John Katzenbach ! Ça vous dit quelque chose ?
« L’affaire du Lieutenant Scott », « Une histoire de fous », « Un été pourri », « Juste Cause », ces deux derniers ayant été adaptés au cinéma et puis bien
sûr « L’analyste » que je lis actuellement et dont je vous propose le premier chapitre. Une fois n’est pas coutume, je viens rendre compte d’un roman alors que je n’en suis pas encore à
la moitié. Du coup, je ne risque pas de vous dévoiler la fin. C’est du grand art et ce Monsieur Katzenbach confirme avec ce thriller qu’il est un
auteur de génie . Il est des polars qu’on se hâte de finir pour en connaître le dénouement car ils sont bons. Il en est d’autres comme « L’analyste » qu’on fait durer car ils sont très
bons. A lire absolument ou plutôt, à vivre intensément !
PREMIERE PARTIE
UNE LETTRE DE MENACES
1.
L’année où il s’attendait vraiment à mourir pour de bon, le jour de son cinquante-troisième anniversaire, il passa le plus clair de son temps, comme les autres jours, à écouter des gens se plaindre de leur mère. Des mères négligentes, des mères cruelles, des mères sexuellement provocantes. Des mères décédées, mais toujours vivantes dans l’esprit de leurs enfants. Desmères encore vivantes, que leurs enfants avaient envie de tuer. En particulier M. Bishop, ainsi que Mlle Levy, mais aussi le pauvre Roger Zimmerman, qui partageait son appartement de l’Upper West Side – et, apparemment, la totalité de sa vie éveillée et des rêves dont il se souvenait si précisément – avec une femme hypocondriaque, manipulatrice et acariâtre qui semblait n’avoir d’autre objectif que de gâcher tous les efforts que déployait son fils pour conquérir son indépendance…Tous, ce jour-là, passèrent la totalité de leur séance à déverser du vitriol sur les femmes qui les avaient mis au monde.
Il écoutait calmement ces accès de haine meurtrière. Il se contentait de glisser de temps en temps une remarque neutre, sans jamais interrompre le flot de rage qui montait du divan comme un vomissement. Il souhaitait seulement que le patient respire à fond et prenne un peu de distance, pendant un instant, pour découvrir de quoi il s’agissait réellement : de la haine de soi. Grâce à sa formation et à son expérience, il savait que, après avoir déversé leur bile pendant des années dans l’univers singulièrement isolé du cabinet de l’analyste, tous ses patients – y compris le pauvre Roger Zimmerman, désespéré et infirme – finiraient par atteindre à cette conscience d’eux-mêmes.
Mais, à cause de son anniversaire – ce rappel direct de sa propre mortalité –, il se demandait s’il disposait d’assez de temps pour voir chacun d’eux parvenir à cet instant d’acceptation de soi qui est l’eurêka de l’analyste. Son propre père était mort juste après avoir eu cinquante-trois ans, le coeur usé par des années de tabac et de stress, et il savait que ce souvenir était tapi, imperceptible et malveillant, sous sa conscience. C’est alors qu’il fut légèrement distrait. Le déplaisant Roger Zimmerman continuait de geindre – il n’avait pas l’intention de faire autre chose jusqu’aux dernières secondes de sa séance. Il cessa de lui accorder toute l’attention nécessaire en entendant le faible bourdonnement, par trois fois, de la sonnette qu’il avait placée dans la salle d’attente.
C’était le signal habituel de l’arrivée d’un patient. Dès la première séance, chacun de ses clients était invité à signaler sa présence en sonnant deux coups brefs puis un long. Cela lui permettait de ne pas confondre avec le coup de sonnette d’un courtier, d’un releveur de compteurs, d’un voisin ou d’un livreur quelconque se présentant à la porte d’entrée.
Sans modifier sa position, il jeta un coup d’oeil à son agenda posé à côté de la pendule sur la petite table, près de la tête du patient et hors de la vue de celui-ci. La case de six heures était vide. La pendule indiquait six heures moins douze. Roger Zimmerman, sur le divan, eut l’air de se tendre.
— Je croyais être toujours le dernier de la journée.
Il ne répondit pas.
— Personne n’est jamais venu après moi, du moins pas que je me souvienne. Pas une seule fois. Est-ce que vous auriez modifié votre planning sans m’en parler ?
Il restait toujours silencieux.
— Je n’aime pas l’idée que quelqu’un vient après moi, fit Zimmerman d’un ton catégorique. Je tiens à être le dernier.
— Pourquoi donc ? demanda-t-il enfin.
— D’une certaine manière, être le dernier, c’est être le premier, répondit Zimmerman d’un ton péremptoire qui suggérait que n’importe quel crétin aurait pu s’en rendre compte.
Il hocha la tête. La remarque de Zimmerman était bizarre mais assez juste. Mais comme il y semblait condamné à jamais, le pauvre homme l’avait exprimée à la fin de sa séance. S’il l’avait formulée au début, cela leur aurait permis d’avoir un dialogue plus constructif pendant cinquante minutes.
— Essayez de reprendre cette idée demain, dit-il. Nous pourrions commencer par là. Je crains que notre temps ne soit écoulé, pour aujourd’hui.
Zimmerman hésita, puis se leva.
— Demain ? Corrigez-moi si je me trompe, mais demain, c’est le dernier jour avant que vous ne preniez ces foutues vacances d’août, comme vous le faites chaque foutue année. Quel bien voulez-vous que ça me fasse ?
Une fois de plus, il s’abstint de répondre, laissant la question flotter dans l’air au-dessus de la tête du patient. Zimmerman renifla bruyamment.
— De toute façon…celui qui attend là, dehors, il est sans doute plus intéressant que moi, hein ? fit-il d’un ton amer.
Il posa les pieds par terre et leva les yeux vers le docteur.
— J’ai horreur des changements, dit-il sèchement. Je n’aime pas ça du tout.
Il le regarda d’un air lourd de sous-entendus et se leva en secouant les épaules. Un grognement lui déforma les traits.
— Normalement, ce doit être toujours pareil. J’entre, je m’allonge, je commence à parler. Je suis le dernier patient de la journée. Voilà comment ça doit se passer. Personne n’aime le changement.
Il soupira, mais cette fois c’était plus pour montrer sa colère que sa résignation.
— Très bien. Alors, à demain. Dernière séance avant que vous ne partiez à Paris, à Cape Cod ou surMars, qu’importe, là où vous allez en me laissant tout seul, comme un…
Zimmerman pivota brusquement et traversa la petite pièce d’un pas décidé. Il sortit sans jeter un regard derrière lui.
Il resta un moment dans son fauteuil, à écouter les pas de l’homme en colère disparaître dans le couloir de l’immeuble. Puis il se leva. Le poids de l’âge se faisait sentir. Ce long après-midi sans bouger, derrière le divan, avait raidi ses muscles et ses articulations. Il se dirigea vers l’entrée du cabinet : une seconde porte donnait sur sa petite salle d’attente. A certains égards, cette pièce bizarrement agencée où il avait établi sa pratique, de nombreuses années auparavant, était unique. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il avait loué cet appartement après la fin de son internat. C’était aussi la raison pour laquelle il était encore là, plus d’un quart de siècle plus tard.
Le cabinet avait trois portes. L’une donnait sur le hall d’entrée, dont il avait fait une minuscule salle d’attente ; une autre donnait directement sur le couloir de l’immeuble ; la troisième lui permettait d’accéder à la modeste cuisine, au salon et à la chambre à coucher constituant le reste de l’appartement. Son cabinet était une sorte d’îlot personnel, avec des portails ouverts sur ces autres mondes. Il y pensait souvent comme à un espace intermédiaire, un pont jeté entre des réalités distinctes. Cela lui plaisait : il se disait que le fait que le cabinet soit séparé du monde extérieur contribuait à lui rendre la tâche plus facile.
Il ignorait lequel de ses patients était venu sans rendez-vous. Il était d’ailleurs incapable de se rappeler qu’un seul d’entre eux ait agi ainsi durant toutes ses années de pratique.
Il ne voyait pas du tout quel patient pouvait être suffisamment en crise pour décider d’un changement aussi grave dans les relations entre l’analyste et l’analysé. C’était sur la routine que se fondait son travail, la routine et la répétition, où les mots prononcés dans le sanctuaire artificiel mais absolu du cabinet finissent par paver les chemins de la compréhension. Là-dessus, Zimmerman avait raison. Le changement allait à l’encontre de leurs efforts. Il traversa le cabinet d’un pas vif, impatient, légèrement troublé à l’idée qu’un événement pressant s’était introduit dans une vie qu’il trouvait souvent beaucoup trop calme et tout à fait prévisible.
Il ouvrit la porte de la salle d’attente et regarda devant lui.
La pièce était vide.
Tout d’abord, il fut désorienté. Peut-être avait-il imaginé le coup de sonnette. Mais M. Zimmerman l’avait entendu lui aussi, et lui aussi avait reconnu la séquence indiquant qu’un habitué se trouvait dans la salle d’attente.
— Ohé ? fit-il, sachant que de toute évidence il n’y avait personne pour lui répondre.
Son front se plissa sous l’effet de la surprise, et il remonta les lunettes cerclées de fer qui lui tombaient sur le nez.
— Bizarre, dit-il à voix haute.
C’est alors qu’il remarqua l’enveloppe posée sur la chaise qu’il mettait à la disposition de ses patients. Il expira lentement et secoua la tête. Il se dit que c’était un peu trop mélodramatique, même pour quelqu’un qui était en traitement chez lui.
Il prit l’enveloppe. Il vit son nom, dactylographié.
— C’est très bizarre, répéta-t-il.
Il hésita avant d’ouvrir la lettre. Il la leva devant ses yeux, comme Johnny Carson dans son numéro classique de Carnac le Magnifique, essayant de deviner lequel de ses patients avait pu la déposer là. Mais cela ne ressemblait à aucune des dix ou douze personnes qu’il voyait régulièrement. Ils préféraient tous exprimer de vive voix leurs doléances sur ce qu’ils considéraient comme ses nombreux défauts et insuffisances. Ils le faisaient directement et souvent – cela faisait partie du processus, même si c’était parfois irritant.
Il déchira l’enveloppe et en sortit deux feuilles de papier dactylographiées. Il n’en lut que la première ligne : Heureux 53e anniversaire, docteur. Bienvenue au premier jour de votre mort.
Il inspira brusquement. L’air confiné de l’appartement lui faisait tourner la tête. Il s’appuya au mur pour ne pas tomber.
Le Dr Frederick Starks, un homme qui faisait de l’introspection son métier, vivait seul, hanté par les souvenirs d’autres individus.
Il se dirigea vers le petit bureau antique en érable que sa femme lui avait offert quinze ans plus tôt. Cela faisait trois ans qu’elle était morte, mais, quand il s’asseyait à son bureau, il lui semblait entendre le son de sa voix. Il posa les deux feuilles l’une à côté de l’autre, sur le sousmain. Il se dit que, depuis longtemps, il n’avait jamais eu peur de quoi que ce soit. La dernière chose qui lui avait fait peur, c’était le diagnostic du cancérologue de sa femme. Maintenant, il avait sur la langue ce goût sec et acide, aussi fâcheux que l’accélération de son rythme cardiaque.
Il prit une seconde ou deux pour essayer de calmer ces battements. Il attendit patiemment, jusqu’à ce qu’il sente le rythme redescendre lentement. Il avait, en cet instant précis, une conscience aiguë de sa solitude et il haïssait le sentiment de vulnérabilité qu’elle faisait naître en lui.
L’existence de Ricky Starks – peu de gens savaient combien il préférait ce diminutif, qui lui rappelait le temps du lycée, à « Frederick », qu’il trouvait trop sonore – était fondée sur l’ordre et sur l’habitude. Il était fidèle à une régularité à la limite du rituel, et certainement proche de l’obsession. Placer son existence quotidienne sous le signe de la raison était indispensable pour essayer de comprendre quelque chose à l’agitation et au chaos que ses patients lui décrivaient jour après jour. Physiquement, ce n’était pas un homme très robuste – un peu plus d’un mètre soixante-quinze, un corps qui restait mince, presque maigre grâce à son habitude d’aller marcher d’un bon pas chaque jour, à l’heure du déjeuner, et à son refus acharné de céder à sa passion secrète pour les glaces et les desserts.
Il portait des lunettes, ce qui n’était pas extraordinaire pour un homme de son âge. Mais il était fier de n’avoir besoin que de verres au degré de correction peu élevé. Il était aussi très fier de constater que, même s’il perdait un peu ses cheveux, ils se dressaient encore sur son crâne comme des épis dans un champ de blé. Il avait cessé de fumer et ne buvait que très rarement. Un verre de vin, le soir, parfois, pour trouver plus facilement le sommeil. Cet homme habitué à la solitude ne craignait pas de dîner seul au restaurant ou d’aller seul au cinéma ou au théâtre. Il considérait que son état général, physiquement et mentalement, était excellent. La plupart du temps, il se sentait beaucoup plus jeune que ses cinquante-trois ans. Mais il avait une conscience aiguë d’entrer dans l’année que son père n’avait jamais dépassée et, malgré l’absurdité de cette pensée, il s’était toujours dit qu’il ne dépasserait pas cinquante-trois ans, lui non plus, comme si cela eût été injuste ou de mauvais goût. Et pourtant, se dit-il en posant les yeux sur les premiers mots de la lettre, je ne suis pas encore prêt à mourir. Puis il continua à lire, lentement, s’arrêtant à chaque phrase, laissant la peur et l’angoisse l’envahir.
J’existe quelque part dans votre passé. Vous avez ruiné ma vie. Vous ne savez peut-être pas comment, ni pourquoi, ni quand, mais c’est un fait. A cause de vous, chaque seconde de ma vie est sous l’influence du désastre et de la tristesse. Vous avez ruiné ma vie. Et maintenant, j’ai vraiment l’intention de ruiner la vôtre.
Ricky Starks inspira de nouveau à fond. Il vivait dans un monde où abondaient les fausses menaces et les promesses non tenues, mais il sut immédiatement que les mots qu’il avait sous les yeux étaient très différents des divagations qu’il entendait chaque jour.
Au début, je pensais vous tuer, tout simplement, pour égaliser le score. Puis j’ai compris que ce serait trop facile. Vous êtes une cible tellement facile que c’en est pathétique, docteur. Pendant la journée, vous ne fermez pas votre porte. Vous faites la même promenade à pied, du lundi au vendredi. Le week-end, vous êtes merveilleusement prévisible, y compris le dimanche matin quand vous allez chercher votre Times, avec un bagel à l’oignon et un café – deux sucres, pas de lait – au coffeeshop à la mode situé à deux rues de chez vous. Beaucoup trop facile. Il me suffirait de vous filer et de vous tuer, vous n’auriez pas la moindre chance. Et ce serait trop facile à accomplir pour que cela me procure la satisfaction nécessaire. J’ai décidé qu’il serait préférable que vous vous suicidiez.
Ricky Starks, mal à l’aise, s’agita dans son fauteuil. Il avait l’impression de sentir la chaleur que dégageaient les mots alignés sous ses yeux, comme un feu qui prend dans un poêle à bois. Elle vint caresser son front et ses joues. Il avait les lèvres sèches. Il y passa la langue, en vain.
Tuez-vous, docteur. Sautez du haut d’un pont. Brûlez-vous la cervelle avec un revolver. Jetez-vous sous un autobus. Couchez-vous sur les rails du métro. Ouvrez le gaz et soufflez la veilleuse. Trouvez une poutre assez solide pour vous pendre. Vous avez le choix de la méthode.
Mais c’est votre seule chance. Vu la nature de nos relations, votre suicide sera beaucoup plus judicieux. Et ce sera sûrement un moyen beaucoup plus satisfaisant de payer votre dette à mon égard.
Alors voici le jeu auquel nous allons jouer. Vous avez exactement quinze jours, à compter de demain matin, six heures, pour découvrir qui je suis. Si vous réussissez, vous passerez une de ces minuscules annonces, sur une colonne, qui sont en bas de la une du New York Times. Vous y inscrirez mon nom. C’est tout : inscrivez mon nom. Si vous n’y arrivez pas… eh bien, voilà la partie amusante de l’affaire. Vous verrez que j’ai inscrit sur la feuille jointe à cette lettre les noms de cinquante-deux membres de votre famille. Ils sont classés par ordre d’âge, depuis le bébé de votre petite-nièce, qui a à peine six mois, jusqu’à votre cousin, le spéculateur financier et capitaliste d’exception, qui est aussi sec et ennuyeux que vous. Si vous n’êtes pas capable de passer l’annonce comme décrit plus haut, vous aurez le choix. Vous vous tuez immédiatement ou je détruis un de ces innocents.
Détruire. Quel mot bizarre. Il peut signifier leur ruine financière. Ou leur naufrage social. Ou encore un viol psychologique.
Ce peut aussi être le meurtre. Ça vous obligera à réfléchir. Il pourra être jeune ou vieux. Un homme ou une femme. Riche ou pauvre.
Tout ce que je puis vous promettre, c’est que ce sera le genre de choses dont ils ne se remettront jamais – eux ou leurs proches –, quel que soit le nombre d’années qu’ils passeront en analyse.
Ce qui est certain, c’est que vous vivrez chaque seconde de votre vie, jusqu’à la fin de vos jours, avec l’idée que vous en êtes le seul responsable.
Sauf évidemment si vous faites le bon choix et que vous décidez de vous tuer d’abord, soustrayant ainsi ma cible, quelle qu’elle soit, au sort que je lui réserve.
Vous avez donc le choix : mon nom ou votre notice nécrologique. Dans le même journal, bien entendu.
Pour vous prouver ce que je suis capable de faire et combien je suis organisé, j’ai contacté aujourd’hui une des personnes dont le nom figure sur la liste et lui ai fait parvenir un petit message tout à fait modeste. Je vous invite à consacrer le reste de cette soirée à essayer de découvrir qui a été contacté, et comment. Ainsi vous pourrez vous mettre au travail pour de bon, dès demain matin.
Bien entendu, je ne m’attends pas vraiment à ce que vous deviniez mon identité. Alors, pour vous montrer que je suis beau joueur, j’ai décidé que, de temps en temps, pendant les quinze jours qui viennent, je vous fournirai un ou deux indices. Juste pour rendre les choses plus intéressantes, même si un type intelligent et intuitif comme vous doit se douter que cette lettre elle-même regorge d’indices. Quoi qu’il en soit, voici un avant-goût, en guise de cadeau.
Au temps jadis, la vie était drôle, vraiment,
Mère, père et petit enfant.
Mais toutes les bonnes choses se sont envolées
Quand mon père s’est embarqué.
La poésie n’est pas mon fort.
La haine, oui.
Vous pouvez poser trois questions. De celles auxquelles on répond par oui ou non.
Toujours la même méthode : les petites annonces de la une du New York Times.
Je répondrai, à ma manière, dans les vingt-quatre heures.
Bonne chance.
Vous pouvez aussi trouver un peu de temps pour prendre les dispositions nécessaires pour vos funérailles. La crémation est sans doute préférable à des obsèques sophistiquées. Je sais combien vous détestez les églises.
Je crois que prévenir la police serait une mauvaise idée. Elle se moquerait probablement de vous, et j’imagine que votre vanité aurait du mal à le supporter. Par ailleurs, ça ne pourrait que me mettre encore plus en colère, et vous ne pouvez imaginer, en cet instant précis, comme je peux être instable. Je suis capable de réagir de manière inattendue et d’employer les méthodes les plus cruelles. Mais il y a une chose dont vous pouvez être absolument certain : ma colère ne connaît pas de limites.
La lettre était signée d’un nom en lettres capitales : RUMPLESTILTSKIN.






























Je reçois ce jour cet appel aux consciences de Gérald Bloncourt et je le retranscris bien
volontiers ici.






































































Commentaires Récents