L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:16

Publié dans : Infamies - Par gilren
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Ça faisait déjà cher le voyage ! Voilà que les mafieux de l’autoroute en rajoutent  une petite couche : 2, 33% d’augmentation à compter du 1er février. Juste histoire de suivre l’augmentation du prix de l’essence.
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 21:01

Publié dans : Infamies - Par gilren

chevènement

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 18:58

Publié dans : Jeux d'écriture - Par gilren

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Bonne cuvée que celle de ce mois de janvier ! De l’imagination, il y en  a eu sous la cuculle, même si celle-ci a été interprétée bien librement par Ambroise, nouveau venu au Club des Pouètes Pouètes réapparus et à qui nous pardonnons volontiers sa fantaisie littéraire. Je rappelle que le logo-rallye est ouvert à tous. Ni mot de passe, ni droit d’entrée ! Bienvenue aussi à Danielle pour sa première participation et merci encore aux fidèles ! Rendez-vous pour le prochain logo-rallye en mars.

    cuculle - équitable - gondolier - musarder - ribouldingue

 

  

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L’habit ne fait pas le moine  ( Anselme)

 

« Hé gondolier ! Si je te paie la course, ce n’est pas pour musarder ! » Même si le français d’Antonio se limitait aux seules formules de politesse, il comprit que son passager s’impatientait d’arriver à la CaseVitelli, lieu de sa destination a Calle della Mandola. Antonio ne rétorqua pas mais fit mine de donner à sa rame un peu plus de vélocité. Quand son client, un moine prieur probablement, si tant est que le costume fasse la profession, l’avait abordé sur le quai à la nuit tombante, il n’avait pu vraiment  distinguer son visage, d’autant qu’il était coiffé d’une large cuculle. Le moine, appelons le ainsi, avait refusé de partager l’embarcation avec d’autres clients qui attendaient et avait tendu une poignée de billets d’euros à Antonio, lui laissant entendre qu’il souhaitait voyager seul. Antonio, trouvant le marché équitable l’avait donc pris à bord, lui, et personne d’autre. Venise ne manquait pas d’ecclésiastiques, loin de là, mais il était plutôt rare qu’ils circulent en gondole. Tant qu’Antonio encaissait le prix des courses, le reste importait peu. La nuit enveloppait maintenant la lagune, et en s’engageant dans Venezia Sestiere San Polo, Antonio se guidait aux réverbères qui bordaient le canal. Le moine lui demanda de stopper devant La Giudecca, d’où provenaient des cris de fêtards s’adonnant probablement à la ripaille et aux libations. Antonio se dit que le moine n’ appartenait sûrement pas au monde des contemplatifs et qu’il allait rejoindre la ribouldingue sans faire acte de contrition. Mais Antonio se trompait sur les intentions de son voyageur du soir.

 

-       Il y a encore un peu d’argent à gagner  lui dit le moine à voix basse  en brandissant une nouvelle poignée de billets. Tu vas sonner à  la Giudecca et tu présenteras cette carte pour qu’on t’appelle Signore Gongolfo. Quand celui-ci viendra vers toi, dis lui que le Sacristain l’attend dehors , et conduis le jusqu’à la gondole.

 

-       Antonio ne se fit pas prier et se dirigea vers la porte de l’établissement.  Quelques instants plus tard, il réapparut  sur le perron accompagné d’un homme de forte corpulence en tenue de soirée et en état d’ébriété avancée. Le moine se tenait debout sur le quai, le visage apparent, cette fois-ci, éclairé par la lanterne de la gondole.

Giaccomo ! Est-ce toi ou ton fantôme ?  cria Gongolfo en lui ouvrant les bras. Gongolfo eut juste le temps d’entrapercevoir le long calibre qui sortit du manteau du moine, avant de tressauter sous les tirs feutrés par un silencieux de professionnel. Antonio le gondolier resta pétrifié devant ce spectacle inattendu mais le moine ne lui laissa pas le temps de s’interroger. Un seul tir au milieu du front mit un terme à sa dernière course. A l’intérieur de La Giudecca, la fête battait son plein, et on ne se souciait pas de ce qui se passait au dehors en cette nuit sans lune. Le moine, en homme économe qu’il était vida les poches du gondolier, et du bout de ses bottes, fit rouler les deux corps jusqu’à ce qu’ils tombent dans le canal. Quelques rats, effrayés par le bruit s’enfuirent à la surface de l’eau et le moine, alias Le Sacristain, ou Giaccomo pour les plus intimes remonta dans la gondole, se saisit de la rame et fit le trajet retour. Si on s’était approché de l’embarcation, on aurait pu l’entendre fredonner cette chanson bien connue : « Que c’est triste Venise, le soir sur la lagune, quand on cherche une main que l’on ne vous tend pas….. »



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L'abbé Khan ( Danielle)

L'abbé Kahn était un religieux apprécié de tous. Il sillonnait la région sur son antique bicyclette, musardant, nez au vent, s'arrêtant ici ou là pour saluer ses ouailles, les conseiller, se poser en conciliateur équitable lorsqu'un conflit éclatait entre deux paysans au sujet d'un lopin de terre, entre deux familles qui refusaient de voir leurs enfants s'unir... L'abbé Kahn s'asseyait sur le banc de la grande salle de ferme, remontait les manches de sa cuculle, acceptait avec grâce le verre de piquette offert, le vidait d'un coup et posait son menton lourd dans la paume de ses mains épaisses. Puis il écoutait, « religieusement » serait-on tenté de dire, les griefs, les complaintes, les aigreurs de ses administrés. Il écoutait sans mot dire jusqu'à ce que le plaignant se taise enfin, vidé de tout son fiel. Puis il se risquait à quelques questions prudentes mais ciblées, et, enfourchant son vélocipède cacochyme, voguait, improbable gondolier, vers la propriété de l'antagoniste. Là se répétait la même scène : banc, piquette, menton, mains, écoute, questions. Puis l'abbé Kahn retrouvait son presbytère à la nuit tombée, sachant qu'il allait toute la nuit ruminer le problème et que le lendemain, il remonterait sur son fier destrier pour distiller la bonne parole, pour raccommoder les trous béants du tissu rural, pour colmater les brèches de cette triste cambrousse. Un beau jour, ou peut-être une nuit, il en eut ras la calotte. Il prit un billet pour les Etats, une chambre au Sofitel de New York, et se promit de s'offrir une joyeuse nuit de ribouldingue, voire plus.

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TOUR OPÉRATOR  (Alain )

 

Etant organisateur de voyages j'ai prévu pour 2012 quelques sorties.

La première se déroulera vers l’ Italie , avec une halte à Munich : visite

de la cathédrale et direction Venise.  Pas le temps de musarder car

l'emploi du temps est serré. Un peu quand même pour admirer les gondoliers qui équitables essaient par tous les moyens de nous vendre des places, les prix étant loin d'être. Nous repartons vers Florence : visite d'un monastère, pas ma tasse de thé car je n'aime pas trop la façon des moines de  se promener la cuculle sur la tête.  Peut- être qu'ils se planquent ? Allez savoir !  Avec les curés on n’est pas au bout de nos surprises.  Je me suis laissé dire que certains font la ribouldingue… Encore des mauvaises langues !



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Requiem en deux pièces- cuisine-(Acte 1 Scène 1)   (Ambroise Râpé)

 

( Félicien  entreprend Antonine dans la cuisine pour quelques pas de danse. )

 

Félicien : ♫♫Quand j’avance, toi tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que l’on cucule

Antonine : Voila bien le grossier personnage que j’ai épousé ! Peut-être que ça t’étoufferait de donner un peu dans le romantisme !

Félicien : ♫♫Laissons la plage aux romantiques, ce soir, j’ai envie de t’aimer !

Antonine : J’aimerais bien voir en toi un peu plus de tendresse ! J’en ai assez de te voir jouer les rossignols de bazar ! Et puis, qui va faire la vaisselle ? Le partage équitable des tâches ménagères, ça fait pas partie de tes dix commandements !

Félicien : S’il n’y a que ça pour te faire plaisir, aussitôt dit aussitôt fait ! Et vlan, passe- moi l’éponge !

Antonine : Je préfère m’en charger ! A chaque plonge que tu entreprends, on y laisse deux assiettes ! Gondolier d’eau de vaisselle ! Quant aux courses, c’est pas mieux ! La dernière fois il t’a fallu une demi-journée pour aller chercher du pain tellement tu avais musardé en chemin .

Félicien : Ton courroux n’a-t-il pas eu son cours ? Peut-on blâmer sans cesse et punit-on toujours ?

Antonine : Ô ciel ! N’ai-je donc tant vécu que pour ces infamies ! Vas-tu cesser enfin ces viles fantaisies ! Tu finiras bien par me rendre dingue ! Retourne donc à tes ribouldingues !

Félicien : Cruelle amie, mon cœur me saigne ! Tu pleureras tantôt le vide que je laisse ! Et il te restera que la peau sur les fesses !

( Le rideau se ferme sur la sortie de Félicien.)

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De l’utilité à l’abus du portable ( Thierry)

Au début, on n’en voit pas vraiment l’utilité, mais pour ne pas paraître dépassé on se laisse tenter par un modèle très simple avec un forfait basique . Les premiers temps, on se surprend parfois à bavarder un peu fort au restaurant, dans le bus ou à la caisse du supermarché quand on a un doute sur le choix de pâtes à rapporter à la maison ! C’est vrai que c’est rassurant d’avoir toujours la famille, les enfants ou les amis à portée de voix. Comme tout le monde on apprend à rédiger des SMS en tapant sur ce clavier minuscule et on s’habitue à en envoyer à tour de bras ! Il n’est pas rare de croiser le quidam accro qui musarde dans le centre ville occupé à pianoter sur son appareil. Et voilà nos bancs publics, chers à Brassens, autrefois lieux de rencontres et d’échanges, devenus désormais simples sièges pour possesseurs de modèles dernier cri ! Ils sont carrément coupés du monde. Tels des moines en prière, la cuculle bien en place,  ces utilisateurs désoeuvrés accèdent à leurs mails et naviguent sur Internet, sans un regard ni une parole pour leur voisin, quelle désolation ! Le portable comme greffé au corps, ils échangent avec leur pote quelques messages creux et fixent la date incontournable de la prochaine ribouldingue bien arrosée ou plutôt d’une « super méga tef branchée. Eh oui l’avenir commercial de ces petits bijoux concoctés à bas coût au fin fond de l’Asie est assuré, c’est du solide, plus sûr que le sauvetage des emplois chez Lejaby ou la pérennisation du métier de gondolier ! Malheureusement, le marché des portables, comme beaucoup d’autres secteurs, n’est pas  près d’échapper aux « requins » si peu scrupuleux de la condition humaine : exploitation, profits et tutti quanti… Le commerce équitable a peu de chances d’investir ce créneau……on peut toujours rêver !!!  Et moi qui pensais que « LE CHANGEMENT, C’ETAIT MAINTENANT » !!!

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      Devinette  ( Fanette)

« …je ne pense pas avoir musardé ces 5 dernières années… »

« …je suis loin d’être à la ribouldingue tous les jours… »

« …équitable moi ?...jamais !... »

« …je mènerai ma barque jusqu’au bout, tel un gondolier… »

« …mais j’ai un rendez-vous avec les Français et je ne me déroberai pas sous une cuculle !... »

Qui suis-je ?

 

 

fontaine

La faute  ( Olivier) 

Un soir d’ivresse juvénile, un soir de carnaval entre San Marco et Santa Croce. Une fille inconnue, jeune et jolie comme l’amour qui fleurit. Une ville baignée par les eaux qui bercent les amants dans leurs rêves impudiques. La silhouette d’un gondolier qui glisse sous un pont. Sur la place, une ancestrale fontaine indifférente aux passants qui musardent, exhausse les vœux contre une pièce d’argent. Une petite pièce qui brille sous la lune comme une étoile qui scintille dans la nuit. Les vœux et les promesses étaient si nombreux que la fontaine était devenue une voie lactée où la fille m’emmenait d’étoiles en étoiles. Elle était la gardienne sacrée d’un trésor de rêves. Sur la margelle, perdue dans l’infini, nous nous sommes embrassés.

Ce fut un accord que j’ai cru équitable entre les amoureux crédules, les dieux qui n’existent pas et moi. Je volais l’argent du trésor et payais la chambre d’hôtel où nos étreintes fécondes furent les seules à tenir leur promesse. La fille tomba enceinte …

Mais la fille disparue, la nuit passa, la magie s’en fut et moi avec vers d’autres ribouldingues. L’histoire ne dira pas comment l’inconséquent que je fus aura été rattrapé par cette nuit là. Mais les rêves volés ne s’envolent pas. Ils vous poursuivent en cauchemars qui hantent vos nuits avant de noircir vos jours jusqu'à pourrir chaque lumière que le ciel aurait encore daigné vous envoyer. Les rêves volés reste prisonnier du désir d’un seul. Ils s’aigrissent et creusent leurs rancunes dans les interstices du désir et de la culpabilité. C ’en fut fini du temps béni des bamboulas. J’étais maudit.

Pour expier ma faute, les dieux qui n’existent pas me poussèrent vers la porte des églises. C’est de ce jour, que depuis ma cellule en bas du monastère, tel un gondolier regardant Venise s’enfoncer sous le poids de son passé, je noie ma vie sous les rigueurs de la cuculle.

 

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Les derniers jours de Nicolaou  ( Nerbard)

Camouflé sous sa cuculle, le petit Nicolaou, l’homme qui avait les cheveux qui sentaient les pieds, tel  un farfadet,  allait d’un pas alerte secoué par des spasmes convulsifs, rendre visite à sa teutonne copine Ankula.  Il fallait faire vite, marcher prestement, tant il se sentait ridicule et haï de ses congénères. Angoissé qu’il était par la peur de se faire lapider par ces petits jeunes aux mines pas tibulaires, mais presque qui l’haranguaient  sur son passage.

- Eh le grand nain, tu veux un petit coup de  karcher ? 

- Non, t’en veux pas, alors casse-toi pauvre con ! lui disaient-ils.

Arrivé à l’ambassade de Teutonnie, Ankula l’attendait par une porte dérobée.

- Hie mon Ankula, je suis tellement content de te voir.

- Moi aussi, tu me fais tellement marrer à tant brasser d’air comme moulin à vent et tout çà pour te faire bananer par le nouveau François.

- Hâtons-nous Ankula, il n’est point temps à musarder.

- Qu’est-ce que tu dis, tu veux me hussarder.

- Plus tard si tu veux, mais sans rien dire à Carlita. Pour l’instant, j’ai besoin de ton aide pour regrimper dans les sondages. Il faut que tu viennes me soutenir dans mes meetings comme je l’ai fait pour toi.

- Y aura de la bière ?

- Non mein Ankula, je soigne mon image de cycliste non dopé !

Ce n’est pas équitable, quand tu es venu, tu as eu tout ce que tu voulais, même mes combines  véreuses pour lutter contre le chômage en trichant sur les chiffres avec le chômage partiel dont tu fais ce que tu as envie. T’as pas appelé Berlusconi ?

- J’ai essayé mais on m’a dit que cette espèce de ribouldingue s’est reconverti dans les gondoles.

- Il remplit les rayons dans un supermarché ?

- Non non, il est gondolier à Venise, parce que ce con là ne sait pas nager, alors il ne pouvait pas faire le trottoir.

- Heureusement pour toi, parce que s’il venait, ce ne serait pas pour toi mais pour bousculer ta Carlita ! il est encore alerte le vieux et puis le viagra l’aide bien cette pine d’aigle !

- Bon, trèfle de plaisanteries, comme dirait un lapin dans un carré de luzerne. Oh celle là elle est bonne ! Tu viendras mon  Ankula préférée ?

Oui, je vais venir, la bouffe Franssousiche est meilleure que la teutonne, pour moi, çà me changera, mais pour toi, niet parce que de toutes façons,  tu te feras quand même niquer par l’ex rondouillard. Et là, je me marre, comme aurait dit le gros raillé !

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Déjà le 31 ?   ( Florence)

L'heure n'est pas à la ribouldingue, je vous le dis ! Musarder nez au vent est un luxe qui n'est pas donné à tout le monde et prendre le temps d'écrire un petit texte comme ça, juste pour le plaisir, tient carrément de l'insouciance irresponsable en ces temps compressés. Certes, ce n'est pas équitable, d'aucuns se la coulent douce et je les imagine chantant à pleins poumons comme un gondolier charmeur, d'autres se recroquevillent sous leur cuculle...

Comme je fais actuellement partie de la deuxième catégorie, je vous demande de bien vouloir excuser ce petit texte riquiqui... Je garde espoir cependant en des temps plus sereins et vous salue,

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 17:18

Publié dans : Infamies - Par gilren

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Peut-être un peu prématurée cette annonce en fanfare de la vente de 126 rafales à l’Inde. On a appris que si conclusion du contrat il y avait, celle-ci n’aurait pas lieu avant 6 mois. Mémé Alliot-Marie n’était pas contente du tout du manque d’empressement de la gauche à applaudir l’opération. Bah !  Il sera toujours temps de crier « Vive la France » le moment venu, surtout si on a changé de président. En attendant, et pour mettre toutes les chances de notre côté, pourquoi ne pas faire survoler le pays Indien par un rafale avec Alliot-Marie à bord. Celle qui a défrayé la chronique en voulant exporter le savoir faire policier français en Tunisie ne serait pas forcément dépaysée. Après son rôle d’hôtesse de l’air chez Air-Tunisie, pourquoi pas une autre mission aéronautique ? Un rôle de mascotte commerciale ?  La dinde du rafale, en quelque sorte.

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:32

Publié dans : Infamies - Par gilren

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Edifiant ! Pour les nostalgiques de Sarcouille 1er, rien de mieux que d’aller se requinquer sur la Une du Figaro de ce jour. A ce rythme là, votre champion va faire un score gargantuesque à la présidentielle.

( Merci à Charb pour son célèbre dessin paru en Une de Charlie Hebdo et qu'il me permette de le coller ici ! )

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 19:35

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

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Anita : Curieuse idée qu’a Gilren de la gestion collective !

Camomille : Je dirai même qu’il bafoue notre statut de rédactrices politiques du blog.

A : Décider à lui tout seul de purger le blog des sarcouillonnades existantes, c’est de l’abus de pouvoir.

C : De plus, c’est pas très judicieux, car en 3 mois, y a encore du grain à moudre. Le résident ne va pas se priver de faire encore ses derniers coups bas. Si on donne dans le motus bec cousu, c’est foutu comme le café bouillu.

A : Tu as mille fois raison ma Mimille ! Qui ne dit rien consent et on ne va pas faire  l’impasse sur le Sarco Circus. Il en va de notre crédibilité. Il sera toujours temps de faire le ménage en mai.

C : Et puis pourquoi tout supprimer ? Il y a tout de même des infos qui peuvent rester à la postérité. Un président guignol comme celui-là, ça ne se présente pas deux fois par siècle.

A : Il y a  par exemple cette confidence de Clara des Burnes qui dit être excitée d’être avec un homme qui a le pouvoir nucléaire. J’ai revu ça hier soir en faisant la rétro. Elle a l’amour maso la starlette. Un nain dans sa main, une grenade dans l’autre.  Avec elle, c’est la roulette russe permanente.

C : C’est sûr qu'on n'aura pas toujours l'occase d'avoir une huître qui nous fait des perles.

A : Soyons fermes avec Gilren et franches du jabot ! S’il ne s’ouvre pas à la concertation, on file se faire embaucher chez Modes et Travaux.

C : Que ce soit dit et écrit, pétouille de cul de bécasse. Faudrait voir à pas nous prendre pour des canards sauvages.

A : Venons-en à l’ordre du jour ! La jactance de dimanche soir !

C : Avec les échos qu’on en a eus sur le Net, y a rien de bien nouveau Docteur ! La schizophrénie suit son cours, le syndrome maniaco-dépressif est toujours bien accroché.

A : Oui mais il semble cependant que la psychose hallucinatoire se fasse chronique. La mégalomanie se maintient à un haut niveau et l’hystérie est entretenue.

C : Deux mots tout de même sur les marionnettes qui l’ont interrogé. Ce jeune blondinet, celui qui ressemble à Robert Redford, comment s’appelle-t-il déjà ?

A : Delahousse ! Il lèche sur la 2 !

: Delamousse, tu veux dire ! Il donne plutôt dans la chiffonnette à reluire. Cette midinette ressemble plus à Robert qu’à Redford ! Si c’est-y pas malheureux d’avoir ces présentateurs de bazar. Pas rebelle pour un sou malgré sa jeunesse ! Pas plus téméraire que Mémé Chazal !  Beaucoup plus adapté pour interroger les starlettes de la télé réalité.

A : En face d’un tel bonimenteur, faudrait mettre des vrais spécialistes et pas des présentateurs de loto. Des gens capables d’interrompre le gugusse et lui dire qu’il débite des craques. Deux jours après, quand l’interviou a été ruminée et digérée, on se rend compte de toutes les contre vérités. Après l’heure, c’est plus l’heure !

C : Maintenant, question audience, j’demande à remettre les pendules à l’heure. 16 millions de télémateurs, c’est pas forcément un exploit pour un président qui confisque 8 chaînes de  télé à une heure de grande écoute. A la même heure, la patronne nous a mis Zorro sur la 3 . Un petit bonheur ! Et là, c'était le vrai Zorro, celui qui surgit de la nuit avec son cheval au galop.

A : C’est certain que y a pas de quoi se pâmer devant l'audience.  T’en as les trois quarts qui guettent le début du film de la Une ou de la deux, et  tu as le tiers du quatrième quart qui enrobe la télé avec la nappe de la table. Mais y a toute même du positif quand Sarcouille jacasse. Hollande rafle 3 points supplémentaires dans les sondages. Hé Sarcouille ! Invite toi plus souvent à la télé !

C : Allez ! Va falloir tenir ! Combien au jus jusqu’au 6 mai Nini ?

A : Au jour d’aujourd’hui, pour parler comme ceux qui confondent la veille et le lendemain, ça nous fait du moins 96 .

C : Pétouille ! Et en heures, ça nous donne quoi ?

A : Allez ! Fais pas ta Morano ! On y arrivera plus vite que c’en a l’air ! Et puis il faut pas oublier le tout venant et positiver.  Par exemple Dassault qui a placé ses Rafale à l’Inde ! Avec le fric de la vente, ça va nous faire des jours meilleurs !

C : Ô pétouille ! J’en avale ma cacahuète de travers !

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 10:36

Publié dans : Infamies - Par gilren

maçonIl manquerait 900. 000 logements en France et Sarcouille et son équipe de branquignols ont trouvé la solution. Outre la vente des terrains de l’état aux collectivités, l’un des projets de François Hollande, ils ont eu cette idée lumineuse de surélever les immeubles et de repousser les murs des maisons existantes. Assez naïfs qu’ils sont, pour croire que ça va résoudre le coût du logement représentant 30% du budget des familles. Le Blog Amertume a voulu expérimenter le projet en invitant Jean-Marie Terrassier, architecte à reconcevoir un lotissement urbain qui abritait au départ 8 familles. Par honnêteté intellectuelle, nous devons reconnaître que l’étude a été couronnée de succès. Avec une nouvelle conception de l’occupation des hauteurs perdues, Mr Terrassier a réussi l’exploit de loger 525 personnes supplémentaires. Vous pouvez voir sur la photo du lotissement réhabilité le travail accompli. En utilisant et surmultipliant les vérandas déjà existantes, soit en les empilant directement à droite du lotissement, soit en en appliquant de nouvelles en façades, on a déjà résolu le problème aux trois quarts. Puis vous constaterez que sur la gauche, on a su utiliser l’espace en superposant en étages des cabanes à lapins réservées aux célibataires et aux couples sans enfant. Que sont devenus les garages ? Aucune utilité ! Au prix prohibitif de l’essence, qui va continuer à rouler en voiture ? Et puis, le must du must, on a tenu à conserver un petit carré d’ herbe pour pouvoir faire pisser les chiens. Ici, tout est devenu luxe, calme et volupté, et un habitant qui y reviendrait après s’être absenté une longue période ne saurait même plus où il habite.  Il y a donc de bonnes perspectives pour le bâtiment et surtout pour les nouveaux propriétaires qui voudront bien s’élargir. Maintenant, pour le locataire, faut voir à l'usage. 

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Lôtissement avant travaux

 

 

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Projet de Mr Terrassier

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 14:05

Publié dans : Infamies - Par gilren

president (2)

On m’a pourtant conseillé de ne pas le faire car ça pourrait  porter le mauvais œil à Hollande, mais au diable la superstition ! Et puis parce qu’on voudrait nous faire croire qu’il y a de l’arrogance chez Hollande, et bien, allons-y pour l’arrogance. Aujourd’hui, sur le Blog Amertume, va commencer le grand nettoyage de printemps. Un peu prématuré, certes, vu les caprices du thermomètre, mais il va me falloir désarkozyser le site. Plus d’un millier d’articles à passer en revue pour éradiquer la moindre référence à Sarcouille. Va-y avoir du boulot, même si sur ce blog, il existe heureusement d’autres centres d’intérêt. Dès le 6 mai, que vont faire les blogueurs qui se sont spécialisés essentiellement dans la sarcophobie ? J’ai une pensée solidaire pour eux. Peut-être se reconvertiront-ils dans le dinosaure ?

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 17:31

Publié dans : Infamies - Par gilren

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Si certains en France se demandaient encore si Sarcouille allait se présenter, voilà le doute qui est levé. Et c’est Hermann Gröhe le secrétaire du CDU, le parti d’Angéla, qui annonce le scoop. Il affirme même que sa patronne participera aux meetings hexagonaux du petit caporal. Voila qui est rassurant ! Une bonne Teutonne n’abandonne jamais le petit qu’elle a nourri au sein.

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 19:08

Par gilren
arts et lettres
Et la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres est décernée à Shakira ! Qu’a donc fait la mignonne pour mériter une telle distinction ? A-t-elle écrit une suite aux « Misérables »  de Victor Hugo ? A-t-elle composé  « La  Symphonie Préhistorique en Hutte majeure »? A moins qu'elle ait participé au logo-rallye du Blog Amertume ?  Rien de tout-ça ! La jeune chanteuse a eu le bonheur simplement de reprendre au cours de la soirée de NRJ Music Awards le tube immortel de Francis Cabrel « Je l’aime à mourir ». Et c’est vrai que son interprétation  donne un léger frisson sur les avant-bras. Mais bon ! Tout le monde ne pense pas comme ça et prétend que la petite ne méritait pas une telle récompense. Et ça fait débat ! Faut dire qu’en notre pays, on a un peu la médaille aléatoire et qu’on les distribue selon la bonne volonté des Princes. Ici, c’est le Prince Frédéric Mitterrand qui a épinglé la médaille sur le buste gracile de Shakira Isabel Mebarak Ripoll, un de ces noms un peu longs à broder sur le linge des gamins qu’on envoie en colonie de vacances. Shakira est une auteur-compositrice interprète, productice, musicienne et danseuse colombienne d'origine libanaise de son père, née le 2 février 1977 à Barranquilla en Colombie. Et la cigale ne fait pas que chanter.  Elle danse aussi ! De la danse orientale, du Merengue et du Tango.  Et puis on dit que beaucoup de ses profits liés à la publicité sont reversés par le biais de son association humanitaire aux enfants dont la famille a été victime de groupes armés. Finalement, elle l’a peut-être  pas volée sa médaille des arts et des lettres. Faudrait voir qui chez nous  en  est décoré, et on aurait probablement des surprises. On a vite fait de vous décorer le premier clampin venu qui présente une émission à la télé le samedi soir et qui finit par écrire ses mémoires. En ce qui me concerne, moi je lui la donne sa médaille à Shakira, juste pour le coup du frisson. Avec une petite réserve tout de même ! Celle de savoir si on a pensé à la donner à Francis Cabrel. Reconnaissez que ce serait la moindre des choses !
 
 
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 00:14

Publié dans : Infamies - Par gilren

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Plus très droit dans ses bottes le chauve qui sourit quand on le pince. Je dirai même plus: pas très à l’aise dans ses baskets !

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 19:03

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

perruches

Camomille : 5 ans, c’est lourd !  Faudrait pas que SARKOMMENCE !

Anita : J’espère pas ! Il me semble plombé le petit caporal.

C : Il a beau jouer les matamores , la dépression le guette.

A : Maintenant, il la joue fataliste. On n’entendra plus parler de lui si le peuple le lâche. Bande de sale racaille ingrate, qui ne reconnaît même pas le travail accompli !

C : Y manquerait plus qu’on le voie et qu’on l’entende encore ! Cela dit, on va pas se faire du souci pour sa reconversion.

A : Y trouvera toujours une bonne place à rien foutre dans un groupe financier ou chez un émir du Qatar. Le bougre devrait avoir des renvois d’ascenseurs de ceux qu’il a gavés pendant 5 ans .

C : Dans la finance, c’est râpé ! Hollande va tordre le cou aux banques.

A : Alors là, j’demande à voir ! Même si François a toute notre sympathie, faudrait pas croire  HOLLANDEMAINS  qui chantent !

C : Tu as raison ! La priorité c’est que Sarcouille dégage. Y sera toujours temps de juger ensuite. Mais avec ses réflexions sur son après, ce type continue à bluffer comme il l’a toujours fait. C’est la stratégie du retenez –moi, celle du capitaine qui veut être pleuré par ses troupes.

A : Oué ! Ton analyse n’est pas dénuée d’entendement. Ce qui est fort de moutarde, c’est l’empressement qu’il met à tout vouloir entreprendre sur ces quatre derniers mois. Il a noyé le poisson pendant 5 ans et voilà qu’il veut le ressortir de l’eau pour le réanimer.

C : C’est le président qui continue à bosser face aux candidats qui palabrent.

A : La musique ne prend plus. Même ses larbins sont dans le doute. Leurs arguments tombent dans les chaussettes. Copé compare Hollande à Léon Blum ; encore un p’tit effort et y va remonter jusqu’à Vercingétorix.

C : Et la Quiche Lorraine qui se fait escorter en urgence dans Paris pour rejoindre l’aéroport ! Résultat de la course : une moto du cortège envoie un pauvre quidam à l’hosto.

A : Y a une autre bignole qui est venue se rajouter à la clique des furies mais j’sais plus son nom. Une véritable équipe de bras cassés ! Mais dis-moi ! Sans vouloir revenir à Sarcouille, j’ai ouï qu’il ne ratait pas une occase pour citer dans ses conversations Blaise Pascal. Histoire de montrer qu’il lui arrive de lire autre chose que Les Pieds Nickelés Alors, si moi je suis la politologue avertie de la rédac, la littéraire que tu es va me rencarder sur Blaise. Qui c’est ce blaireau ?

C : Blaise Pascal ? C’est le bottin de la pensée, ou plutôt des pensées, car ce type là t’en sortait deux ou trois  entre chaque déglutition.

A : C’est donc lui qui a imaginé le cri de guerre de l’infirmière : « Je panse, donc je suis. » ?

C : Non non ! Rien à voir avec le Blaise en question ! Ça, c’est de René Descartes ! Non pas celui qui a créé l’IGN mais celui qui a inventé à lui tout seul le cartésianisme cartésien. Rien à voir non plus avec le philosophe Claude François         avec son « J’y pense et puis j’oublie » qui entre nous est beaucoup plus du niveau de Sarcouille.

A : A quoi donc il pensait ce Blaise ?

C : C’est vaste ma Nini ! Si tu prends par exemple dans le chapitre relatif à la soumission et à l’usage de la raison, tu apprends qu’il faut savoir douter et se soumettre là où il faut et que celui qui ne fait pas ainsi n'entend pas la force de la raison.

A : Tu m’en diras tant !

C : Une autre affirmation nous apprend qu’il est plus dangereux de ne pas croire que de croire ce que nous enseigne la religion chrétienne.

: Alors là, je suis assez d’accord avec Blaise ! Si t’es à deux doigts de passer de vie à trépas, ça mange pas de pain de faire semblant d’y croire. Imagine que Dieu nous attende derrière le rideau, rien de mieux que d’arriver avec la foi et les fesses propres.

C : Tu ne crois pas si bien dire ma Mimille ! Ecoute plutôt  ce qu’en dit Blaise : «  Quel mal vous arrivera-t-il en prenant ce parti ? Vous serez fidèle, honnête, humble, reconnaissant, bienfaisant, sincère, véritable. A la vérité vous ne serez point dans les plaisirs empestez, dans la gloire, dans les délices. Mais n'en aurez vous point d'autres ? Je vous dis que vous gagnerez en cette vie et qu'à chaque pas que vous ferez dans ce chemin, vous verrez tant de certitude du gain et tant de néant dans ce que vous hasardez, que vous connaîtrez à la fin que vous avez parié pour une chose certaine et infinie et que vous n'avez rien donné pour l'obtenir.

A : Oups ! Comme il y va le Blaise ! Qu’en termes tordus ces choses là sont dites ! Pas étonnant que Sarcouille en ait fait son livre de chevet ! Au réveil, y doit être tout engougnafié le zèbre !

C : C’est sûr que Sarcouille doit pas trop capter les éléments indissociables de ces pensées transcendantales où la raison rivalise avec une foi toute en mysticisme même si dans l’absolu elle peut se réclamer dans la dissolution des préceptes, d’un certain cartésianisme.

A : Dis-moi ? T-en as encore en stock des comme ça ? J’ai une migraine occipitale qui commence à s’installer. Pétouille ! Je comprends mieux maintenant ! Les sautes d’humeur, les soubresauts, les tics et la danse de Saint- Guy. Quand t’es pas préparé à ce type de lectures, y vaut mieux continuer à lire l’Equipe.

C : Allez ! Une petite dernière pour la nuit ! A propos de la corruption de l’homme et de l’injustice. Sujet ô combien d’actualité ! «  Il y a un Dieu : ne jouissons donc pas des créatures. Donc tout ce qui nous incite à nous attacher à la créature est mauvais ; puisque cela nous empêche ou de servir Dieu si nous le connaissons, ou de le chercher si nous l'ignorons. Or nous sommes pleins de concupiscence. Donc nous sommes pleins de mal. Donc nous devons nous haïr nous-mêmes et tout ce qui nous attache à autre chose qu'à Dieu seul. »

A : Au secours ! N’en jette plus ! Tu vas me faire mourir ! Qu’on m’apporte de l'aspirine !

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 14:23

Publié dans : Infamies - Par gilren

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On apprend dans le Canard que David Douillet, après sa retraite sportive était fermement décidé à ne plus vouloir faire ceinture. A la moindre sollicitation pour son auguste présence à quelque manifestation que ce soit, il avait pour habitude de demander un bon pactole d’espèces sonnantes  et trébuchantes. L’histoire de la ville de Fourmies est édifiante et on y voit comment la grosse cigale se sustentait. La municipalité qui était à l’époque aux mains d’un Mal Pondu avait quémandé la présence de Douillet pour inaugurer un nouveau complexe sportif qui portait son nom. La douce et tendre épouse du sportif, qui tout comme lui n’attache pas ses chiens avec des saucisses avait répondu ainsi : « Par la présente, je vous confirme l'autorisation de donner le nom de David Douillet à votre complexe sportif. Concernant une venue éventuelle de David pour une démonstration de judo, cela dépend évidemment de ses disponibilités. Le montant forfaitaire pour ce type d'intervention est de 12.500 euros hors taxes et hors frais de déplacement."

J’ignore combien pèse le gros Douillet, mais 12. 500 euros pour sa présence, ça fait cher au kilo ! Heureusement, le conseil municipal n’a pas voulu payer mais a tout de même conservé le nom de Douillet à son gymnase. Réparation a été faite après les élections de 2008 où la nouvelle majorité a débaptisé l’endroit pour lui donner le nom de Jean Juge, enfant du pays, spécialiste du 4x100 m disparu à l’âge de 85 ans. Les histoires ne finissent pas toujours mal en général !

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 22:24

Publié dans : Courrier et Chroniques - Par gilren

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Nicolas le Petit ! De tous les surnoms dont j’ai affublé ici le résident, je pense que c’est celui qui lui convient le mieux. Non pas à cause de sa taille réduite, car aux âmes bien nées la grandeur ne se limite pas au verdict de la toise. Petit par sa sournoiserie, sa mesquinerie, son absence de noblesse.  Hier encore, depuis les îles, le Petit s’est distingué dans la catégorie des mauvais joueurs. A l’heure où François Hollande tenait son premier grand meeting d’intronisation au Bourget, le Petit adressait ses vœux à l’Outre- Mer. Oui, oui, encore des vœux ! On fait durer le plaisir et on fait campagne gratos sous couvert de la fonction. Ce serait gâcher que de mettre ses vœux dans le même panier. A 15 heures tapantes à Cayenne, le Petit envoyait son bonbon au poivre pour tenter de court-circuiter le discours du Bourget. Les chaînes d’infos allaient-elles tomber dans le piège et couper la poire en deux pour nous montrer les deux candidats. Honneur à elles ! Sitôt le mini récital de Yannick Noah terminé, elles surent où se situait l’évènement et braquèrent leurs projecteurs sur le challenger. Ringardisé qu’il était le Petit et le vrai spectacle pouvait commencer. Il y aura sûrement pour lui de la tentative de revanche à l’applaudimètre, et nous en aurons forcément des échos. Des relents aussi, de ceux qu’on renifle au fond des vieilles armoires quand la naphtaline a fait ses œuvres. Car comme le disait en son temps un autre François, le résident est devenu depuis l’homme du passif.

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 22:14

Publié dans : Coups de coeur - Par gilren

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« Prendre le chemin des écoliers » Cette expression n’a jamais aussi mal porté son nom avec ces jeunes élèves qui chaque jour se rendent à leur école au péril de leur vie. C’est à Sanghiang Tanjung  en Indonésie, et il suffit de passer le pont pour faire plus court, afin que le trajet ne dure pas la journée. Un itinéraire bis en quelque sorte ! Bien se cramponner, regarder où l’on met les pieds, surtout ne pas laisser tomber les devoirs à la flotte, et arriver à l’heure pour l’appel. La soif d’apprendre ! (Photo : Beawiharta/REUTERS)

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