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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)






























































































































































































































L'oiseau Lyre







 
Coucher de soleil en montagne

Jon regarda le ciel ouvert devant eux. Le soleil avait complètement disparu  derrière l’horizon, mais la lumière continuait d’illuminer les nuages. En bas, très loin sur la vallée, il y avait une ombre légère qui voilait le relief. On ne voyait plus le lac, ni les collines, et Jon ne pouvait pas reconnaître le pays. Mais le ciel immense était plein de lumière, et Jon vit tous les nuages, longs, couleur de fumée, étendus dans l’air jaune et rose. Plus haut le bleu commençait, un bleu profond et sombre qui vibrait de lumière aussi,  et Jon aperçut le point blanc de Vénus, qui brillait seul comme un phare.
J.M.G. Le CLEZIO


 

 

 

 

Brouillard

 La vallée étroite où serpentait la rivière  s’embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d’abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d’où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres.

Guy de MAUPASSANT

 












Automne en forêt

La forêt était à une heure de grande beauté. L’automne somptueux dorait toutes les cimes. Le vent rebroussait la tignasse fauve des vieux chênes. Le blond pâle des acacias et des tilleuls se mêlait aux tons chauds des hêtres et des érables , au rouge  éclatant  des merisiers . La forêt était à une heure de grande beauté, mais on devinait cette beauté menacée et fragile . Déjà, les feuilles mortes jonchaient le sol ; d’autres, sous les brusques assauts du vent, se détachaient des branches et tourbillonnaient comme une volée d’oiseaux apeurés .

 E. PEROCHON

 

 

 

 

 


 


Chemin de Provence

  

Il était bien joli ce chemin de Provence. Il se promenait entre deux murailles de pierres cuites par le soleil, au bord desquelles se penchaient vers nous de larges feuilles de figuier, des buissons de clématites, et des oliviers centenaires. Au pied des murs, une bordure d’herbes folles et de ronces, prouvait que le zèle du cantonnier était moins large  que le chemin. J’entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des lézards immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil.
Marcel PAGNOL


    

 









Campagne sous la neige

En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Les fermes, isolées dans leurs cours fermées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls, les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel. On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours. Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta.

 
Guy de MAUPASSANT




 

 

 




Le feu

La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les trois heures du matin .

Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes ; son ventre de flammes suit; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance . Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici, elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pins . Le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction . On dirait qu’elle sait où elle va .

 

 Jean GIONO

 

Jeudi 2 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

28 juin

1er juillet


Il y a trois jours de cela, le café et le croissant coûtaient  6, 30 euros au Celtic Bar. Depuis que  la baisse de la TVA est passée de 19,6% à 5,5 % le 1er juillet, la note affiche le même prix. Où est l’erreur ? Allez  savoir ! Y a forcément une explication avant de faire vos mauvaises langues.  Soit depuis la baisse, le café est servi chaud, soit on offre le sucre,  soit le croissant est frais du matin. On n’a rien sans rien !

 

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Mercredi 1 juillet 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Faire un papier sur un sujet avec les photos des uns et les témoignages des autres, ça n’a pas le bouquet final du papier fait maison  quand on se déplace soi même et qu’on fait avec les moyens du bord . Ce matin, revenu dans ma bonne vieille ville de Grenoble, j’ai enfourché mon vélo et suis allé à la rencontre des fans de Johnny. 10 h ¼ au Parc Paul Mistral, la température affiche déjà 34 degrés et le parcours de chicanes est déjà installé avec ses centaines de barrières. Une cinquantaine de spectateurs est déjà là, attendant l’ouverture à 17 h. Je m’arme de l’audace du pseudo reporter que je suis, m’avance vers eux à la tête de la queue et j’engage la conversation. Les premiers m’annoncent qu’ils sont là depuis la veille à 14 h. Je les questionne sur le gîte et le couvert et ils me montrent les cartons de couchage et les provisions dans le sac. Pour les besoins naturels, ils s’absentent quelques poignées de secondes mais les compagnons de queue veillent au grain pour que vous puissiez reprendre sans problème votre place dans la chenille. « Vous devez l’aimer Johnny pour en arriver là ? » je demande à Joëlle. « C’est ma passion, ma source vitale » qu’elle me répond avant d’être interrompue par sa mère au téléphone qui garde les petits-enfants. Il y a les « Filles de Vizille » avec leur carton où est écrit « Les Vizilloises à la vie à la mort pour Johnny ». Je demande à l’une d’elle, Josiane, si elle est venue au spectacle en adepte ou en mélomane. Elle me répond q u’elle est venue en car de Vizille, et que de la gare, elle a pris le tram jusqu’au stade des Alpes. Chez les hommes je revois un peu les mêmes profils dont je me suis servi pour illustrer mon propos de la veille. Tout le monde est gentil, disponible, bon enfant. A la boutique des reliques, je m’adresse à trois compères qui font leurs emplettes de maillots et d’objets du culte. « Eh ! Les fans de Johnny !  Tournez-vous un peu que j’vous prenne en photo ! » Ils prennent la pose bien gentiment. « Vous y serez ce soir au concert ? » qu’ils me demandent. « Oh que non ! » leur dis-je. « C’est pas ma tasse de thé ! Moi je m’intéresse plutôt aux fans. » Ils me rétorquent que de leur côté, ils tournent à la bière depuis le matin. « On s’ra dans le journal demain matin ? » m’interrogent-ils. « Non, mais vous s’rez sur mon blog » que je leur réponds en les rassurant. Avant de les quitter, j’entonne à l’intention de Josiane «  ♫  Je veux te graver dans ma vie ! » Je sens que j’ai une cote d’enfer ! Elle me fait un superbe sourire pour ma dernière photo. Je remonte sur le vélo et file vers le parc de l’Ile d’Amour. Y sont gentils les fans à Johnny !








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Mardi 30 juin 2009

- Par gilren

Enfin, c’en est fini du climat de ségrégation et d’ostracisme qui existait jusque là dans le monde végétarien depuis que la Commission Européenne donnait dans la sélection de la race. Selon l’annonce faite par le Commissaire à l’Agriculture, le concombre tordu et la carotte noueuse vont être réintégrés dès le 1er juillet sur les étals des marchés et assumer ainsi leur différence. La patate pourra jouer la fière et se moquer de ses excroissances lui poussant au milieu de la figure. Oui, c’en est fini de la soupe à la grimace, et c’est la fête au potager. " Touchez ma bosse Monseigneur! " Pas pour tout le monde en fait, car plusieurs vont devoir rester dans l’élite . On ne pardonnera toujours pas la moindre ride à la tomate qui en rougirait de honte, et la laitue devra être servie sans la moindre flétrissure. Ces demoiselles restent dans le chic et que grand bien leur fasse ! L’essentiel, c’est que ce soir, au grand bal des légumineuses, personne ne fasse tapisserie.

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Mardi 30 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren



Ils sont venus, ils étaient tous là ! Des qui venaient de Périgueux, des qui venaient de Bergerac, d’autres de  tout le Bassin d’Arcachon pour venir applaudir au stade Chaban Delmas de Bordeaux leur idole de toujours Johnny Halliday ! Oh qu’il était blond, qu’il était beau, qu’il sentait bon le croissant chaud. Les footballeurs Bordelais tout auréolés de leur titre de champion, avaient laissé le gazon aux fans de l’allumeur de feu. Germaine et René campaient depuis trois jours avec d’autres devant l’entrée du stade attendant comme pour les soldes  de chez Harrold le moment fatidique de l’ouverture des portes pour courir enfin à la meilleure place sous le podium, et attendre jusqu’au soir leur Dieu vivant, leur Mickaël Jackson à eux , made in France et pouvoir ainsi retenir la nuit. Johnny encore couché à cette heure de la matinée était pourtant de partout à la fois. Sur les tee shirts et les maillots, et même sur la peau de ses adorateurs à l’encre bleue et rouge. Beaucoup avaient déjà vu le concert du Stade de France et pensaient même embrayer sur ceux de Lyon le 23 juin et Grenoble le 1er Juillet. Un peu comme des amateurs du Tour de France allant de ville étape en ville étape avec le camping car pour applaudir et complimenter le coureur. Sauf que là, il faut pour bien voir la gueule de l’artiste allonger 120 euros cash et pour l’entrevoir seulement de loin la modique somme de 50 euros. C’est cadeau ! Beaucoup ont dû cependant  économiser tout au long de l’année, mais c’est bien connu,  quand on aime on ne compte pas ! L’amûr toujûr ! Et puis, cerise sur le gâteau, l’icône chantera gratos le 14 juillet à la Tour Eiffel ! C’est le cadeau fait aux Parisiens par Sarkozy, l’un de ses multiples fans. Et que ceux qui n’aiment pas cessent leurs  jérémiades ! C’est l’année Johnny et puis c’est tout !  En France, si on n’a pas beaucoup d’idées, on a au moins Johnny Halliday !

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Mardi 23 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

L' insoutenable suspense de ce début d'été vient de prendre fin. Après la flamboyante parade de Versailles intitulée « C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule », le jeu de chaises musicales du nouveau gouvernement vient d’accoucher. Parmi les plus mauvais ministres, certains s’en vont et d’autres restent et  parmi les moins bons il y en a qui permutent. Rama Yade passe judicieusement des Droits de l’Homme qui n’existent plus aux Sports tous terrains secs ou glissants. Laporte est donc lourdé et pourra peut-être retrouver la cochonnaille ou les maisons de jeux. Certains arrivent avec un nom tel que Mitterrand prénommé Frédéric. On n’a pas dû trouver de Jaurès ou de Blum de disponibles pour pouvoir faire illusion. Une autre comme Berra  arrive avec son titre de médecin, estampillée ump, mais surtout avec un nom issu de l’immigration. Ça consolide le quota ! On en débauche un du Modem, en la personne de Michel Mercier histoire d’emmerder Bayrou. Précisons que Michel Mercier n’a rien à voir avec Michèle, l’héroïne inoubliable d’Angélique marquise des Anges.  J’allais oublier : au pupitre de l’orchestre, on retrouve le chef Fillon, toujours privé de baguette et qui pourra mener la fanfare déjà  habituée à jouer sans lui. Voilà ! Sonnez clairons, sonnez trompettes ! C’est le nouveau  gouvernement qui pue qui pète ! Mais que cela ne nous empêche pas de passer un bon été, tout en douceurs !

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Mardi 23 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren
 

Carole a 63 ans et elle redoute qu’on la mette à la retraite. Vous me direz qu’elle peut espérer maintenant quelque sursis depuis que les grands penseurs économes veulent pousser le turbin jusqu’à 67 ans. Mais dans quatre ans que va-t-elle faire ? L’enfer en perspective ! Elle dit vouloir aller jusqu’à 70 comme les héros que sont les politiques et les patrons. Mais il n’est pas sûr qu’elle accomplisse son rêve. Air France où elle travaille lui a déjà envoyé son dossier et elle traîne des pieds pour le retourner. Qu’on se rassure, elle n’y bosse pas comme pilote mais comme agent chargée des réclamations. Vous me direz qu’elle est libre de ses choix et je vous l'accorde bien volontiers. C’est ce foutu statut social qu’elle a peur de perdre ! Elle redoute de ne plus être reconnue en tant que force vive de la nation, et elle tient avant tout à continuer à se pomponner pour aller au boulot et voir des gens.  Des milliers de gens pensent comme elle,  et peut être les verra-t-on défiler parallèlement à leurs congénères, qui eux râlent après quelques annuités supplémentaires. Difficile de contenter tout le monde ! Mais que les forçats du boulot se signalent, qu’ils lèvent le doigt pour être volontaire, ad vitam aeternam si nécessaire, et qu’on relève leurs noms ! Ça permettra aux réfractaires et aux contemplatifs de prendre leurs quartiers des quatre saisons avant de goûter à l’hospice. J’t-en ficherai du statut social ma chère Carole ! Et nous, les rangés des voitures, tu nous prends peut-être pour du compost ? Si j’étais toi, mon dossier de retraite, je le renverrais daredare et je m’inscrirais à un stage où on t’apprend à te regarder dormir et à parler toute seule. Et puis rien ne t’empêche en fin de journée d’aller contempler un coucher de soleil, ou d’aller guetter au bord de la rivière les castors qui se font un abri. J’t-en ficherai du statut social !

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Lundi 22 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Il y a 220 ans, quasiment jour pour jour, les Députés du Tiers Etat se réunissaient dans la salle du Jeu de Paume et juraient de ne pas se séparer avant d’avoir voté une Constitution.

Aujourd’hui, quelques pâles socialistes voulaient faire le remake du film en se réunissant dans cette même salle. Il eut été plus révolutionnaire de boycotter cette mascarade bourbonienne mettant en scène le clown de service et l’enculage de mouches. N’est point Révolutionnaire qui veut ! Le Jeu de Paume pour ceux de 1789 et le jus de pomme pour ceux de 2009. Désormais, le 14 juillet sera fêté comme la Prise de la Pastille.

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Jeudi 18 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren



Bon ! Je veux bien m’y coller pour les futurs lauréats du bac et traiter l’un des sujets de philo pour que ceux qui l’ont choisi puissent se faire une idée sur la pertinence de la copie qu’ils ont rendue.
« Que gagne-t-on à échanger ? » Sujet on ne peut plus simple proposé aux élèves de la série ES.

 




Cher ami Correcteur,

 

D’abord un grand merci de bien vouloir corriger ma copie en ces temps difficiles. Je vais essayer de traiter le sujet vite fait bien fait car je dois passer prendre l’osso bucco pour Mamie avant midi. « Que gagne-t-on à échanger ? » vous demandez ? Et ben, ça dépend ! Des fois, on a tout à y gagner et des fois on a tout à y perdre ! Si vous échangez des coups par exemple, dans la rue ou sur un ring, y a des chances que vous y gagniez des plaies et des bosses. Et quand on dit gagner, avouez que c’est un drôle de gain. A qui gagne perd, pourrait-on dire et c’est hélas le lot de notre misérable destinée. Ségolène a eu beau  répéter lors de sa dernière campagne : « gagnant gagnant », c’aurait été plus pertinent d’affirmer » gagnant, perdant ! ». Oui mon cher ami correcteur, on ne gagne pas souvent au change! Rappelez-vous quand on a troqué nos francs contre les euros, beaucoup y ont laissé des plumes et la peau des fesses. Ils avaient complètement occulté la multiplication par 6,5 et ils ont mangé la grenouille. Maintenant, il n’est pas dit qu’on soit forcément perdant à échanger mais il faut être vigilant sur le troc. Vous comme moi certainement, avez déjà eu le désir d’échanger le freluquet qui préside à notre destinée hexagonale mais si c’est pour l’échanger contre Berlusconi le transalpin, reconnaissez que ce serait du pareil au même. Le troquer contre Obama, je dis pas, mais il faudrait faire vite avant que celui-ci ne se dégrade. Il est des échanges plus matériels qui ne sont pas davantage couronnés de succès. Je pense à la petite Susie ma cousine, philatéliste en herbe qui est partie avec sa collection à l’école et qui n’a pas trouvé mieux de laisser sa série très rare sur la Louisiane pour ramener toute fière à la maison une série spéciale « Johnny Halliday ». Elle s’est fait engueuler comme jamais par Tatie et le quartier en résonne encore.  Tonton Jeannot est allé en catastrophe récupérer le trésor chez les parents du gamin inspiré. Mais je disserte, je disserte, et me demande si mon élan généreux ne me conduirait pas hors sujet. Peut-être que le fait d’échanger supposerait toute autre chose. Et s’il s’agissait d’échanges à dimension humaine. Je pense subitement à Robert et Josie nos voisins de paillasson qui reçoivent chaque week-end des nouveaux amis ou qui alternent parfois avec des sorties au Lapin Bleu sur la RN 92.  Des échangistes comme les appelle Mamie qui m’assure le gite et le couvert et la tendresse aussi. Je ne vous raconterai pas mon enfance, cher ami Correcteur car je serai obligé de faire la fermeture de la salle d'examen. A propos de ces échangistes, Mamie prétend qu’ils n’ont rien à gagner à part des bricoles pas propres comme la maximatose ou la chtouille. Là encore, on reste sur sa faim dans l’échange. Histoire d’être quelque peu positif, je pense tout à coup à l’échange de musiques et de films sur les sites « peer to peer ». Jusqu’à hier, il y avait de quoi gratter, mais avec cette maudite  loi Hadopi on aura à y gagner une forte amende et même la radiation du web. Vous le voyez donc, mon cher et aimable correcteur, décidément, à échanger, on n’y gagne pas bézef.  Il y a bien aussi en matière d’échange les tournois de tennis sur lesquels j’ai fait l’impasse mais le temps nous presse et il va falloir que je remette ma copie au planton de surveillance qui semble s’emmerder à cent sous de l’heure. A lui, on n’a pas donné le choix d’échanger, et il ne parle à aucun de nous. Peut-être lui a-t-on donné des consignes de réserve ? Et plus j’y pense à ce sujet sur l’échange, plus je me dis que je me suis planté. « Que gagne-t-on à échanger ? » Et si c’était de l’échange entre les hommes, sur les idées, sur la connaissance, sur les sentiments ? J’ai plus le temps de revenir en arrière et je compte bien sûr sur votre noblesse d’âme, cher Correcteur pour ne pas me mettre à la rue.  Je vous avise en passant que je suis un manche  en maths et que tous mes espoirs reposent sur la philo.  C’est bien fait pour ma pomme ! J’aurais peut-être dû choisir le sujet d’à côté : « Est-il absurde de désirer l’impossible? » J’aurais sûrement été mieux inspiré parce que j’ai flairé d’entrée le piège tendu : le désir implique forcément l’inaccessible et du coup, l’idée n’est pas absurde du tout. Vous les philosophes, vous êtes de drôles de plaisantins et on ne doit pas s’emmerder avec vous ! Allez, je vous laisse car le boucher va fermer. J’ai pas le temps de me relire. Je vous souhaite d’excellentes vacances et peut-être aurais-je le plaisir de vous rencontrer à l’oral de rattrapage s’il me manque un chouya pour la moyenne finale.

 

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Mardi 16 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Il est une nouvelle appellation qu’il est de bon ton d’employer en cette conjoncture socialo politiquement correcte, c’est celle d’« antisarkozysme pavlovien ». Très prisée chez les Socialistes ou chez ce qu’il en reste, cette tare s’explique plus simplement pour le citoyen lambda par l’opposition systématique au gugusse du palais. Mais rendons à Ivan Petrovich Pavlov ce qui lui appartient. Ce physiologiste montra que si l'on accoutumait un chien à accompagner sa nourriture d'un stimulus sonore, ce dernier pouvait à la longue déclencher la salivation de l'animal sans être accompagné de cette nourriture. Le réflexe de Pavlov pourrait donc être comparé à cet antisarkozysme qualifié de primaire par les moins opposés de l’opposition. Du coup, Evis Matuvu a de bons jours devant lui et peut faire avaler à tout un chacun les couleuvres de son choix. Puisqu’il est question de signal sonore chez Pavlov, au moindre coup de sifflet du chef, les socialistes devront accourir au pied. C’est ainsi qu’en allant aux Etats Généraux de Versailles, le Tiers Etat de 2009 troquera son costume d’antisarkozysme pavlovien contre celui plus convenable de sarkozysme pavlovien. Attitude beaucoup plus convenable que celle d’un Mitterrand pavlovien qui dénonçait inlassablement le coup d’état permanent du Général, et qui finit par devenir, Président de la République. Il semblerait que par les temps qui courent, on se soit persuadé qu’on ne ramasse plus la mise à s’opposer. L’avenir a la réponse, mais  en agissant de la sorte, le risque est grand d’ y laisser son froc. Quant à moi et à beaucoup d’autres gueux de mon espèce, le réflexe pavlovien se déclenche plutôt par l’olfactif que par l’ouïe. Pour parler plus clairement,  Sarkozy, je l'ai et l’aurai toujours dans le nez. Ce n’est pas un réflexe comme chez Ivan Petrovich, mais plutôt une manifestation d’allergie. Je souffre en fait  d'allergosarcolite et ne suis pas prêt d'en guérir.


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Lundi 15 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Dans la série « Les gens qui refoulent », le bruit court que  le préfet du  Var Jacques Laisné aurait été muté par Son Excellence Altesse Sérénissime Sarkozy. Ce haut fonctionnaire aurait fait  preuve d’un zèle trop mou face aux problèmes d’égoûts que subirait la belle famille de l’Empereur . La merde circulerait mal en sous-sol du côté du cap Nègre, et le préfet incompétent n’aurait pas su faire évoluer les choses ou plutôt les étrons dans le bon sens.  J’avoue que je suis sur ce coup là quelque peu sceptique comme la fosse, car un tel abus de pouvoir même quand il s’agit de merde aristocrate viendrait s’ajouter à la liste déjà longue des turpitudes nauséabondes. Peut-être, Son Excellence pourra-t-elle mettre à bas de tels soupçons au cours de son discours qu’elle prononcera prochainement devant la cour de Versailles. Dans le cas contraire, disons le tout net,  l’encombrement cacatoesque de ce petit lopin de terre varois, si luxueux soit-il, n’est rien à côté de la grosse merde dans laquelle le Chef  UMP  de toutes les batailles nous enfonce chaque jour.

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Lundi 15 juin 2009

Publié dans : Nouvelles et Récits - Par gilren

Je suis drôlement vénère comme dirait ma jeune voisine. J’abandonne mon blog une petite semaine et voilà que ma note tombe à 50 alors que je flirtais avec les 75. Pour les non initiés, il faut savoir que Overblog décerne à chacun de ses inscrits une note variant de  0 à 100 et qu’elle fluctue selon le nombre de visiteurs, le nombre d’articles publiés et d’autres paramètres qui m’échappent. Les administrateurs sont des esclavagistes et n’ont aucune considération pour les scribouillards. Surtout que j’ai quitté mon clavier pour aller à la pêche à l’inspiration ! Me voilà bien récompensé ! Travailler plus et morfler davantage, telle est notre destinée. Pour tout vous dire, je n’en ai cure de leur notation, mais c’est pour le principe ! Bref, avisé récemment que 11 hôtels français venaient de recevoir une cinquième étoile afin d’ajouter un peu de standing à notre hexagone,  j’ai voulu aller me rendre compte sur place en leur faisant une petite visite. J’ai commencé par Courchevel avec excusez du peu ses 6 récipiendaires : Le Mélézin, Les Airelles, L’Annapurna, Le Cheval-Blanc, Le Lana, et Le Kilimandjaro. Autant vous dire tout de suite que je n’ai pas trouvé l’accueil agréable. Au Mélézin, quand ils m’ont vu arriver avec mon sac à dos, mes godasses de montagne et coiffé de mon chapeau à la  « Crocodile Dundee », ça plutôt été le cocktail à la grimace. Deux jeunes types sortis de la piste aux étoiles, déguisés en clowns m’ont toisé de haut et m’ont fait comprendre que je m’étais trompé de crémerie. J’ai demandé à voir les tarifs et me prenant pour un petit plaisantin, ils ont appelé avec leur talkie deux nervis costumés en noir qui m’ont signifié de passer mon chemin. Aux Airelles, c’est en Russe qu’on m’a interpelé en me disant d’emblée que c’était complet. A l’Annapurna, les porteurs de valises m’ont carrément ignoré vu qu’il y avait un arrivage de limousines débarquant quelques joufflus rosés ventripotents venus de l’Est accompagnés de  poules domestiquées. J’ai été très vite découragé et suis allé voir les trois autres avec un défaitisme affiché. Je n’avais décidément pas la tenue et me suis dit que les temps avaient bien changé. Si autrefois, dans ce coin alpin, on se gaussait de vous quand vous  arboriez le veston croisé et le foulard, j’ai vite compris que ma tenue de randonneur n’était plus du meilleur goût. J’aurais bien voulu me rabattre sur un gite ou sur une quelconque auberge de jeunesse, mais je me suis rendu à l’évidence. A Courchevel, on ne donne pas dans le social pour pouvoir mieux y soigner le faisandé. Même en pâturage, dormir est devenu impossible. Il n’y en a plus car on a viré depuis belle lurette les laitières qui faisaient du bacchanal toute la nuit avec leurs clarines accrochées autour du cou. Elles empêchaient le citadin d' importation de dormir. Je suis finalement descendu dans la vallée pour y coucher dans un Comfort Inn et j’ai porté tout seul, comme un grand, mon sac jusqu’à ma chambre. Demain, je passerai par Evian pour y saluer de la main Le Royal et en fin de semaine, je serai à Bordeaux pour Le Burdigala. Peut-être y  fera-t-on preuve d’une meilleure hospitalité ?  Il me restera  pour septembre les trois parisiens promus que sont Le Fouquet’s, Le Hyatt Regency Paris Madeleine et le Square. Je ne manquerai pas de vous dire s’ils méritent le détour, sur le plan de l’accueil bien évidemment. Et n’allez surtout pas me questionner sur le prix de la nuit dans ces palaces du patrimoine ! Ce serait d’une parfaite inconvenance ! Quant à vous, les jaloux, les éternels aigris, les losers de tous poils, cessez vos complaintes à deux balles sur l’air désuet de  l’Internationale. Sachez que promouvoir le logement du haut, c’est œuvrer positivement pour le logement d’en bas. Comme le chantait très justement en son temps Tino Rossi, « Tant qu’il y aura des étoiles sous la voûte des Cieux, y aura du soleil pour les gueux.»

 

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Dimanche 7 juin 2009

Publié dans : Mots d'oiseaux - Par gilren


Anita : Les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone.

Camomille : Voilà que tu fais ta pouette pouette ! C’est joli en tout cas !

A : Pour être honnête, c’est pas de moi. C’est d’un certain Paul Verveine, un cousin de tisane à toi. C’est les premiers vers d’une poésie qui ont précédé le débarquement du 6 juin 1944. La BBC n’avait pas son pareil pour sortir des messages de l’ordinaire. En France, côté résistance, on était aux aguets et dès les mots convenus, on filait à l’attaque.

C : T’en connais d’autres de messages d’alerte , toi la spécialiste de l’histoire?

A : Je veux ma nièce ! « Andromaque se parfume à la lavande », » « La fortune vient en dormant », « Tante Amélie fait du vélo en short », « Yvette aime les grosses carottes », « Les carottes sont cuites », « Le canapé est au milieu du salon » et des centaines d’autres plus originales les unes que les autres.

C : Trop drôle ! Pour ceux qui sont dans la résistance aujourd’hui, on pourrait en inventer d’autres. « Le nabot dodeline du jabot », « Clara des Burnes minaude au palais », « Dany Con est un bandit » et tutti quanti.

A : Pour en revenir aux violons, y nous en auront joué ce week-end ! Côté français, on peut dire que les fausses notes étaient au rendez-vous . Quel piètre chef d’orchestre on a !

C : C’est sûr ma belle ! Un peu comme Louis de Funès dans La Grande Vadrouille, la Sarcouille en question !  Féfé qui a suivi tout ça sur les chaînes de propagande disait qu’il n’en finissait pas de se tordre les pieds dans le sable en voulant être la hauteur.

A : En tout cas, j’sais pas si on célébrait le 65 ème anniversaire du débarquement ou le léchage de pommes entre Barak et Elvis.

C : Pfff ! J’en suis malade de rage ! J’aime plus Obama ! Les amis à Sarcouzi sont pas mes amis !

A : Moi aussi ! Y a plus bon Obama ! Et puis j’aime plus Michèle non plus ! Y paraît qu’il fallait les voir toutes les deux, elle et Clara des Burnes, faire les petites poupettes Barbie ! Elle  s’affaisse la Miche !

C : Oué ! Les violons qu’on a ressortis là, vont nous la jouer d’une longueur monotone et on est pas prêtes de voir le prochain débarquement . Encore trois ans sur le même navire !

A : Ou davantage ! On sera p’t-être plus de ce monde ! Toutes suffocantes et blêmes, on n’a plus qu’à s’envoler au vent mauvais !

C : Allez on s’reprend ! On va pas se laisser plumer par la valetaille!  L’avion ! Où est passé l’avion ?

A : Ça y est ! On commence à en retrouver des miettes ! On a plus l’espoir de retrouver tous ces malheureux jouer les Robinson sur un îlot de l’Atlantique. Pétouille de destin !

C : On a jeté un œil distrait sur la finale de Relent Craignosse. Me suis ennuyée comme c’est pas possible ! Soderling avait choisi de faire le pire devant le meilleur joueur du circuit. Dommage ! Il avait été tellement bon auparavant.

A : Faut dire que Féderer était exact au rendez-vous !

C : Oué ! Le comble serait de pas être à l’heure quand on est Suisse !

A : Là aussi, c’était de la langueur monotone. Heureusement qu’il y a eu l’intrusion sur le court de ce type qui voulait mettre un chapeau à Féderer. Ça casse un peu la routine !

C : C’est sûr ! Et puis c’est toujours mieux que nous montrer les bignoles dans les tribunes. Le tennis gardera toujours ce parfum cucul mondain .

A : La patronne allume la télé. On va voir ce qu’ont donné ces élections.

C : Pétouille ! 60% d’abstentions !

A : Oué ! Et y vont palabrer toute la soirée là-dessus !

C : Moi, j’en retiens une seule chose ! C’est un échec pour le pouvoir en place. Un pseudo  président qui ne parvient pas à conduire la moitié d’un pays aux urnes, c’est un gugusse qui a sa place à la foire du trône.

A : Tu l’as dit Mimille ! C’est un non événement ! D’ailleurs, la patronne l’a compris ! Voilà qu’elle pase sur la 3 pour nous mettre Zorro.

C : Chouette ! Mon feuilleton préféré ! ♫ Un cavalier qui surgit hors de la nuit…

A : ♪ Court vers l’aventure au galop….

C : Dis moi Nini ! On ne va pas oublier de souhaiter une bonne fête à toutes les mamans ?

A : Oh que non ! Est-ce que tu n’aurais pas un petit poème dans ton répertoire ?

C : Peut-être celui-ci que j’ai dit à ma maman quand j’étais toute petite . J’aimerais tant qu’elle m’entende là où elle se trouve !

"J'ai cherché dans les poèmes
Comment dire je t'aime.
J'ai trouvé des mots savants
Bien trop longs pour mes cinq ans.
Alors, j'ai cherché ailleurs
Et j'ai trouvé dans mon coeur
Les mots que tu m'as appris
Quand j'étais encore petit.
Maman, je t'aime, grand comme ça !
Je le dis avec mes bras.
"

A : Comme c’est mignon ! Je suis sûre qu’elle t’a entendue à nouveau ! Je crois aux forces de l’esprit. Bonne fête à toutes les mamans et qu’elles soient chéries pour des siècles et des siècles.

C : Non ! Qu’elles soient chéries à tout jamais ! Si on se faisait une petite marrade avant de dormir ? On va jouer à la BBC dans la série : «  Les français parlent aux français. » Je t’envoie un message et tu m’en renvoies un autre.

A : Enfant tu es, enfant tu resteras ! Mélenchon fait sa tête de cochon. 

C : Le facteur déconne toujours deux fois.

A : Le Marquis a une colique de tous les diables.

C : Xavier a un gros nœud de cravate.

A : Martine revient de la ferme pleine d’espoir.

C : Rachida sort de la basse cour.

A : Anita voudrait bien dormir !

C : Allez ! Fais de beaux rêves ! Tout est calme et reposé . Entends-tu les clochettes tintinabuler ?

A : Oh que oui ! Je n’entends qu’elles ! Bonne nuit ! Dans trois jours on déménage ! A nous les senteurs océanes et les embruns sur le bec.

C : Mais j’y pense ! St Hilaire de Riez, c’est en Vendée ? Au pays du demeuré ?

A : Chut !! On en parle demain. Bonne nuit !

 

 

 

 

 

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Vendredi 5 juin 2009

Publié dans : Infamies - Par gilren

Une internaute de Saint- Paul-les-Dax a commis un crime de lèse majesté en faisant un commentaire ironique sur Sa Grandeur et Sérénissime Impérialissime la Princesse  Nadine Morano. A propos d’un reportage sur Daily Motion, la délinquante avait eu ces mots insultants à l’égard de sa Gracieuse Autorité ministérielle : « Hou la menteuse ! » Rarement l’insolence et l’irrespect ne seront allés aussi loin. Au nom de tous les républicains démocrates de ce pays,  je veux adresser ici toutes mes excuses à cette femme ministre  qui donne sa vie au service public et qui fait preuve d’une abnégation à toute épreuve. Quant à l’impudente, elle est convoquée  jeudi prochain à la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Espérons que la peine sera à la mesure de son crime et qu’il puisse servir d’exemple pour tous ceux qui se moquent impunément sur le Web  des hommes et des femmes qui sont l’âme de notre nation. Nadine ! Permets moi ce tutoiement familier à ton endroit, plus conforme à l’idolâtrie qui m’enflamme . Tu es belle et resplendissante de beauté et de sagesse. Tes jugements sont toujours pertinents et tu illumines de tes feux la pénombre Elyséenne et l’obscurité Matignonienne. Nadine, je t’aime et je suis jaloux de cette multitude de manants qui t’aiment aussi. Tiens bon, et ne baisse pas la tête sous l’insulte ! La bave des batraciens ne saurait atteindre l’immaculée blancheur de ton port de colombe et permets au plus grand des faux culs que la terre n’ait jamais porté de se prosterner à tes pieds.

 

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Jeudi 4 juin 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren
Le vin et le bois cohabitent depuis des siècles et les viticulteurs ne font plus mystère sur l’importance qu’ils accordent à cette union. Nombre d’étiquettes de vins portant la mention «vieilli en fûts de chêne»  fleurissent sur les bouteilles et l’amour du bois est allé jusqu’à faire tremper le breuvage dans des copeaux afin d’en enrichir l’arôme.  On aime ou on n’aime pas , mais je dois reconnaître que dans certains « Bordeaux » on a eu la main un peu lourde pour ce qui est du boisage. Les puristes nous rappellent qu’à l’époque de l ‘Antiquité, le vin était stocké dans des outres en peau de porc ou dans des poteries. Cela avait l’avantage de ne pas altérer le goût du terroir puisque aucune substance extérieure ne venait s’y ajouter. Si le goût du bois est donc passé dans nos verres, certains voudraient lui accorder aussi la vertu de mémoire. Allant toujours plus loin dans l’analyse moléculaire du vin, des chercheurs montrent que les vins vieillis en fûts de chêne gardent le souvenir des forêts où ont poussé les arbres. Rien que ça ! Des petits malins vont jusqu’à  démontrer qu’à partir du vin on peut savoir de quelle forêt provenait le chêne qui a servi à fabriquer le tonneau dans lequel a mûri le breuvage. Le vin qui a vu le chêne qui a vu la forêt…Je précise,  car je sens qu’il y en a qui ont du mal à suivre. On retrouverait dans le vin des traces des forêts où avaient poussé les chênes dont sont faits les fûts. C’est ainsi qu’en approchant l’oreille du calice, on percevra le doux chant des oiseaux, le gémissement plaintif du vent  dans les branches , le ronronnement de la tronçonneuse et les cris des bûcherons. Si toutefois la perception en est difficile dès le premier verre, elle sera sûrement beaucoup plus nette au cinquième ou au sixième, et aussi distincte que le bruit de la mer au fond d’un coquillage. Laisser le vin remonter les souvenirs ! Il est fait du bois qu’on fait les flûtes.
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Lundi 1 juin 2009

Publié dans : Science en folie - Par gilren

Elles sont de partout ! On les a tellement dans la peau qu’on en devient dingo. Je veux parler des bactéries. J’ai passé tout mon week-end de Pentecôte à me récurer entre les orteils et derrière les genoux. Depuis que j’ai pris connaissance du rapport d’étude de  l’Institut de Génomique Humaine de Bethesda aux USA, c’est devenu chez moi une véritable obsession et n’allez surtout pas penser que j’étais en retard de toilette ! Je savais bien que la peau était riche en écosystèmes mais pas à ce point là. Une véritable carte écologique de notre corps qu’ils ont fait les chercheurs avec ses zones sèches, ses zones humides ou tempérées. Pas moins de 1000 espèces différentes qu’ils ont décelé sur notre épiderme, un nombre comparable à celui de la microflore de notre appareil digestif. L’avant-bras en fourmille aussi paraît-il mais à cet endroit, on peut y distribuer de bonnes claques à longueur de journée pour les en chasser. Les orteils, c’est différent ! On peut tout de même pas les sortir aussi facilement de leurs boîtes pour aller les taquiner. C’est décidé ! Je vais me mettre aux tongs, ils seront plus accessibles. En attendant, je n’ai plus un pouce de peau dans les intervalles. Que je calcule ! 10 orteils ? Ça nous donne 8 intervalles. Oui, c’est ça ! Et les derrières des genoux, je vous dis pas ! Ils sont à  vif tellement je les ai frottés à la brosse métallique. S’il est une partie que la bactérie laisse un tant soit peu tranquille, c’est derrière l’oreille. Il n’y aurait qu’une quinzaine d’espèces qui y prolifèrent. Rien à voir avec les aisselles  où elles sont légion. Mais ici, pas de danger ! On peut carrément les décapiter en passant le rasoir mécanique . De toute manière, ce sont les doigts de pied qui m’obsèdent. Les crampes me gagnent tant je les recroqueville à longueur de journée  pour tenter d’étrangler les staphylocoques epidermidis  qui s’y sont installés à moindres frais. Hier soir, j’ai eu recours à l’alcali pour leur faire la chasse et n’en ayant plus ce matin, j’y suis allé au white-spirit. Autour de moi, des redresseurs de tors précautionneux parlent de trouble obsessionnel du comportement et  souhaiteraient que je consulte avant que j’en arrive à m’immoler par le feu purificateur. Ils en ont de bonnes ! Déjà qu’après des années d’angoisse, je me suis fait à l’idée que mon matelas grouillait d’acariens, que j’en ai accepté  les risques et  périls en abandonnant la baignoire qui me servait de couche, il faudrait maintenant que je traite la bactérie par le mépris ? Il est vrai que je suis solide psychiquement, mais tout de même ! 


Dernière minute :

Les chercheurs ont aussi abordé la question de l'hygiène, dans une société obsédée par la lutte contre les bactéries: "l'agression des organismes de la peau normale est totale", explique Martin Blaser, du centre médical Langone de l'université de New York. "En voulant se débarrasser des mauvaises, on se débarrasse des bonnes".
 

Et si je m’étais débarrassé des bonnes bactéries au lieu des mauvaises ? Une obsession en chasse une autre!
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