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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Lundi 23 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Sarkozy souhaiterait transférer les restes d’Albert Camus au Panthéon. On voudrait se grandir sur le dos des poètes disparus ? Au saut du lit, le petit homme s’interroge entre deux croissants : « Qui pourrais-je bien panthéoniser aujourd’hui ? » D’autres portant mieux le costume l’ont bien fait bien avant lui avec Jean Moulin, André Malraux ou Alexandre Dumas. Sa culture faisant défaut, une douce voix finit par lui susurrer à l’oreille : « Ce sera bientôt le 50ème anniversaire de la mort de Camus ! L’envoyer dans la crypte de Sainte-Geneviève serait un coup de génie ! » - Camus ? Le nom me dit quelque chose ! Dis m’en davantage ! – Mon chéri ! Camus, c’est L’Etranger, La Peste, Les Justes,  le Mythe de Sisyphe et bien d’autres œuvres encore. Ce Camus, s’il avait été de ce monde et que tu aies pu le détourner, c’eut été un coup de génie ! Cela aurait eu bien plus d’allure que les Besson, Kouchner et compagnie! A des kilomètres de là, Jean Camus le fils d’Albert  apprend la nouvelle par les médias. Et oui ! On n’avait même pas pensé à consulter la famille. On s’emmerde pas avec ce genre de détail en Sarkozie hexagonale. Qu’est-ce qu’il en dit Jean Camus ? Il estime qu’une telle décision serait un contresens sur la vie de son père, l’homme révolté, et il y voit là une récupération manifeste. Ouf ! Il a tout compris le fils d’Albert !  Faudrait voir à pas enchaîner les honneurs en passant de Danny le ch’ti à Camus le noble rebelle. Une alternance entre torchon et serviette en quelque sorte. Quant à Albert, l’intéressé lui même, comme il doit se retourner dans sa tombe à Lourmarin , petit paradis du Lubéron, là où le Prix Nobel de littérature lui paya sa maison. Quel sens Camus pourrait-il  donner aujourd’hui à cette fantaisie de boutiquier, lui qui tout au long de sa courte vie fut en recherche perpétuelle de cohérence sur les êtres et les choses ? « Absurde » forcément, qu’il trouverait la péripétie, et s’il devait se relever parmi les vivants, c’est certain qu’à La Peste, un de ses romans majeurs, il y rajouterait Le Choléra .

 

 

 

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Dimanche 22 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


- Monsieur ! Monsieur ! Qui sont tous ces gens rassemblés

   Ecoutant sagement Son Auguste Majesté ?

-  Monsieur, ce sont les Maires, les Maires de l’UMP

   Venus à l’Elysée recevoir leur fessée.

 

-  Monsieur ! N’est-il point question d'une mesure perfide,

   Les privant désormais d’avantageux subsides ?

-  Monsieur ! C’est bien cela , et l’argent qu’on leur prend

   Va être compensé par l’impôt des manants.

 

-  Monsieur ! Pourquoi affichent-ils tant de docilité,

   Alors qu’en leurs communes ils ne font que pleurer ?

-  Monsieur ! Ce serait sacrilège de s’opposer au Prince,

   Et chez eux plus qu’ailleurs, on a l’audace mince.

 

- Monsieur ! Ce bandeau tricolore me paraît superflu .

   On aurait mieux compris qu’ils viennent la plume au cul.

 

                                                            Gilren

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Samedi 21 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Une fois, deux fois, trois fois, adjugé, vendu ! La deuxième vente du couple Bergé - Saint Laurent  n’a finalement rapporté que la modeste somme de 8, 99 millions d’euros. Rien à voir avec la première qui avait atteint les 373 unités et des poussières, mais tout de même ! Un porte parapluie qui part à 109. 000 euros, du Fernand Léger adjugé à 181. 000, et du  moins lourd  acquis pour des sommes encore très considérables : un lustre en bois de cerf et d’élan, un bassin chinois, une paire de fauteuils de bal empire, quelques estampes et autres babioles provenant des propriétés de Château Gabriel à Deauville, et de l’avenue Marceau à Paris.  Le généreux mécène  reversera dit-on la totalité de la recette à la recherche sur le sida. Il y aurait là un gros zeste de  favoritisme que ça ne m’étonnerait pas. Et l’auto-immune ? Et l’agénésie du corps calleux ? Et la cystite interstitielle ? Et l’hémochromatose ? Et le syndrome de klinefelter ? Et la sarcoïdose ( à ne pas confondre avec la sarkophobie dégénérative et immuno dépressive) ? Et la sclérose latérale amyotrophique ? Et la Tourette ? Et la Guillain-Barré ? Et la grippe A ? ♫ Alouette , gentille alouette, alouette, on nous plumera ….



"Les travailleurs au repos" de Fernand Léger

Vendu à 189.000 euros, on n'ose imaginer à combien ce tableau aurait été adjugé si Léger avait peint les ouvriers pendant leur boulot .

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Vendredi 20 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Hakone ( Japon) Comme chaque année en pareille saison, on a fété dans la liesse la sortie annuelle du Beaujolais nouveau.

Remplissez votre piscine de Beaujolais nouveau.

Laissez chambrer le breuvage quelques heures pour atteindre la température ambiante.

Plongez y plusieurs brochettes de Nippons et Nippones de tous âges et souriants de préférence.

Laissez macérer une nuit en veillant à débarrasser la viande de tout appareil électronique : Iphone, calculette, appareil-photo, montres…

Dépecer en tranches moyennes et faire cuire au barbecue .
( Il n'est pas forcément nécessaire de garder les textiles  d'emballage pendant la macération . Ceux-ci pourraient se dégrader avec  l'acidité bien connue du Beaujolais et corrompre ainsi le breuvage. )

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Vendredi 20 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Le ministre de l’immigration part en chasse contre l’escroquerie sentimentale. En lisant ce scoop, je me suis dit qu’il y  avait finalement du bon chez ce type là. C’est pas tous les jours qu’un ministre se préoccupe des peines de cœur de nos frères et sœurs ici-bas. On allait enfin s’occuper de celles et ceux qui promettent la lune à l’élu(e) de leur cœur et qui une fois passés devant Mr le Maire lui font mener une vie d’enfer. C’est  du « Je t’aime, moi aussi » que j’ai cru comprendre qu’il voulait, le chantre de l’identité nationale. Mais, en y lisant de plus près, le mirage s’est révélé au plein jour : « de l’escroquerie sentimentale à but migratoire » qu’il s’agissait en fait, et qu’il appelle très poétiquement le mariage gris. Mais  pourquoi avoir substitué à l’appellation de mariage blanc que nous connaissons tous, celle plus teintée de mariage gris ? La première ne suffisait pas ? Chacun sait que le mariage blanc est une pratique utilisée notamment par des immigrants qui épousent une personne du pays d’accueil convoité dans le but d'obtenir certains avantages : autorisation de séjour,  logement,  nationalité de la personne épousée ou autres combines pas forcément honnêtes . Et pour ce qui est du mariage gris alors ? Un rapport avec la météo : « Mariage pluvieux, mariage heureux » ? Allez ! Arrêtons de tourner autour du godet ! Chacun sait comment  est obtenu le gris sur la palette du peintre. Le mariage gris, ce n’est pas celui de Paul  et Gottfrid , mais bien celui de Roselyne et Lisimba. Quand l’un lave plus blanc, l’autre fait tâche. En bon révisionniste de la langue française, ce Besson transfuge à la pâle figure préconise une thérapie  bien sombre pour notre société . Une thérapie qui  ne risque pas de nous faire voir la vie en rose. Elle est peut-être bien ici l’escroquerie sentimentale ?

 

 

 

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Jeudi 19 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

On connaissait la main de Fatima , la main de « Touche pas à mon pote », la main de ma sœur dans la culotte d’un zouave, il y aura désormais la main d’Henry, celle qui vint sauver in extremis la patrie en danger au stade de France . En son temps, l’argentin Maradona sut lui aussi trouver de la main le fond  des cages britanniques. C’était lors de la coupe du monde en 1986 et cette main de Dieu comme il la baptisa lui même  amena son équipe quelques matchs plus tard à la victoire finale.  « Un poco con la cabeza de Maradona y otro poco con la mano de Dios » (« Un peu par la tête de Maradona, un peu par la main de Dieu ») déclara-t-il après le match. Pour en revenir au match d’hier soir, ces vaillants Irlandais qui  auraient largement mérité de gagner sont repartis chez eux Gros-Jean  comme devant (*) après ce mauvais coup de main du destin. Aucun d’entre eux n’a même songé à mettre sa main dans la gueule de l’arbitre et c’est tout à l’ honneur gaélique . Qu' y pouvait-il le pauvre bougre face à cette cohue faisant des pieds et des mains pour mettre la boule de cuir au fond des filets.N'allons surtout pas lui faire un procès en sorcellerie ! Du diable, il n’avait que la main ! Ah, s’il y avait eu la vidéo ! Cette bien pâle équipe de France a donc gagné son billet pour l’Afrique du Sud , ce qui pour la petite histoire va  permettre à son entraîneur de garder la main . Et puis aussi  à d’autres aux mains pleines, mais pas si innocents que ça , à qui ces jeux du stade vont apporter un solide coup de main.

 

Gros-Jean comme devant : Ne pas être plus avancé. Avoir eu un espoir important  et se retrouver comme avant du fait de l'espérance déçue.

Autrefois, un Gros-Jean était un rustre ou un niais. Et devant était compris comme avant.Un Gros-Jean qui n'arrivait pas à comprendre quelque chose, même après qu'on lui ait donné des informations susceptibles de l'aider, était donc aussi stupide après qu'avant. C'est Jean de la Fontaine qui a popularisé cette expression dans La Laitière et le Pot au lait .

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Mardi 17 novembre 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Anita : Tout d’abord, merci à Gilren de nous laisser intervenir en temps si rapproché. Une fois n’est pas coutume ! Mais gaffe à ton vocabulaire! J'ai eu quelques remarques acerbes de la censure. Ton beurre de la veille, il est mal passé! Un peu gras a-t-on dit à la rédac en chef que je suis.

Camomille : Fabius aurait porté réclamation? Le jaloux! Comme pour les autres, y a pas plus de Fabius que du beurre au phallus ! Oui, si hier, nous témoignions de notre sympathie pour Ségolène, aujourd’hui c’est pour Tony le convoyeur que notre cœur s’emballe.

A : Oué ! N’allons pas trop vite en besogne ! Voyeur, je n’sais pas, mais con, ça oui, et plutôt largement sur les bords. Voilà un type qui se fait un max de fric sans avoir travaillé plus, qui est reconnu comme un héros par la France profonde, et qui finalement se déballonne deux semaines après son coup de génie . A en pleurer !

C : Va savoir ! La perspective de devoir fuir sans cesse et de ne pas dormir la nuit l’a peut-être fait gamberger. Maintenant, une fois son fric bien caché et avec un avocat à la hauteur, il peut se permettre une retraite de deux à trois ans en prison. En ressortant, c’est une autre retraite qui l’attend, mais dorée celle-là !

A : Cette histoire n’a jamais été nette ! Explique-moi un peu ? Tu es fliquette et tu trouves le box où est  recelée une dizaine de millions d’euros, l’argent du fourgon. Est-ce que tu t’empresses de prendre le fric en photo et d’envoyer tout ça à la presse ?

C : Ben non, ma chère Anitson ! C’est élémentaire ! Je mets une équipe en surveillance jour et nuit pendant une quinzaine de jours qui cueillera le gugusse dès qu’il viendra chercher un peu d’argent de poche. Au lieu de ça, ils alertent ciel et terre et Tony a tôt fait d’être au parfum. Des débutants ces poulets de seconde zone !

A : A moins que ce gars là ne soit pas un boulimique et qu’il ait eu besoin seulement de deux unités.

C : Ce serait un bel égoïste alors. Il aurait pu faire une petite distribution dans les boîtes aux lettres du quartier et faire pas mal d’heureux un mois avant Noël. Quel gâchis !

A : C’est sûr que c’aurait été plus judicieux que cette distribution de débiles faite dans les rues de Paris.

C : Parlons peu, parlons bien ! Ce qui est intéressant maintenant, c’est de savoir où sont passés ces deux millions d’euros net d’impôt . C’est tout de même une somme rondelette, même si ça reste dérisoire pour un banquier voleur sous protection de l’Etat.

A : Vois tu ma chère Camomille Marple, en admettant qu’il ait caché ce fric, car il peut très bien se l’être fait piquer par plus grand que lui, il nous faut étudier les quelques possibilités de cachettes où il est enfoui.

C : Enfoui, as-tu dit ? Cela voudrait dire qu’il est forcément enterré ?

A : Tu l’as dit bouffie ! Y peut pas l’avoir mis dans une banque ! On serait vite remonté à lui . Pas plus dans un box comme le coup d’avant. Comment paierait-il la location en prison si on admet qu’il est seul sur le coup. Pas d’avantage dans une consigne de gare. C’est pas éternel ces boîtes là et c’est juste bon pour y remiser des cadavres coupés en pièces dans des valises à trois sous. Alors, où mon cher Lieutenant ?

C : Au fond d’un jardin ?

A : Bedouille ! La police même si elle manque de malice aura tôt fait de remonter au jardinier de ses connaissances.

C : Dans la forêt alors ?

A : Elémentaire ma chère Camson ! Si les arbres pouvaient parler, ils t’en raconteraient des vertes et des pas mûres. Les forêts regorgent de secrets inavouables. Des cadavres en pagaille qui pourrissent sous l’humus et des trésors qu’ Ali Baba n’auraient jamais pu accumuler.

C : Sauf que la forêt en France, ça recouvre pas mal d’hectares !

A : Pétouille ! Mais y faut faire dans le sélectif ! Ce type a un cursus, un passé ! Il est né à St Martin d’Hères dans l’Isère à deux pas de chez Gilren , là où est née sa fille Fanette. Peut-être même ont-ils été voisins de berceau les bambins ?  Tony peut très bien revenir aux sources. Non loin, se trouve le bois du Mûrier. Y a de quoi retourner une pelle !

C : J’ai entendu dire qu’il était aussi propriétaire de murs à Romans, le pays de la pogne et de la chaussure. Là aussi, c’est pas la forêt qui manque. Le Vercors est tout proche !

A : Je veux ma nièce ! Tu commences à rentrer dans ton rôle ! Tout près de Romans, y a Saint Pierre de Chérennes, l’endroit où les scouts du Temple Solaire avaient organisé leur barbecue. Tu vois, y a pas trente-six endroits où on peut retrouver le flouze.

C : Et pourquoi pas à Monaco ?

A : Bedouille ! Y a pas de forêt à Monaco ou alors, c’est de l’artificielle. C’est que du rocher et de l’eau trouble ! Et puis, même si notre gars n’est pas malin, il irait pas cacher son fric à l’endroit le plus corrompu de la planète pour le retrouver au final blanchi de chez blanchi à ne plus pouvoir en lire les chiffres. Une demi mondaine, un footballeur ou un tennisman aurait tôt fait d’y mettre la main dessus. Non, crois moi, ce fric, il faut pas aller le chercher chez les princesses ou dans la forêt de Bombon. Il est enterré entre Grenoble et Romans et les plus malins doivent s’atteler à la tâche. Une pioche, une pelle, une bonne paire de bottes et en avant l’aventure !

C : J’avoue que je suis sous le charme de votre analyse Madame la Commissaire. Elisabeth Georges et Patricia Mac Donald ne vont pas manquer de s’inspirer de votre perspicacité policière. J’ai ouï dire que notre ami Gilren était parti à la chasse au trésor par les chemins du Sud-Est . C’est que depuis que ses enfants lui ont offert un super GPS  Evadéo, conçu par la maison IGN, il passe ses journées avec. Il le branche même en simulation la nuit  sous son oreiller et ça lui dit dans son sommeil s’il  doit tourner à gauche ou à droite. Le matin, il  est fourbu comme c’est pas possible.

A : M’en parle pas ! Il a un p’tit vélo dans la tête !

C : En plus de l’auto, ce GPS est même prévu pour les randonnées à vélo ou à pied. C’est dire s’il va pouvoir aller fouiller ici où là pour dégoter le magot.

A : Et puis, si les biffetons venaient à faire défaut, y pourra toujours se rabattre sur les châtaignes.

 

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Lundi 16 novembre 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren

Anita : T’as vu ce blanc bec de Peillon qu’a manqué de civilité envers Ségolène.

Camomille : Un ingrat, ce type là,  avec sa tête d’enfant de chœur et de premier communiant.

A : Il a le culot de dire que Ségo est venue lui gâcher la fête de Dijon .

C : C’est sûr qu’il voulait faire sa mayonnaise dans son coin avec juste deux pelés et trois tondus.

A : Faux-cul, fleur de nave  qu’il  est la choupette. Il était tout  courroucé de voir sa réunion Tupperware torpillée. Ségo arrive pour mettre de l’ambiance et voilà qu’il crie « Au viol ! »

C : Encore un type du pet S qui ne se grandit pas. Ça joue les suceurs de roue au début, et à la fin, ça te poignarde dans le dos. Et puis, quand ils ont perdu tout espoir de promotion dans leur maison, ils filent chez les mal pondus pour essayer de se faire un avenir. Beurkkkk !

A : Du coup, cet euro député parachuté organise les primaires à lui tout seul. Il décide de qui en sera ou de qui en sera pas . Trouducutant le bougre !  A part nous, il ne lui reste plus grand monde à notre amie Ségolène .

C : Quedouille ! Il lui reste des millions de partisans qui ont bien compris qu’un 1er échec n’est pas rédhibitoire. Avant de l’emporter en 1981, Mimi a fait les jeux de 1965 et 1974 , et avant qu’il soit élu en1995, Chichi a fait ceux de 1981 et 1988.  Comme pour le saut en hauteur, elle a droit à ses trois essais , même si dans son propre camp on essaie encore une fois de lui faire prendre la barre en pleine gueule. Faut qu’elle arrive à lâcher toute cette valetaille, car elle n’a rien à gagner dans ce marigot socialo. Et y a pas plus de Strauss Kahn que du beurre à la banane ! Et pas plus de Cohn Bendit que du beurre à la bite .

A : Aie ! Tu y vas un peu fort mais on mettra ça sur le compte de la poésie. 

C : Même Lang y va lui aussi de sa bave de crapaud !  Revenant de Corée après être allé y  jouer le petit télégraphiste de Sarcouille, ça ne le gêne pas de s’en prendre à Ségolène . Il se dit consterné le Jacquot.

C : Ah oui ! C’est le « sterné » que j’me rappelais pas. Vilain Jacquot piailleur ! Consternés, effarouchés, décontenancés, déboussolés, dépités, révoltés qu’ils sont ces eunuques. Ils finiront outragés, humiliés  et martyrisés. Je compte sur Ségolène pour qu’ils l’aient tous dans le rectum. Au moins, on pourra les faire gloser en parlant de rectitude !

A : Ségo ! Lâche pas le morceau ! T’as le soutien des perruches ! Et si ça devait se faire sans toi , on se bayroutisera,  ou au pire, on s’engagera dans la Marine !

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Mardi 10 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Ça fauche à tout va dans les travées des grandes surfaces et il n’y a rien d’étonnant à cela. L’alimentaire pour beaucoup, car il faut bien arrondir les fins de mois, ou plutôt les milieux de mois, et puis tous ces petits articles de rien du tout qui vous coûtent pourtant la peau des fesses. De la peau, parlons-en justement! C’est la lame de rasoir qui remporte la palme du vol à l’étalage . Tous ceux qui n’ont pas encore versé dans le rasoir électrique, ou qui n’adhèrent pas au club des barbus en savent quelque chose. Même si on ne sait pas trop compter, on est obligé d’y aller de sa division pour prendre acte du vol, autorisé celui-là.  Le pack de 6 rasoirs jetables à  16, 20 € , le pack de 4 lames à  8 € et des poussières, tout ça fait cher à l’unité, et on reste des plombes devant le rayon à faire le juste choix. Il faut dire aussi que ces rasoirs, on vous les emballe dans du conditionnement spécial, de la grosse boîte fortifiée qui sonne au portillon quand vous essayez de sortir sans payer, à la barbe du vigile. « A la barbe », je vais peut-être vite en besogne car on ne voit pas beaucoup de barbus devant l’huis des surfaces grises. Bref, à tergiverser ou pas, on n’y coupe pas, et il faut bien sortir avec de quoi se raser pour apprêter sa petite gueule d’amour . Il y a bien ces sachets en bas de rayon, qui défient la concurrence de ceux du dessus et qui affichent le rasoir autour des 50 centimes. Deux fois que je les essaie, une première fois pour voir, et une seconde pour confirmer ma première impression et aussi mon masochisme congénital. C’est avec la gueule sanguinolente que vous vous retrouvez devant le miroir , surtout au niveau des moustaches, et ça vous donne de faux vrais airs de Dracula ou de Nosferatu . Alors, c’est la complainte qui commence avec les bouts de coton ou de papier cul qu’on s’applique sur la figure. Et puis après, c’est avec le visage congestionné, rougi façon carnaval, que vous passez la matinée. Ô rage, Ô désespoir Ô rasage ennemi …. Qu’on se le dise, comme pour tout le reste, il y a le rasage du pauvre,  avec sa lame émoussée, de celle qui vous écorche la gueule dès la première caresse,  et puis toute une gamme supérieure  comme par exemple la Wilkinson Quattro + Confort au nom de voiture de luxe, avec ses 4 lames finement espacées pour un plus grand confort et sa plaquette enrichie à l'aloès pour une glisse exceptionnelle. Mais pour cette dernière, il va vous falloir y mettre le prix. Tout se paie me direz-vous, et j’en conviens. Tout se vole pourriez-vous rajouter , et j’en conviendrai aussi.

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Lundi 9 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Ce jour là, il faillit bien se faire marcher sur les pieds !

En ce 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, le Web n’en finit pas de bruire autour de la présence ou non de Sarkozy au pied de l’édifice le fameux 9 novembre 1989. Matuvu raconte paraît-il  son odyssée dans son espace Facebook et dit même avoir donné des coups de pioche contre l’édifice. Nombre d’historiens qui connaissent cette journée mémorable sur le bout du doigt contestent le récit du touriste qui contiendrait quelques invraisemblances. Pour ma part, ce récit m’est inaccessible étant donné mon allergie chronique au personnage. J’ai cependant tendance à le croire sans l’avoir vu, car selon l’adage bien connu :

C’est au pied du mur qu’on voit le colimaçon !


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Dimanche 8 novembre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren


Il y a encore deux ans de cela, le Mont Blanc mesurait
4810, 90 mètres. Aujourd’hui, il émerge à 4810, 45 m . Comment voulez vous qu’on s’y retrouve et qu’on retienne notre leçon de géo pour le lendemain, tellement c’est fluctuant. Tantôt il prend de la hauteur, tantôt il rapetisse.  Pour ma part,  comme pour des milliers de potaches, je l’ai connu à 4807 m et c’était réglé une bonne fois pour toutes, du cours préparatoire jusqu' en fin d’études. Maintenant, on ne sait plus trop et on n’a pas toujours sa paire de jumelles avec soi pour vérifier s’il a neigé pendant la nuit. Si la hauteur du géant alpin est capricieuse, il gagne du terrain aussi à l’horizontale. Les glaciologues ont observé un déplacement de la crête de 26 m vers l’Italie et si les vents continuent à souffler de trop, le temps n’est plus très loin pour que nos voisins transalpins s’emparent de notre massif et s’approprient le record d’altitude. Déjà que la plaque africaine s’approche de nous à grands pas, ça va être dur de garder notre identité nationale. On estime que la ville d’Alger se rapproche de Paris de l’ordre de 1 cm par an. C’est fou ce que ça bouge ! Allez, je vous laisse ! Je vais faire un tour à la casbah et je devrais être de retour vers midi.

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Samedi 7 novembre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren
 

Dès la naissance, le vagissement  du bébé français n’a pas la même tonalité de celui du petit copain allemand. C’est le résultat d’une étude menée par une équipe franco-allemande qui a analysé des heures et des heures d’enregistrements de cris de bébés. Le nouveau-né français a la voix qui monte tandis que celle de son congénère teuton part de l’aigu vers le grave. Les chercheurs de l’institut Max-Planck expliquent ce phénomène par la différence d’intonations dans les deux langues qui sont perçues dans le ventre maternel. Si cette étude est censée nous dire que l’ouïe est le premier système sensoriel qui se développe chez le foetus, ce n’était pas inutile de nous le rappeler. Maintenant, si c’est pour nous signifier que l'intonation germaine a du peps à couper au couteau, ça on le savait déjà. Imaginons un instant ce qu’auraient pu être les pleurs du bébé d’Adolphe si toutefois il avait existé. La maternité en aurait été toute retournée et les autres bébés traumatisés à vie. Même un mur anti-bruit, berlinois ou munichois n’y aurait pas suffi. Gesetz geben meine flasche und schneller als die ! ( Apportez -moi mon biberon, et plus vite que ça ! )

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Vendredi 6 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren


Euro Disney est dans le collimateur de SOS Racisme. Suite à une plainte en bonne et due forme de l’association qui veille au grain de peau, un huissier a débarqué chez Mickey et toute la bande pour saisir les listings de salariés et de candidats à l’embauche . Il y aurait de fortes présomptions de fichage ethno-racial en rapport avec l’embauche du personnel . Il est vrai que pour renseigner sur la nationalité de l’employé, le fichier semble avoir quelques problèmes avec sa géographie. Mentionner que l’un est Guadeloupéen, que l’une est Martiniquaise et l’autre Réunionnaise ne colle pas vraiment avec la réalité de la nationalité française, ou de l’identité nationale si vous préférez. S’ajoute à cela un listing informatique de salariés classés par catégorie « Afrique hors Maghreb », « Afrique Maghreb », « Europe de  l’Est » et autres lieux exotiques. Tout ça ressemble tout de même à une belle ségrégation chez Disney qui se veut internationalement convivial.  Maintenant, à la décharge des employeurs, j’admets bien volontiers qu’il puisse y avoir une contrainte de casting. Passe encore si l’on troque la pantoufle de Cendrillon contre une babouche, mais de là à confier le rôle de Blanche Neige à une jeune fille du Ghana ou du Niger, avouez que c’est peu orthodoxe. Faudrait voir à respecter les fondamentaux !

( Quoique ! Avec le petit montage d’image que je viens de mijoter avec beaucoup de plaisir, je m’interroge, je m’interroge…)

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Jeudi 5 novembre 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren


Ça commence par des ennuis de peau avec la chytridiomycose  et ça se finit en maladie cardiaque irréversible. La faute à qui ? A cet épouvantable champignon bien connu qu’est le Batrachochytrium dendrobatidis. Sale temps pour les crapauds et les grenouilles. Ce satané champignon en s’attaquant à la peau des batraciens réduit de plus de moitié le transport des ions sodium et potassium, qui normalement passent de l’eau environnante à leur organisme par l’intermédiaire de leur peau. Et chacun sait que ces ions sont vitaux pour les cellules.  Le potassium est notamment un élément indispensable au fonctionnement des cellules cardiaques contractiles. Avec l’électrocardiogramme, on a pu constater le cœur des rainettes ralentir avant de cesser de battre et les chercheurs ont pu relancer la machine  en  abreuvant ces malheureuses créatures de boissons riches en potassium et en sodium. Pauvres bêtes ! Leurs cuisses ont beau être attractives, leur cœur n’en est pas moins malade. Ce sont leurs congénères Sud-Africaines qui ont répandu le Batrachochytrium dendrobatidis, poison qui est devenu l’un des principaux facteurs du déclin mondial des amphibiens. A trop vouloir ouvrir  grand nos frontières, la contamination était inéluctable . Pourquoi ne pas avoir bessonisé cette population malsaine avant qu’il ne soit trop tard ? Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature  32% des 5918 espèces d'amphibiens connues sont en danger, contre 12% pour les oiseaux et 23% pour les mammifères. Trente-quatre espèces d' amphibiens se sont éteintes et 130 ont peut-être elles aussi disparu. Il y a donc péril dans les mares car le traitement des grenouilles, s’il est possible en laboratoire n’est pas imaginable sur le terrain. S’il vous arrive de longer les roseaux, au printemps prochain, un soir de pleine lune, pourquoi ne pas vous munir d'un défibrillateur, car les coassements que vous ouïrez seront plutôt des plaintes de douleur que des gémissements d’amour.

 

Dernière minute : De récents travaux  montrent qu’une bactérie vivant sur la peau des amphibiens produit une substance toxique pour le champignon, protégeant ainsi l’animal. Enrichir le sol avec cette bactérie pourrait aider les populations d’amphibiens à résister à la maladie. Mais c’est pas gagné !


 




 



 

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Jeudi 5 novembre 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

C’est parti pour les sondages de la prochaine présidentielle de 2012. L’ IFOP livre pour Valeurs Actuelles à paraître ce jour une enquête d’opinion dont elle a le secret . Et qui arrive en tête au premier tour ? Sarkozy, bien sûr, celui que nous vénérons tous. Avec 28 % d’intentions de votes, il devance Martine Aubry ( 20 %), François Bayrou ( 14 %) , Marine Le Pen (11 %), Olivier Besancenot ( 9 %) Dominique de Villepin ( 8 %) et deux ou trois autres derrière pour faire un chiffre rond. Les jeux sont faits, rien ne va plus ! Oyez oyez braves gens, on vous entube et tout va bien ! Il n’est pas interdit aux  instituts de sondage aux ordres de délirer, mais ce qui est grave , c’est que ces inepties soient reprises par les organes de presse et qu’elles fassent leur petit bonhomme de chemin dans les petites têtes pensantes. A bien y réfléchir, trente-six mois, ce n’est pas une éternité. L'électeur a le temps de se souvenir de la leçon. Mais bon, tout ça est riche d’enseignement. On sait que Villepin est partant et on connaît déjà les résultats des primaires au parti socialiste. C’est-y pas merveilleux ? On aurait même pu rajouter à la liste proposée aux badauds Rama Yade,  très en vogue actuellement. Et Blanchette ? Vous savez bien ! Celle qui se laissait traire sans bouger et sans mettre le pied dans l’écuelle . On aurait pu tout de même  y penser à Blanchette ! Elle aurait probablement fait un tabac à la barbichette de tous ses concurrents. Bref, il est temps de décréter l’état d’urgence et d’instaurer le couvre feu pour ces instituts à la mords moi le nœud. Faudrait en causer deux mots à Brice. Pour la petite histoire, l’IPSOS, un autre manipulateur de la bande nous annonçait il y a deux jours seulement, une chute de 10 points pour Sa Suffisance, la faisant passer à 39 % d’opinions positives. C’est fou ce que les sondés sont versatiles !

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