écluse côté salon et Maman de Longeville doit faire la navette pour les glaçons.

C : Pétouille! On sent bien que Blondinette a le match en main dès le départ, mais avec le tennis, c’est le défi à la montre ! Quinze zéro ! La zizette à Pierrot !

A : Quinze A ! La barbe à Papa !

C : Quarante trente ! Amélie va s’prendre une trempe !

A : Jeu, premier set !  Ana-Lena Groenefeld !

C : Et ça continue encore et encore ! Une manche ça suffit pas ! Y faut qu’elles en fassent une autre. Ça prend la même tournure. C’est la déconfiture sur le court et c’est la grosse biture dans le salon.

A : Mais pétouille, pourquoi nous escorbiner avec ça ! Les gradins sont à moitié vides ou à moitié pleins à Auteuil et la télé persiste à nous sucrer la série. Tout ça pour Amélie !

C : On s’en tamponne d’Amélie !

A : Ça y est, c’est fini ! Balle de match! C'est dans la poche pour Ana! Neuf heures et demie ! Amélie se tire vite fait sans dire au revoir. C’était bien la peine de lui donner de l’antenne ! Malotrue ! Même au golf, elle serait mal au trou ! Bien sûr, c’est cuit pour l’Inspecteur Lewis ! Tout le monde ronfle dans le fauteuil ! Si ça se trouve, c’est nous qu’allons assurer l’extinction des feux !

C : La patronne a un  sursaut. L’instinct de survie comme elle le dit si bien ! Elle se lève, toujours digne, va éteindre le poste et part à ses ablutions . Les deux amants octogénaires ronflent de plus belle.

A : Fais chier cette Amélie !

C : Jamais on va dormir ! T’entends le vacarme que font Roméo et Juliette ?

A : On dirait un raz de marée ! Un atterrissage de supersonique !

C : Dis ! Anita ! Tu y as pas pensé ?

A : A quoi ? C’est pas ton anniversaire !

C : Bedouille ! C’est notre centième ! Et on est toujours là !

A : Nous sommes des filles debout !

C : Oui ma belle ! L’avenir est devant nous ! Surtout, ne nous retournons pas !

A : Bonsoir au monde et à toute la terre !

C : Bonsoir aux forêts et à la mer !

A : Bonsoir à la p’tite Julie et à tous les enfants du monde !

C : Bonsoir à tous ceux qui nous aiment et même à ceux qui nous aiment pas ! C’est notre centième !

A : Bonsoir à Amélie alors ?

C : Pfff ! Bonsoir à Amélie ! Quarante-Zéro ! On va faire dodo !

A : Ç’est notre centième et je vais en pousser une ! Mais attention ! Ce sont pas mes adieux au music-hall ! Tu peux m’accompagner ! Tu la connais et Amélie aussi !

 

                                             

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Amélie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivai en Taxi
Je trouvai vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Amélie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Amélie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Amélie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Amélie aussi


Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Amélie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Amélie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Amélie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Amélie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Amélie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Amélie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Amélie aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Amélie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Amélie aussi


 

 

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Samedi 23 mai 2009 6 23 05 2009 15:21

Publié dans : Infamies - Par gilren

La réponse du pro à l’amateur que je suis ne s’est pas fait attendre ! Je m’adressais récemment par le biais d’une lettre ouverte à Pierre du Blog de la Marmotte pour lui conter mes aventures sur un parcours qu’il connaît bien. Sa réponse est excellente et je n’en attendais pas tant.  Quelle belle démonstration d’humour. Il se serait moqué davantage que je ne l’aurais pas volé. Je soupçonne là beaucoup de gentillesse  et de tolérance.  S’il savait en fait  quel type de randonneur de l’improvisation je suis, il en aurait ri bien davantage. Aller s’aventurer ainsi dans les Chambarans sans la moindre carte relève de l’amateurisme le plus complet. En tout cas, merci à lui pour sa participation littéraire à cette bouffonnerie qui est  l’essence de mon blog. De la dérision et du « surdimensionnel » . J’avais en son temps fait dans la même trempe  le récit de mon périple du canal du Rhône à Sète, récit qui est toujours autant visité,  ainsi que ma très célèbre baignade à l'Espiguette qui bat tous les records de lecture de ce blog. Allez donc savoir pourquoi ? Dans un tout autre domaine, j’adressais aussi il y a quelques temps une lettre ouverte à Mr ou Mme Epson à propos de mon imprimante. Ces goujats ne m’ont toujours pas répondu !

Voir la réponse de Pierre


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Samedi 23 mai 2009 6 23 05 2009 08:46

Publié dans : Infamies - Par gilren


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Vendredi 22 mai 2009 5 22 05 2009 18:05

Publié dans : Science en folie - Par gilren

Nombreux sont ceux, qui en ces périodes de disette auraient souhaité en leur foyer une femme à barbe. Non pas seulement pour s’amuser à lui faire des tresses, mais surtout pour arrondir les fins de mois en l’exhibant dans les foires de l’hexagone et même celles de l’union européenne. Hélas, les crèmes épilatoires ont envahi le marché, et le rasoir a fini le travail. Il faut remonter au XIXe siècle pour évoquer la reine du poil au menton que fut Julia Pastrana (en photo), le plus célèbre cas de l'histoire de la médecine. Sa maladie, car c’en est une hélas, fut exploitée  par un producteur de spectacle peu scrupuleux qui lui fit faire des tournées dans le monde entier. On se souvient aussi de John Merrick dont la vie fut relatée au cinéma sous le titre d’Elephant Man et qui  fut lui aussi donné en pâture à d’autres grands malades amateurs de sensations fortes. Pour ce qui est de la femme à barbe, et bien ce sont des scientifiques chinois qui ont découvert le pot aux roses datant probablement d’une époque antérieure à la dynastie Xian. Disons le tout net, Juliana Pastrana, souffrait comme vous peut-être, Madame ou Mademoiselle , d’hypertrichose. Oh que j’aime ces mots porteurs de mystère, surtout quand j’en use pour la première fois. « Va donc soigner ton hypertrichose ! » que je jetterai à la face de la prochaine femme acariâtre venue arborant un menton quelque peu épineux. Si elle est peut avisée elle pourra me rétorquer qu’elle n’a jamais tricoté de sa vie !  Le grec « hyper » signifiant « supérieur » auquel on ajoute « thrix » toujours grec lui aussi nous donne magiquement et pile poil le nom d’ hypertricose. En langage médical plus huppé, on parlera d' hypertrichose  universelle congénitale terminale» (CGHT), n'ayant aucun rapport avec une centrale syndicale mais évoquant un dérèglement hormonal caractérisé par un développement anormalement important des poils sur le corps et une déformation du visage et des gencives. Quant à l’origine de cette perturbation de la nature si je puis dire, c’est dû tout simplement à une anomalie génétique sur le chromosome 17q24.2-q24.3 . Mais là, je ne vous apprends rien car vous ne connaissez que lui. La barbe dans cette histoire scientifique, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est que le chercheur trouve la raison du mal mais bute souvent sur les moyens de l’éradiquer. On est certainement encore un poil trop tôt dans les investigations et il est fortement conseillé aux dames concernées de garder leurs ciseaux à portée de main.

 

 

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 05 2009 21:32

Publié dans : Infamies - Par gilren

Bertrand est restaurateur. Il a accepté de répondre à mes questions concernant la baisse de la  tva avant la fin de l’année. Bien évidemment, ses propos ne sauraient engager toute la profession

 

-   Alors Bertrand ? cette TVA à 5,5 %, c’est une aubaine pour vous les restaurateurs ?

-   Y a des lustres qu’on l’attendait ! C’est pas trop tôt !

-   Tu vas donc revoir tes menus à la baisse !

-   C’est-ça ! C’est pas marqué « Les restos du cœur » sur mon front !

-    Tout d’même ! C’est un peu pour que les clients s’y retrouvent qu’on vous a baissé   la taxe ?

-     Parlons-en de s’y retrouver ! Des mois que je m’demande si je vais pas mettre la clé sous la porte ! Mes fournisseurs me font pas de cadeau et la denrée est toujours de plus en plus chère !

-    Donc, si j’comprends bien, c’est nada pour la baisse des prix dans ton estancot ?

-         Nada ! A la limite, je veux bien faire des efforts sur le pain mais pas plus.

-         Qu’est-ce que tu entends par efforts ?

-         Ben avant, je faisais payer le pain au delà de la 2ème tranche. Maintenant je peux envisager de faire la corbeille de 4 tranches gratos.  Pour la flotte, j’peux réfléchir aussi à la question.

-         T’as pas peur de la réaction de tes clients ?

-         Tu crois que ma clientèle se poserait pas de questions en me voyant baisser les prix ? C’est sûr que mes fidèles s’interrogeraient, à savoir si je leur refourgue pas de la cuistance avariée pour revoir ainsi mes prix à la baisse. C’est pas des procédés qui inspirent confiance, tout ça !

-         On s’attend dans le pays à une baisse générale des prix. Si tout le monde te suit, ça risque de créer des tensions !

-         On voit bien que t’as jamais été dans le business mon pauvre Gilren ! Comment peux-tu imaginer qu’un commerçant puisse baisser ses prix ? Ce serait contre nature ! Je t’accorde qu’il puisse y avoir pour certains les soldes traditionnelles mais en cuisine c’est différent. Reculer serait une hérésie. Quand on est dans le commerce, on se doit d’aller de l’avant. C’est un des fondamentaux du job. Je t’accorde qu’on puisse faire stagner les prix le temps d’une crise mais quand tout rentre dans l’ordre, il faut voir à la hausse.

-         Ah parce que tu penses augmenter ?

-         J’vais m’gêner ! Si les badauds manquent de thunes pour aller au resto, y z’ont qu’à s’rabattre sur le macdo ou rester chez eux.

-         P’tain ! T’es dur du sentiment !

-         Pas de sentiment dans les affaires ! J’suis pas une filiale de l’abbé Pierre !

-         Et question embauche, si j’te suis bien , c’est nada aussi ?

-         Tu l’as dit bouffi ! Nada ! D’ailleurs, j’pense même liquider une serveuse sur les deux. Etant donné que je vais me reconvertir au buffet le midi, y me faut dégraisser le personnel ! J’te dis pas les charges qui nous tombent dessus comme c’est pas permis.

-         Si tu veux mon avis, j’aurais été à la place de l’autre pingouin, la tva, j’la bougeais pas ! J’espère quand même que les clients auront droit à un sourire ?

-         Même le sourire, c’est pas automatique ! Tu peux pas t’imaginer comme y a des clients casse-couilles ! Et puis t’en as qui veulent le beurre et l’argent du beurre. J’pense à ce jeune couple qu’est venu avec son bébé de cinq mois la semaine dernière. Déjà que le bébé n’a rien consommé, qu’ils se sont servis d’une chaise pour installer le couffin et ils étaient tout étonnés qu’on leur compte un couvert dix euros. Comme si je les avais volés ! Non mais des fois !

-         Bon ben on va s’arrêter là Bertrand ! Tu m’autorises à citer le nom et l’adresse de ton resto ?

-         Non, non ! J’y tiens pas forcément ! Tu serais fichu de me faire payer la pub ! Mais si tu passes au resto, tu auras droit à deux olives si tu t'offres l’apéro !

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 23:12

Publié dans : Infamies - Par gilren


Lettre ouverte à Pierre du Blog de la Marmotte


D’abord Pierre, permets que j’use du tutoiement pour m’adresser à toi car la teneur du propos s’y prête. Figure toi que le monde est petit, mais ça, tu dois le savoir depuis bien longtemps. J’avais prévu ce mercredi une rando à vélo avec Michel, mon compagnon de route. Je voulais lui éviter la sacro sainte digue du Drac et de l’Isère que nous avons tant et tant empruntée jusque là nous menant un peu plus loin de Moirans vers le nord, ou du côté de Vif en filant sur le sud. J’ai concocté la veille un circuit moins conventionnel dans les Chambarans avec pour point de départ la cité de Roybon en Isère. J’avais gardé un souvenir épique en compagnie de Mariette de la traversée de la  forêt de Gargamelle avec ses sentiers détrempés, ses multiples ornières et ses racines d’arbre casse gueule arpentant le chemin. Mais aujourd’hui était jour de grand beau et il n’y avait pas péril sur la selle. Pour en revenir à hier, j’ai donc pianoté « Rando Roybon » et là, je te le donne en mille, je suis tombé sur ton blog avec son article prometteur : « La traversée des Faytas ». Toi qui si gentiment est venu il y a quelques jours me visiter pour me rendre un hommage bien sympathique et dont j’ignorais jusque là l’existence. Je vais donc pour « copier coller » ton itinéraire et là, première contrariété, ça ne se copie pas. Je m’arme de volonté et le recopie, comme à l’école. D’humeur partageuse, j’en fais une copie pour Michel et la lui remets au départ du périple en lui demandant d’assurer le bon suivi du parcours. Mais, je vais vite en besogne ! De Grenoble à Roybon, il faut compter une cinquantaine de kilomètres mais nous perdons déjà une cinquantaine de minutes parce qu’on se plante au niveau de St Etienne de Saint-Geoirs. Forcément ! Quand Mappy nous dit de passer de la D 519 à la D 518, ce débile nous précise pas qu’il y a une D 518 à gauche et uneD 518 à droite. Déjà à ce niveau, il faut la jouer à pile ou face. On arrive finalement à destination sur le coup des 10 h 30, ce qui est tout à fait raisonnable. Mais voilà qu’une deuxième contrariété survient. Tu prévois le départ de ta balade au pied de la statue de la liberté, réplique comme tu le dis de celle de New-York, et là, aucune place de libre pour la voiture. On descend donc se garer au niveau de la maison du tourisme et on prépare nos sacs et nos montures. On met le cap sur Direction Marnans comme tu le préconises dans ta recette après s’être planté une ou deux fois. Je te rappelle que c’est Michel qui a l’itinéraire et qu’il l’a étalé sur sa sacoche accrochée au guidon. Putain ! Tu aurais pu avertir que ça grimpait d’entrée comme c’est pas possible. Si on l’avait su, on se serait échauffé en faisant cinq ou six fois le tour de l’église, très originale d’ailleurs par sa marqueterie. Bon ! On se fait violence et on arrive à l’étang des Essarts ,sans trop grand mal. Mais à cet endroit Pierre, on a déjà envie de te faire un procès. Quand tu écris « A droite jusqu’à l’étang des Essarts 628 m » tu pourrais prévenir qu’il s’agit d’une borne et non de l’étang lui même. Parce qu’avec ce langage de vététiste d’une autre planète, nous autres, on file allégrement en direction de l’étang,  on s’offre même le luxe d’en faire le tour et on va droit vers le sud comme tu le dis en cherchant le soleil de midi au travers des feuillages. On arrive sur un grand portail fermé annonçant le parc naturel de Chambaran. On hésite entre le chemin de gauche et celui de droite et on finira par se rendre compte après avoir emprunté les deux que ce ne sont ni l’un ni l’autre. Et là, sans vouloir te vexer, on commence à penser  que t’as sérieusement déconné. Même l’employé du parc animalier ne comprend rien à ton itinéraire et il nous laisse en plan sur le chemin. C’est finalement un type d’un certain âge qui connaît sa partition et nous fait rebrousser chemin pour gagner La Batie et remonter la Grande Rivière. Tout semble être rentré dans l’ordre et on commence à prendre plaisir à la balade. On en chie tout de même sur les galets du chemin mais ça passe. Mais rassure toi, le bonheur va être de courte durée et nos espérances vont vite prendre l’eau. Une fois arrivés à la route de Toutes-Aures comme tu l’indiques, tu écris « La Digonne 717 m à droite plein sud » Le commun des mortels comprendrait comme nous qu’il faut tourner à droite. Et là, on se rend vite compte que tu nous a baladés encore une fois. Tu annonces qu’on doit s’élever à 732 m d’altitude alors qu’on prend la descente vers Roybon. Il est pas loin de 13 h et on a la dalle. Arrivés au château, on décide finalement de reprendre la montée, et là, c’est au sommet du col qu’on hisse nos corps harassés, martyrisés. Une fois au sommet, un type sorti de nulle part nous dit qu’on ne  trouvera pas la suite du périple dans cette direction. A ce moment là, Pierre, on a carrément envie de t’assassiner. On se rend bien compte que le gars en question, comme deux autres rencontrés sur le parcours ne sont pas frais du jour. Quelque chose dans le regard, la langue qui bafouille et autres signes qui ne trompent pas. Sans doute ce coin de campagne qui veut ça avec ses histoires du passé sur lesquelles on ne s’étendra pas ici. Où en étais-je ? Oui ! On redescend dans le sens inverse, et en milieu de route, Michel n’en pouvant plus, crie à l’inanition. On sort la bouffe sur les troncs d’arbres bordant la route et on se sustente enfin. On en oublie alors la fin de ta randonnée avec les plaisirs qu’elle promettait : les Faytas, la Chapelle Saint Alband, la vue sur le Veymont, la Croisée des Plâtres . Le retour est rapide sur Roybon et on prend le temps tout de même d’aller s’asseoir au bord du plan d’eau pour y finir nos gourdes. On a voulu voir Roybon et on a vu Roybon. Nous aurions bien aimé faire le parcours que tu décris si bien sur ton blog mais à ta façon. Peut-être le fera-t-on un jour quand tu seras décidé à nous dire de tourner à gauche ou à droite quand il le faut et à annoncer  la distance entre un point et un autre. Sans rancune cependant, et avec toute ma sympathie !

 
Ces choses là étant dites, n’hésitez pas à aller prendre un bol d’air sur le blog de Pierre :
 
http://le-blog-de-pierre-fassbind.over-blog.com/


L'étang des essarts qui n'était pas prévu au programme mais qu'on a bien apprécié

 

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 19:37

Publié dans : Infamies - Par gilren



Choisissons le parti d’en rire, même si la situation est pathétique. En panne d’inspiration, rien de mieux que cet extrait que je vous livre brut de décoffrage et s’inscrivant comme il se doit dans la série : « Le ridicule ne tue pas. »

L'Elysée a rafraîchi cette semaine le profil de Nicolas Sarkozy sur le site de socialisation Facebook en y diffusant des vidéos où le chef de l'Etat apparaît décontracté, embrassant son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou" ou évoquant ses trois chiens. La scène se déroule dans les salons privés de l'Elysée où la première dame a reçu ce mois-ci cinq lectrices du magazine Femme Actuelle, choisies parmi des centaines pour discuter avec l'ex-mannequin. Assise dans un fauteuil, Carla Bruni vante l'énergie "inimaginable" de son mari, lorsque Nicolas Sarkozy fait irruption dans la pièce. Le président français embrasse son épouse sur la bouche puis s'assied sur l'accoudoir d'un fauteuil près d'elle pour deviser avec les lectrices du magazine qui rivalisent d'amabilités. "Je vais recevoir le Premier ministre d'Irak", dit-il. "Génial", commente d'une voix fluette Carla Bruni. L'extrait se termine par le départ du président français salué par son épouse d'un "bon courage, Chouchou". Dans une autre vidéo, Nicolas et Carla Sarkozy présentent leurs chiens, Clara et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michelle Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir. M. Sarkozy, qui a souvent mis en scène sa vie privée, notamment avec son ex-femme Cécilia, évoque aussi leur troisième chien, Toumi, "resté à la maison". Ouvert il y a neuf mois, le site Facebook de Nicolas Sarkozy a été "relooké" lundi, avec l'ambition d'y présenter "plutôt l'homme que le chef de l'Etat", selon l'Elysée. Sur sa photo, il se veut naturel, bronzé, habillé d'une chemise blanche, col ouvert, et affichant un large sourire. Son profil permet d'apprendre qu'il lit "en ce moment, le Rouge et le Noir de Stendhal" et qu'il a trouvé "formidable" la pièce "Très Chère Mathilde" d'Israël Horovitz qu'il a vue samedi dernier. Nicolas Sarkozy a 96.153 supporters sur Facebook.

 

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Lundi 18 mai 2009 1 18 05 2009 21:08

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren


Anita : On s’entretue dans la rue, on se poignarde au collège, les flics se font tirer dessus au fusil à pompe, on peut pas dire qu’on soit en sécurité dans ce pays! Le karsher doit être grippé à l'embouchure.

Camomille : Le livret de caisse d’épargne est à 1,5 %, les usines licencient à tour de bras, on est rentré en récession, on peut pas dire que l’économie soit au beau fixe dans ce pays !

A : L’université est en guerre depuis des mois, on peut pas dire que l’éducation soit en bonne santé dans ce pays !

C : Allez ! On arrête là sinon ça va durer la nuit ! Mais c’est pas pour dire, faut qu’Elvis se casse et laisse la place !

A : Un mot sur le festival de Cannes?

C : Ah non! J’suis carrément allergique à ce genre de manif ! C’est réservé aux belus ces machins là !

A : Y a eu tout d’même Jauni Alidé qui a monté les escaliers !

C : Y monte ce qui veut, même Carlo si ça l’intéresse, mais moi,  ça m’ébouriffe pas plus que ça ! Y faut quand même pas qui s’prenne pour Clint Eastwwod ! Pour ma part,  j’ai beau avoir de la tessiture, je m’prends pas pour la Castafiore !  Ce que je  retiens de Cannes ces dernières heures, ce sont ces deux flics qui ont porté plainte contre leurs collègues pour harcèlement . Ils sont homos et ça s’rait pas le genre de la maison ! On les met en quarantaine et on leur fait les pires misères .

A : Tu m’étonnes ! Le gros de la troupe s’est déguisé en cow-boys pour cacher sa féminité !  Ils n’accepteront jamais que quelques uns d’entre eux affichent clairement leur identité !

C : J’me suis toujours méfiée de ces types qui font la chasse aux pédés comme ils disent. Y a kekchose de pas clair chez eux !

A : C’est vrai que l’uniforme, ça cache bien des désirs refoulés. Tous ces types à se frôler dans les voitures de police, de l’armée ou dans des camions à pompiers, et qui n’avoueront jamais leurs véritables penchants.

C : Des milliers d’occasions manquées !

A : De l’amour gâché en quelque sorte.

C : Passons aux européennes ? On peut pas faire l’impasse dessus ! C’est dans moins d’un mois. Quelle est ta consigne de vote ?

A : C’est l’abstention, sans autre façon! On va pas s’embedouiller à faire la réclame pour l’un ou pour l’autre juste pour leur faire gagner leur argent de poche.

C : Argent de poche ? Comme tu y vas ! Quelque chose comme six à sept mille euros pour aller s’asseoir de temps en temps à Strasbourg, c’est pas vraiment de l’argent de poche !

 A : P’têtre bien mais c’est pour eux un complément . La plupart émargent  ailleurs  pour pas mal de tunes. Moi, j’suis pour le bénévolat dans la politique !

C : Mais si ça vote pas, c’est les Mal Pondus qui vont rafler la mise. On les annonce déjà gagnants depuis des semaines. Et puis de ce côté là, on est con et discipliné !

A : Rien à caquetouiller ! Laissons les se congratuler ensemble dans leur basse cour et traitons les avec le mépris. 20% de suffrages sur 40% de votants ça fait pas bézef. Surtout si tu tiens compte des millions de non inscrits qui refusent de jouer aux cons depuis bien longtemps.

C : Y faudra bien songer un jour ou l’autre  à l’alternance !

A : N’importe quelle bedouille fera l’affaire. Quand on a connu le pire, on a forcément du mieux. Y suffira de passer une annonce !

C : Je sens chez toi comme de la résignation. Je t’ai connue plus remontée Anita. Prenons garde ! Si on perd notre hargne, on met une patte dans la tombe ! Il nous faut rester rebelles !

A : J’entends bien Camomille mais p’têtre que j’ai un coup de moins bien ces temps-ci. Et puis tout le monde s’en fout et se laisse endormir. J’sens pas de révolte chez les bipèdes.

C : Bouhhh ! Ne fais pas la déprime que j’ai faite l’année dernière ! Je pourrai pas te porter à bout de pattes comme tu l’as fait pour moi ! J’suis trop fragile pour ça ! Dans notre couple, c’est moi la cigale, alors t’as pas le droit de partir en couille. Et puis on s’en fout de la conjoncture ! Nous on a le gîte et le couvert d’assurés, et en plus des gens autour de nous qui nous aiment. Alors on va pas refaire le chemin de croix pour le tout venant.

A : T’emberlificote pas ! J’vais me ressaisir !

C : Et puis, on a qu’à laisser tomber cette chronique politicienne et élever le débat. Ça fait des mois qu’on le dit ! Yaka en toucher deux mots à Gilren ! C’est pas bon pour notre métabolisme ! Heureusement, le déménagement approche,  ça va nous requinquer. Tu sais toujours pas où on va débarquer ?

A : Je crois que ça se précise ! Le Clan des Sept a mis une option sur un loft à l’océan près de Saint-Hilaire de Riez .Une maison de huit pièces avec un parc immense et surtout à deux encablures de la plage ! On va être aux p’tits zognons !

C : Et peut-on faire l’inventaire du Clan des Sept pour nos amis lectrices et lecteurs ?

A : Ben à vrai dire, ça va faire neuf avec nous. Faudrait voir à pas nous mettre sur la touche. D’abord Delphine la patronne ou plutôt Mme de Longeville pour le respect qu’on lui doit, Roussette, Fernande, Jennie, Paulette…  J’en suis qu’à cinq ! Où est l’erreur ?

C :  Féfé et Rosa Maria, grosse bêta !

A : Où avais-je la tête ? J’oubliais les amants de Bourganeuf !

C : Heureusement qu’y a Féfé, sinon ça allait ressembler au couvent des Ursulines ! Et comment tout ce beau monde va se répartir la surface habitable ?

A : Alors là, c’est trop tôt pour le dire. On verra bien une fois arrivées sur place ! L’essentiel ma Nini, c’est qu’on soit ensemble. Si on nous séparait, j’crois bien que j’frai une bêtise.

C : Allez ! Arrête ton spleen ! Je préfère t’entendre dire que tu vas faire des bêtises. Plus y en a, plus c’est rassurant ! Et pour une fois, c’est moi qui la finit en chansonnette ! Je t’accorde que c’est pas du Montherlant mais c’est rigolo.

 

 ♫ ♪ J'ai tout mangé le chocolat
J'ai tout fumé les Craven A
Et comme t'étais toujours pas là
J'ai tout vidé le Rhum Coca
J'ai tout démonté tes tableaux
J'ai tout découpé tes rideaux
Tout déchiré tes belles photos
Que tu cachais dans ton bureau

♫ ♪
Fallait pas m' quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là…..




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Samedi 16 mai 2009 6 16 05 2009 14:53

Publié dans : Infamies - Par gilren

Les flics moscovites sont tombés sur le paletot de la Gay Pride comme autrefois la vérole sur le bas clergé. Tout ça parce que les participants ont eu la malencontreuse idée d’organiser la fête le même jour que le grand prix eurovision de la rengaine à deux sous. Surtout ne pas faire de l’ombre au spectacle le plus ringard et le plus soporifique de tous les temps. Plus d'un demi siècle que ça dure et Moscou est tout fier de ressortir ce soir la moulante éternelle : « One point », « Two points » « Thank you Ankara and Lisbonne » et « Fuck you Ladies and gentlemen ! » Et puis pour couronner le tout, côté français, on met en scène la chanteuse de chez Cochonou, partie se faire découenner dans l’ancien empire soviet rebaptisé Mafiaskova. Vous allez pas me dire le contraire ! Un défilé Gay Pride, ça a pourtant une autre gueule que cette oraison funèbre qu’on persiste à conserver. C’est autrement plus festif et ça n’engendre pas la mélancolie.  Regardez un peu ces flics à l’haleine de KGB, s’en prendre aux jeunes mariés d’un jour ! La mariée n’ est peut être pas une  vraie de vraie mais ça n’empêche pas Kit Karsoneiev de lui palper la poitrine. C’est bien connu : on n’est jamais aussi bien trahi que par par les siens. En tout cas, poitrine ou pas poitrine, la jeune mariée et son promis ne manquent pas de couilles ! Ces gens là, c'est pas des pédés ! Crier sa différence en ces contrées là, ça relève de l’héroïsme ! Vive la mariée !

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 05 2009 17:53

Publié dans : Infamies - Par gilren

Pour avoir crié : « Sarkozy je te vois ! » un prof de philo marseillais va passer au tribunal le 19 mai sous l’inculpation de tapage injurieux diurne. C’est en assistant à un contrôle d’identité un peu trop musclé à la gare Saint- Charles que le délinquant a proféré ces mots subversifs. Les policiers qui n’ont pas trop apprécié sa chansonnette l’ont conduit au poste manu militari et lui ont dressé dans un premier temps un procès-verbal invoquant l’article R13-37 du code de la santé publique. Etonnant non ! Hilarant même ! Le problème, pour nous, serfs et manants, c’est de méconnaître l’essentiel des lois de notre pays. Comment peut-on avoir une conduite civile, si nous sommes dans l’ignorance des lois de la  bienséance ? Combien peut bien coûter ce type de crime diurne : « Sarkozy, je te vois ! » Peut-être que ça va chercher dans la centaine d’euros ou davantage ? Certainement que le « Sarkozy je te vois nocturne » doit coûter beaucoup plus cher ! Et le « Sarkozy où es-tu ? » Et le « Sarkozy m’entends-tu ? » Ça doit forcément coûter la peau du cul ! Et puis, vous avez le top du crime qui vous laissera en chemise, c’est le « Sarkozy je te tiens par la barbichette » . Pour cette dernière tirade, selon qu’elle soit qualifiée au pénal de diurne ou de nocturne, la peine sera modulable. Il est évident que le « Je te tiens par la barbichette » proféré en nocturne risque vite en raison de l’obscurité bien sûr de se transformer en « Je te tiens par la zigounette » et là , c’est la porte ouverte aux assises pour attouchement sur une personne ayant autorité. Nous vivons une époque à risques. ♫ Il court il court le furet, le furet du bois mesdames, il court il court le furet, le furet du mois de Mai …

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 05 2009 10:11

Publié dans : Amertume - Par gilren








Il y a des jours où les informations se télescopent .
J’en livre ici deux d’entre elles, brut de décoffrage.
Qu’on me pardonne de ne pas faire de bons mots à ce sujet.
Sans doute un problème de nausée !




Ils remettent ça, mais l'affaire n'est pas dans le sac. Les Enfants de Don Quichotte espèrent voir fleurir aujourd'hui des tentes rouges ou bleues sur les places centrales d'une dizaine de villes en France pour dénoncer le mal-logement. A 20h ce vendredi, ils s'installeront à Grenoble au Jardin de Ville où ils promettent une ambiance festive. A Paris, ils comptent débarquer à 18 h, place de la Concorde, au pied de la grande roue. Mais après l'échec de 2006 où les CRS les attendaient de pied ferme, ils ont cette fois une stratégie précise pour éviter de se faire déloger dans la foulée. Et s'ils sont quand même évacués, ils promettent d'aller dormir ce soir à la belle étoile dans les jardins de l'Elysée pour interpeller le président Sarkozy.

Le couple Bruni-Sarkozy aurait vraisemblablement jeté son dévolu sur l'ancien appartement du couturier Yves Saint Laurent et de l'homme d'affaire Pierre Bergé. Un somptueux duplex de 700m2 en plein VIIe arrondissement de Paris, estimé à une bagatelle de 10 millions d'euros. Le bruit courait que Carla Bruni-Sarkozy se sentait à l'étroit entre les murs de l'Elysée. Le 8 mai, Backchich info affirmait que la première dame de France s'était mise en quête d'un logement pour son couple.  En plus de l'appartement de fonction du président, Carla Bruni-Sarkozy jouit déjà d'une confortable demeure dans le XVIe arrondissement, près de la villa de Montmorency et d'un appartement place des Ternes, dans le XVIIe arrondissement.

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 18:19

Publié dans : Infamies - Par gilren

En matière de dépenses excessives pour l’année 2007,  le journal officiel pointe du doigt le Ministère de la Justice et sa locataire Dati que l’on sait bientôt sur le départ.  On comprend mieux que celle-ci fasse une tronche de six pieds de long en se voyant en partance pour le parlement européen. C’est que Place Vendôme, on a coutume de mettre les petits plats dans les grands. Au diable la varice comme dirait  le dermato. Le cabinet de madame avec ses 20 personnes dispose de pas moins de 20 véhicules et 20 chauffeurs. Les frais de bouche (qu’elle a grande) et de représentation sont pharaoniques, les frais de déplacements aériens astronomiques et les frais de communication gargantuesques . Quant aux frais de journaux, ils relèvent de l’ubuesque. Figurez vous que selon les informations fournies par le ministère, Dati achète pour  436 euros de journaux chaque jour. Pour en arriver là, il faut que cette brave dame qui pète dans la soie et la dentelle aille ratisser large dans les kiosques.  Le journal « Le Monde » et ses confrères français et anglo-saxons ne suffisent pour arriver à une telle somme. Compte tenu des goûts « pipole » de la dame, il y a forcément toute la gamme des torchons à scandale qui doivent s’amonceler dans le boudoir auxquels viennent s’ajouter ceux  relatant la vie des princes et princesses qu’on sort et qu’on rentre. 436 euros ! On est encore loin du compte. Picotou, Papoum, Winnie l’Ourson, Les Zazous et bien sûr Les P’tites Princesses, autant de magazines qu’elle doit lire en cachette dans ses cabinets  pour mieux se conformer à son QI . Je cherche encore et j’ai beau compter, on retombe pas sur nos pattes. Impossible que la dame donne dans « Modes et travaux » ou « Chasse et Pêche ». Y a forcément une explication ! Bon Dieu, mais c’est bien sûr ! Le kiosque qui la fournit doit être dépositaire de la « Française des Jeux » et Arachida, notre huile de luxe, doit s’en mettre plein les bottes et plein le soutif des tickets à gratter ou à tirer : du Kéno, du Dédé, du Baraka, du Végas, du Bingo, du Morpion, du Millionnaire, de l’Astro, de l’Eldorado sans oublier bien sûr, l’Euro Million, le Loto et le Kéno. Alors là, on est d’accord ! 436 euros, ça devient même une somme dérisoire qu’il faudrait revoir à la hausse si la locataire devait prolonger son bail. Nous vivons une époque miséreuse.

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 09:44

Publié dans : Infamies - Par gilren

Affaire Gasquet: dix fois moins de cocaïne qu'annoncé dans ses urines

On respire mieux ! On annonçait 1460 nanogrammes de drogue dans le pipi du tennisman et ce ne sont que 151 qui y auraient été décelés. Encore une fois, on nous ment, on nous balade !  Ce n’était en fait qu’un petit goûter de quatre heures. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, l’analyse d’urine de Féfé, le voisin du dessus d’Anita et Camomille est réjouissante. Son taux de sucre est tombé de quelques nanogrammes. Il va pouvoir revenir sans problème à ses trois bouteilles quotidiennes de rosé d’Anjou.

 

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Mardi 12 mai 2009 2 12 05 2009 17:41

Publié dans : Infamies - Par gilren

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Mardi 12 mai 2009 2 12 05 2009 17:06

Publié dans : Courrier et Chroniques - Par gilren
 


En France, il faut probablement s’attendre à un afflux en masse d’Américains les plus nantis  demandant leur naturalisation pour s’abriter du même coup derrière le bouclier fiscal garantie sarkozy . Obama vient de leur  serrer la ceinture de quelques crans en  rétablissant à leur intention le taux maximal d’imposition de 39,6 % ce qui entraînera des réductions d’impôts  pour 95 % des familles américaines. Celles et ceux qui doutaient encore des réelles intentions du boss de White House sauront désormais qu’en matière de crise, deux thérapies s’opposent : la française qui consiste à pomper le bas pour gaver le haut, et l’américaine qui prend l’argent où il est.

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