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MOTS EN FOLIE

accumulation : succession de mots appartenant à la même catégorie grammaticale procurant une double jouissance d'écriture 

Ex: le poème de Michel Leiris ( Le ruban au cou d'Olympia)

Mon amante,
mon amie,
ma mascotte,
mon totem,
mon talisman,
ma manne,
mon chanvre indien, etc. etc .

Essai de Gilren : (Mots d'amour à une femme enrobée)

  Ma tabatière, ma bonbonne, ma couette,mon édredon, ma bouée, mon tonneau, etc...etc... 

agrammaticalité : écriture d'un texte ne respectant pas les règles de grammaire
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons ( Renaud)

Et je mourirai cerclé de rigolos ....( J. Brel)

Tu être jolie beaucoup
Moi être zinzin de ta fantaisie
Tu rendre moi fou de vous
Car tu être belle à l'infini ( R. Gotainer)

acronyme: terme formé par les initiales des mots composant une expression :
medef : mouvement des enfoirés des entreprises en faillite
ump :union des margoulins de la politique
pc: papier cul
edf : électrocutés de France .....
 

amphigouri : texte absurde composé d'antithèses

un jour qu'il faisait nuit, je dormais éveillé
le vacarme inaudible pénétrait le néant
 

anadiplose : reprise pour le début d'un vers la fin du précédent

J'en ai marre
Marabout
Bout d'ficelle ......
 

anagramme : redistribution des lettres d'un mot pour en créer un autre différent

Boris Vian : Bison Ravi
Salvador Dali : Avida Dollars
 
 

anti-métabole: permutation des mots pour obtenir un nouvel énoncé

Ci-git un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien:
Le bien qu'il fit, il le fit mal,
Le mal qu'il fit, il le fit bien .
 

a-peu-près : modification d'un énoncé en jouant sur des sonorités voisines

Elle l'accueillit à draps ouverts.
Elle lit des romans à l'eau d'Eros.
Ils mettaient du corps à l'outrage. ( Jacques Pater)

attelage : liaison dans une phrase entre un terme concret et un terme abstrait 

Je prends ma valise et mon courage à deux mains .
Après avoir sauté sa belle soeur et le repas de midi, le Petit Prince reprit ses esprits et une banane . (P. Desproges)

au pied de la lettre : prendre des métaphores au pied de la lettre

Ne pas utiliser un pouboire pour manger .
Chercher un chiffon pour essuyer une tempête .....

calembour : jeu de langage fondé sur la différence  de sens entre deux homophones

C'est en sciant que Léonard devint scie . (Francis Blanche)

charabia : énoncé incohérent dû à des erreurs syntaxiques ou lexicales

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'aie dépassé m'a suivie,c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcée par là à choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant . 

contrepétrie : permutation des lettres ou des syllabes afin d'obtenir un nouvel énoncé le plus souvent grivois

Martine revient de la ferme pleine d'espoir .
Superman a une bouille incroyable.
Quel beau métier,professeur!
Le vent soufflait dans la rue du quai.
Une sorte de rage lui tenait lieu de verve.
Le peintre a mis le couchant en valeur .

cortège : rédiger un poème en associant pour chaque vers deux expressions dont on permute les éléments

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine en peine avec un homme d'Angleterre
Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer ...( Jacques Prévert)

 

 

cryptogramme: message composé à partir d'un code secret

          I.C
        I.E.S.T
     L.E.C.H.E.M
        I.N.D.E.
      S.A.N.E.S.

cryptonyme: nom propre dissimulé à l'intérieur d'une phrase

J'ai deux gaules pour aller à la pêche .
Il faut qu'elle agisse car après ce sera trop tard.
Parmi tes rangs d'oignons, insère quelques radis!

kakemphaton: signification indésirable se superposant au sens premier d'une phrase pour des raisons d'homophonie

Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est . (Corneille)
Il sortit de la vie comme un vieillard en sort.( V.Hugo)
Amoureux de la belle, il écrasa l'époux .

palendrome: mot qui conserve le même sens lu de gauche à droite ou inversément

Anna, Ubu, été,radar,Laval .....

paronomase: rapprochement de mots phonétiquement proches mais de sens différents

les lingères légères (Eluard) 
les beaux-arts bizarres ( Ionesco) 
les sueurs de l'amour et les suaires de la mort (Volmert)

Mercredi 7 mai 2008

publié dans : Coups de coeur par gilren

Elle est tellement belle

Que souvent je suis tenté,

A son insu et malgré elle

De la montrer au monde entier.

 

Mais il me faut raison garder

Ne point la prendre en otage,
En m'accaparant son image

Ne montrer que ses petits pieds !

 

 

Les petons de Julie

 

Nous f’rons un jour le tour du monde

A pied, à mule ou en bateau.

Que le ciel brille ou bien qu’il gronde

Et sur la Terre et sur les eaux.

 

Nous ramènerons de Tombouctou

De la vanille et du cachou

De Panama du chocolat

Et de la barbe à papa.

 

En bottines ou sandalettes,

Selon le temps, selon l’endroit,

Frais et dispos pour faire la fête,

En pays chaud, en pays froid.

 

Nous pourrons taper la mesure

Au son du fifre et du tambour

Et vivrons bien des aventures

Côté jardin et côté cour.

 

Et quand nous serons fatigués

D’avoir en tous coins voyagé,

Nous prendrons un billet retour

Pour retrouver le nid d’amour.

 

                                                                                                                       ( Gilren pour sa petite fille)

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Mardi 6 mai 2008

publié dans : Science en folie par gilren

Le Journal d’éthologie publié par le « Japan Ethological Society » nous en apprend des belles à nous glacer jusqu’à l’âme. Une otarie mâle d’une centaine de kilos s’en est pris à un jeune manchot qui rentrait tranquillement de la pêche et l’a violé avec une brutalité hors du commun. Vous vous doutez bien que le pauvre manchot pesant à peine 15 kilos ne pouvant jouer des bras pour se défendre est resté de glace pendant l’agression. « Pas vraiment moignon, moignon de la part de ce triste sire ! ». Une équipe de chercheurs ayant assisté à la scène et l'ayant même filmée n’a pas bronché et ces pervers devraient à mon humble avis être passibles d’une condamnation pour non assistance à personne en danger. Vous imaginez un instant cette pauvre bête handicapée écrasée par cette masse libidineuse condamnée à ce coït forcé. Le destin est cruel et il en va pour les hommes comme pour les bêtes. L’étrangeté de l’histoire est qu’il est étonnant qu’un animal s’en prenne à un autre d’espèce différente dans un autre but de procréer. Thierry Lodé, professeur d’écologie mondialement reconnu pour ses travaux sur la sexualité des animaux affirme que  les pratiques sexuelles non-reproductives sont peu documentées mais que ce type de comportement n’est pas extraordinaire et que toutes les pratiques sexuelles, même les plus violentes, sont naturelles. D’après le scientifique, cette jeune otarie cherchait peut-être à se déniaiser à moindres frais sur ce manchot royal car les femelles de son espèce sont razziées par les plus forts de la bande qui se réservent de véritables harems. Cette otarie maniaque aurait donc agi un peu comme le chasseur de chez nous qui faute de grive, se rabat sur le merle ou comme les bergers de montagne longtemps frustrés qui finissent parfois par assouvir leurs instincts sur leurs bêtes. Cette affaire pourrait encore gagner en plus sordide, car l’histoire ne précise pas quel était le sexe du manchot. Faudra-t-il ajouter au premier outrage le crime de sodomie ? Nous vivons une bien triste époque et à ma connaissance, il n’est pas un mammifère, homme ou otarie qui puisse en racheter un autre.

 

 

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Mardi 6 mai 2008

publié dans : Science en folie par gilren

C’est bien connu ! Il n’y a pas plus ressemblant à la nôtre que l’anatomie du cochon et celui-ci partage notre vie tant dans nos comportements que dans notre assiette. Cochon qui s’en dédie ! De la tête à la queue, on s’en sustente en veux-tu en voilà ! Le museau en fricassée, le pied en gelée, la côtelette, la saucisse et le boudin sont depuis des lustres sur les cartes et les menus sans oublier l’ intestin dont je parlais récemment qui fait le bonheur des laboratoires en produisant l’héparine. Il ne  manquait plus peut-être que la vessie pour compléter la table de dissection et voilà qui est fait. Un commerçant de Cincinnati aux Etats-Unis a vu le bout de son doigt qu’il avait d’amputé repousser grâce à une poudre produite à base d’extraits de vessie de porc. Plutôt que d’opter pour la greffe, il ainsi privilégié la méthode régénérative en appliquant tous les deux jours sur son doigt la miraculeuse « extra cellular matrix ». Le résultat a été surprenant et son doigt a retrouvé sa taille normale avec un ongle qui pousse deux fois plus vite que les autres.  Je conseillerais bien cette médecine à  Régis qui a l’appendice nasal atrophié suite à une morsure de son chien. Le seul problème, c’est que Régis risque de se retrouver le groin à terre à renifler les glands et les truffes.
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Lundi 5 mai 2008

publié dans : Mots d'oiseaux par gilren















Anita :
Pouh ! Ce voyage m’a épuisée. Près de 600 km, calées entre des coussins, et puis ce mal de cœur ! J’ai dû me faire violence pour pas vomir sur la banquette !

Camomille : Heureusement encore qu’on a fait le voyage avec la patronne ! Les déménageurs voulaient nous coller dans leur camion avec les meubles ! Quelle impudence ! Plus aucun respect de nos jours ! Y nous auraient prises pour des perruches empaillées que ça m'étonnerait pas!

A : Allez, tout ça va être vite oublié ! Quel choix génial elle a fait Maman de Longeville ! Le loft est super et ça va être un vrai bonheur ! Qu’en penses-tu Camomille, toi qui étais réticente au départ !

C : Figeac est une très belle ville, je dois le reconnaître. Ce que j’aime particulièrement, c’est d’avoir cette vue sur la Halle et sur la place Carnot en général. C’est vivant, ça bouge à chaque instant. Je redoutais qu’elle ait choisi une ruelle à l’intérieur où il n’y ait pas âme qui vive.

A : C’est sûr que toi qui voulais de l’animation, tu vas en avoir ! J’ai peur tout de même qu’en pleine saison touristique on soit dérangées pendant la sieste. Et puis le soir aussi si ça traîne de trop aux terrasses des bistrots.

C : Commence pas à faire ta mémé ! Sinon je crie au garçon en bas de te monter une tisane !

A : Une chose de positive aussi c’est qu’on soit pas sous les toits ! Avec tous ces pigeons on allait se faire baptiser à la fiente tous les jours et puis bonjour les puces !

C : Que du bonheur ! Je crois qu’on va vite oublier Paris ! Comme la patronne, on est des provinciales dans l’âme et c’est le retour aux sources. J’ai vu en arrivant qu’on est passées devant la maison natale de Champollion. C’est bien lui qui a découvert les graffitis ?

A : Mais non, bedouille ! Il a découvert les hiéroglyphes ! Il est né ici à Figeac mais il a surtout vécu à Grenoble où il était prof . Le grand lycée du centre ville porte son nom d’ailleurs. Sa famille était originaire de Valbonnais dans le Dauphiné.

C : Et ben tu m’en diras tant ! Il est du même pays que le Pierre des Nicoleaux ?

A : Je veux ma nièce ! Y sont pas tous consanguins dans le coin ! Pendant qu’il y en a qui font avancer les connaissances, d’autres se contentent de ramasser les morilles ou le génépi.

C : Pétouille ! Sois pas injuste avec le Pierre !  C’est un de nos fidèles lecteurs. Je reconnais tout de même que son chat blanc qu’il affectionne tant a une chance énorme !

A : Et pourquoi donc ?

C : Il est sourd ! Pour en revenir à Champo, ça lui a servi à quoi ces hiéroglyphes ?

A : Dès le lycée, il a été  passionné. Il a  réussi à se procurer une copie des inscriptions de la pierre de Rosette qui avaient pour caractéristique miraculeuse d'être écrites en deux langues et trois écritures : en hiéroglyphes, en démotique, et en grec.

C : Moi, la seule Rosette que je connaisse, c’est le saucisson de Lyon ! J'en connais une autre qui était poissonnière rue Rambuteau.

A : Tête de linotte ! Un peu de culture va pas te faire du mal ! Comprenant que le déchiffrement de cette langue oubliée depuis des siècles passe par l'étude des langues voisines, il part pour Paris étudier entre autres le copte et l’amharique.

C : Pétouille ! Je voudrais pas être désagréable mais si tu pouvais conclure ! Je vais me payer une de ces migraines. Et puis, ceux qui en veulent n’ont qu’à aller chez Wikipédia ! Il est enterré ici ?

A : C’est désespérant ! Judicieux de ta part pour arriver à la conclusion ! Non, sa tombe est au Père Lachaise à Paris.

C : Figeac va connaître maintenant deux personnalités nouvelles. Y vont pas y perdre au change ! J’espère que Gilren va bien publier la photo de notre thébaïde. La prochaine fois, on montrera l’intérieur.

A : Y faut tout de même pas oublier de faire la chronique.

C : Oué ! Plutôt morose dans l’ensemble ! Y a cette terrible tornade qui a fait tant de victimes en Birmanie.

A : Le destin est pourri ! Il en rajoute toujours une couche sur des populations qui sont déjà pas à la fête.

C : C’est sûr que les mouches pourraient changer d’âne ! Trop de gens sont prédisposés aux malheurs ! Tiens, au hasard ! Neuilly ! Pourquoi y aurait pas aussi là-bas un fort coup de vent ?

A : Ou à Rocquencourt, par exemple !

C : Dis moi ? Ça fait un an !

A : Oué ! Le premier anniversaire d’Elvis Matuvu comme chef des tas !

C : Des tas de quoi ?

A : Chut ! Restons courtoises ! Pour notre premier soir à Figeac, on va tout de même pas passer pour des mal élevées !

C : J’ai entendu à la radio que les jeunes de l’Union des Mal Pondus allaient lui faire une fête mardi soir à la salle Gaveau !

A : La salle Gaveau, ça donne d’habitude dans la musique classique ?

C : Ça changera pas grand chose ! Ils auront droit au violon, ça va te les gaver ! Ces jeunes là devraient se mettre au diapason ! Leur poulain est devenu un tocard !

A : Moi, ce qui m’amuse le plus c’est que le même jour sur le coup de midi il est en déplacement en Ardèche et que le maire l’invite à becqueter dans le meilleur resto de la ville.

C : Et alors, où est le scoop ?

A : Ben, c’est que le resto se trouve dans la même rue que l’école. Du coup, interdiction aux  parents d’aller chercher leurs gamins à midi. La rue sera bouclée pour raison de sécurité. Tous les gosses mangeront  à la cantine.

C : Pétouille ! Tout ce bazar pour ce guignol ! Y pourrait pas aller casser la croûte dans une cafète de la zone commerciale ! Si c’était moi, la vache qui rit de la cantine me filerait un coup de blues !

A : Allez, assez parlé de lui ! J’ai une dernière info de derrière les fagots. A propos de Besancenot.

C : Tu veux parler du facteur de Neuilly ?

A : Tout juste ma fille ! Figure toi que d’après l’Express, ce gars là est filé depuis des mois par des détectives. Comme dans un roman de John Le Carré ! Ça va donner dans les waters guéguette !

C : Qu’est-ce qu’on peut bien vouloir à un type comme lui ? Ça serait pas des fois ce colis de Gilren qui s’est égaré dans la nature ? Il est peut-être chargé d’écouler les vols de ses confrères de La Poste ? Va savoir ! On peut plus avoir confiance en personne.

A : Moi j’ai ma p’tite idée ! P’têtre bien qu’il voit en douce la mère Parisot, la patronne du Médef, et y veut pas que ça se sache ! Ça la foutrait mal auprès des camarades.

C : Pétouille ! Si c’est pour ça, on l’a forcément suivi aussi jusqu’à chez l’ophtalmo ! On est pas prêts à débrouiller l’embrouille.

A : Bon ! C’est pas tout ! La fatigue du voyage commence à se faire sentir ! La patronne devrait pas tarder à nous rentrer.

C : Figeac, je t’ai dans la peau ! J’en suis dingo !

A : Oué ! A condition que les clampins d’en bas pensent à rentrer eux aussi !

C : ♫♫  Doucement, doucement, doucement s’en va le jour. Doucement, doucement, à pas de velours…..

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Lundi 5 mai 2008

publié dans : Infamies par gilren

Connaissez-vous Rocquencourt ? Une ville sans âme dans les Yvelines à six km de Versailles avec 3 500 habitants à tout casser ou plutôt à ne rien casser du tout. Aucune spécialité particulière mais il y est  tout de même organisé chaque année un festival de l’humour. De l’humour, les Rocquencourtois n’en manquent pas mais  le Syndicat d’Initiative du patelin ne précise pas que c'est d’humour noir qu’il s’agit. Ils détiennent en effet le record du vote pour Sarkozy aux élections présidentielles avec près de 80% des voix. Quand on les interroge aujourd’hui,  les commerçants et les retraités qui forment le plus gros des troupes vous répondent sans rire que la situation est loin d’être catastrophique, et que les Français ne sont jamais contents. C’est bien connu, les imbéciles ne changent jamais d’avis!

 

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Vendredi 2 mai 2008

publié dans : Infamies par gilren

Quand on est nul chez soi, on l’est forcément à l’extérieur. Celui qui fait office de chef de l’état en France était invité hier à Aix-la-Chapelle pour honorer avec les autres responsables européens Angela Merkel la Chancelère Allemande, lauréate du Prix charlemagne. Ce prix récompense chaque année la personnalité s’étant particulièrement engagée pour l’unification Européenne. Vous pensez bien qu’Elvis Matuvu qui n’a plus que sa foi qui le sauve comptait rafler la mise .Il aurait tant voulu confirmer le vieil adage proclamant que nul n’est prophète dans son pays. Bernique ! Faute de l’or (en parlant de Delors celui-ci en a été le lauréat en 1992) il a dû se contenter de l’argent en obtenant à l’arraché la permission de faire le discours d’éloge à sa « grande amie » dont il se plaît à dauber entre « intellectuels » le physique soi disant ingrat de la dame . On connaît le côté faux-cul du personnage mais on connaît aussi ses côtés lourdaud et courtaud. Plutôt qu’avec finesse, c’est le plus souvent avec ses gros sabots à semelles compensées qu’il se jette dans des diatribes à deux sous. Voulant être spirituel, il s’est adressé au mari en ironisant sur le fait qu’il avait fréquenté ces derniers temps son épouse bien davantage que lui et cela pour cause de travail. Il aurait pu en rester là , mais il a balancé au deuxième mari d’Angela du « Mr Merkel » à tout va, alors qu’il s’agit du patronyme du premier mari de la dame qui avait d'autres chats à fouetter ce jour là. Le mari actuel s’appelle Joachim Sauer.  Ici comme ailleurs, et voulant en faire des tonnes,  Elvis continue dans l’improvisation . Ça passe ou ça casse et ça finira bien un jour par casser . Faux-cul, lourdaud, mais  aussi inconstant ! Il jurait il y a peu un amour exclusif à Gordon et il revient ventre à terre chez la Teutonne qui n’en pense pas moins mais qui a le sourire diplomatique. A force de manger à tous les râteliers, ce zèbre là va finir par se prendre un coup de pied au cul dont il va se souvenir. Au fait, tout comme Camomille, je me pose la question : quand est-ce qu’il va s’en aller ?

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Vendredi 2 mai 2008

publié dans : Infamies par gilren

S’il en est un qui est resté dans la postérité avec sa lettre à Elise, je ne veux pas être en reste et veux bien y aller de la mienne à Sarah.
Sarah Kidner que je n’ai jamais rencontrée est rédactrice en chef de  "Which ?" , un magazine de consommation.
Elle y affirme que nos claviers d’ordinateurs sont généralement si sales et si infectés de bactéries qu’ils en deviennent néfastes pour notre santé. Parmi la trentaine de claviers analysés, le plus sale dépassait de 150 fois la limite de salubrité. Comme vous qui êtes en train de me lire, j’ai aussitôt examiné le mien de près et je dois le concéder, il n’était pas particulièrement net. D’autant plus que celui-ci est noir et que la fine pellicule grisâtre le recouvrant était bien apparente. Une pellicule faite de poussière ambiante, de particules capillaires, cutanées et autres substances d’origine indécelable à l’œil nu. Que dire des claviers qui prolifèrent en entreprise et qui sont la proie de tous les microbes inimaginables auxquels viennent s’ajouter les résidus du repas de midi pris sur le pouce ? Beurkk ! Je vous remercie donc Sarah de m’avoir ouvert les yeux et vous concède le bien fondé de votre intervention. Il est pourtant une association de pensées que vous faites dans votre tribune contre laquelle je m’inscris en faux ! Pour expliquer la  dangerosité des claviers, vous allez jusqu’à les  comparer à des sièges de toilettes ! Alors là, Sarah, vous êtes carrément à côté de la plaque, ou plutôt à côté du siège. Prendriez vous votre cas pour une généralité ? Ne voulant rien affirmer hasardeusement, je viens d’aller vérifier l’objet de vos griefs et j’en reviens tranquille et rassuré. Chez moi, les toilettes sont propres et l’abattant qui les recouvre est rutilant ! Alors de grâce, ne faites pas de vos toilettes si elles sont douteuses, un exemple universel.  Et après ça, on dira que ce sont les hommes qui pissent à côté de la cuvette. Décidément, on ne sortira jamais des idées reçues !

                                                                                                 Bien respectueusement
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Jeudi 1 mai 2008

publié dans : Mots d'oiseaux par gilren

C : Super chouette ! Jamais je m’serais attendue à me trouver là un 1er Mai ! J’en suis folle de plaisir !

A : Encore une fois, Delphine a été géniale avec nous. Madame de Longeville plutôt ! L’euphorie me rend familière ! Quelle riche idée elle a eu de nous confier à ses copains de la CGT .

C : J’espère tout de même qu’ils vont faire gaffe à nos fesses ! Nous faire grimper comme ça sur le camion de la sono, c’est plutôt osé !

A : Te bile pas pour ça ! Y a pas plus attentionnés qu’eux ! D’ailleurs c’est Jocelyne qui est chargée de nous ramener au quai !

C : Dommage que la patronne se paie une bonne sciatique ! Elle aurait été heureuse de se retrouver là ! Ça lui aurait rappelé 68 quand elle était prof à la Sorbonne ! Tu crois qu’elle va nous voir à la télé ?

A : Va savoir ! C’est pas ordinaire des perruches dans une manif ! En plus, on est aux premières loges !

C : T’as vu comme on a été applaudies au dernier carrefour ! C’est trop foldouille !

A : Allez, faut pas oublier pourquoi on est là ! Il faut donner de la voix !

C : Sarko, casse-toi ! Sarko casse-noix ! T’es foutu, tu vas t’retrouver sur le cul !

A : Fillon démission ! Sarko à Neuilly !

C : Tous ensemble ! Tous ensemble !

A : Du pain, du lait, du beurre !

: Du bourcin et du saint félicien !

A : Un pas en avant, un pas en arrière !

C : Avec Sarko, la culture est en promo !

A : Lundi, c’est sarco, mardi c’est sarco, mercredi c’est sarko aussi….

C : Et jeudi pour changer c’est sarcosi !

A : Sarko ! Les pavés sont pour ta gueule !

C : Fillon serre les fesses, on arrive à toute vitesse !

A : On arrête un peu . On va y laisser nos cordes vocales !

C : Une petite dernière , juste pour le fun !

 ♫♪ Oh Sarko tu nous délaisses

Il y a longtemps qu’on les a pas vues !

Oh Sarko montre-nous tes fesses,

Oh Sarko montre-nous ton cul !

A : Fais attention tout de même ! On va passer pour des filles vulgaires !

C : J’te f’rai dire que c’est une fille bien sous tous rapports qui me l’a apprise !

A : J’sais pas si t’as vu mais c’est toutes des filles qui tiennent la banderole.

C : Ben ça respecte un peu les quotas ! Y en a une qui téléphone devant. Je m’demande comment elle fait pour entendre dans tout ce vacarme !

A : J’ai pas trop aimé que le gugusse fasse péter ses fumigènes sous le camion ! J’en ai pris plein les voies aériennes !

C : C’est pas grave ! La patronne nous fera des inhalations aux huiles essentielles !

Ce s’rait marrant qu’il y ait de la baston, tu penses pas ?

A :  Non mais tu es complètement disjonctée ma pauvre Camomille ! Imagine qu’il y ait de la bagarre. Tout le monde se sauve dans tous les coins et nous, on nous oublie en haut de la camionnette ! T’as de ces idées ! Et puis après on risque de finir en garde à vue !

C : T’as raison grande sœur ! On se calme ! Moi ce que j’aime dans ces rassemblements, c’est qu’on croise des tas de gens qui pensent comme nous.

A : C’est sûr que quand on est seules à dégoiser dans notre volière, on finit par se prendre pour des extra terrestres !

C : On est pas isolées du monde avec la mangeuse d’infos qu’est la patronne mais entendre en chair et en os le ras le bol des autres, ça me rassure sur mes sentiments !

A : C’est sûr que ce n’est pas juste à cause de nous deux qu’Elvis Matuvu est tombé si bas !

C : 32% de bonnes opinions ! Pétouille ! Du jamais vu. ! Et tu crois que ça va l’faire partir ?

A : Que douille ! Y va faire l’autruche quelques temps ! Moi j’ai idée que c’est l’Union des Mal Pondus qui va nous en débarrasser ! Y vont finir par faire l’inventaire et s’apercevoir qu’il est le moins frais du panier.

C : Pétouille ! Si c’est le moins frais de tous, y doit être vraiment dans un sale état, car les autres sont loin d’être du jour ! Non mais sans rire, j’insiste ! Il faut qu’il parte ! Ne serait-ce que pour redonner du moral à tout le monde ! Je dis pas que son départ va tout arranger mais ce serait déjà assaini et on pourrait partir d’un nouveau pied ! S’il part pas de lui même, qu’on le fasse partir !

A : Je t’ai déjà dit mille fois que c’était pas possible ! Même s’il mettait la main dans la caisse ! Tu vas pas nous seriner chaque fois la même chose ma pauvre Camomille !

C : Ce que j’ten dis, c’est surtout pour nos comparses de l’espèce humaine ! C’est par mesure prophylactique. Si on laisse la morosité faire son chemin, la population ne s’en remettra pas ! On a bien su se  débarrasser de Louis le Seizième en 1789 ! C’est toi qui me l’a appris !

A : Pfff ! La conjoncture n’est pas la même !  La Bastille est devenue un Opéra ! Et puis je ne reviendrais pas sur ce sujet ! Parlons plutôt de notre avenir à nous ! C’est pas nos oignons !

C : Oué, t’as pas tort ! Si j’ai bien compris, le déménagement se précise ?

A : D’après mes antennes, on serait en partance pour Figeac.

C :Un trou perdu  je parie?

A : Dans le Lot ! Le Quercy plus précisément.  Une charmante petite ville toute pleine de vieilles rues et de vieilles maisons.

C : Comme chez l’antiquaire ? Alors bonjour tristesse ! On va s’parfumer à la naphtaline.

A : Bedouille ! Figeac est une ville charmante et très touristique ! De plus la patronne a l’intention de nous installer davantage dehors sur le balcon ou sur la terrasse ! Le climat y est très agréable ! Ça va être nouveau pour nous ! Et puis Figeac a voté à près de 60% pour Ségolène et cela a joué aussi pour son choix. Tu vas tout de même pas me dire que tu vas regretter la capitale ? Et puis la population du 7ème avec toutes ses erreurs de cuisson et ses défauts de finition ?

C : C’est pas ça mais on y voyait du monde au quai Voltaire et on était au fait de la vie parisienne.

A : Tu sais, la patronne ne connaît plus grand monde d’influent. Les gens vieillissent comme elle et ils ne sont plus en lieu et place . Figeac va t’enchanter, tu verras ! Pour un peu qu’on soit dans une rue passante, ça plaira à la bonne commère que tu es !

C : Comme tu y vas ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

A : On devrait déquiller dans la quinzaine. Elle a dû vendre l’appart une fortune.

C : Tu parles ! Le mètre carré doit être bonbon ! Et là-bas dans ton Quercy, c’est chérot ?

A : Oh que oui ! Les rosbeef ont fait grimper les prix ! Y finissent par investir tout le coin ! Mais à Figeac, la patronne s’est contentée de louer. Elle veut se libérer de toutes propriétés et se sentir plus libre. Elle va même liquider St Jean de Luz.

C : Pétouille ! Quelle masse de fric ça va faire !

A : Tu sais, en tendant l’oreille quand elle parlait à la mère Rouveyrolle, j’ai bien saisi que la patronne entretenait une dizaine de familles dans le besoin.  Son fric ne la rejoindra pas dans ses cendres. Tout est réglé d’avance.

C : Finalement elle accorde sa vie avec ses idées ! C’est une chouette bonne femme ! Je suis fière d’être sous son toit et  j’espère qu’on partira avant elle !

Au cul ! Au cul ! Aucune hésitation ! Tous ensemble, tous ensemble !

A : Camembert Président ! Président ! 32 pour cent !

C : Allumez le feu ! Allumez le feu !

A : Eteignez le gaz ! Eteignez le gaz !

C : Les ministres au zoo !

A : Un pas en avant, un pas en arrière, c’est la politique du gouvernement !

C : Couic, Couic, Couic! Guillotin, reviens! Guillotin,  reviens!

A: Chut! Y a deux types sur le trottoir qui prennent des photos. Y z’ont des gueules d’Hergé !

C : Tintin ! Au Tibet! Tintin ! Au Tibet!

: Arrête ! Tu finis par tout mélanger et ça devient n’importe quoi ! Et puis j’ai pas envie de finir en fourrière !

C : Bella ciao ! Una mattina mi son svegliata O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao Una mattina mi son svegliata E ho trovato l'invasor . O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao.........

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Mercredi 30 avril 2008

publié dans : Infamies par gilren

Ne laissons surtout pas les Chinois s’occuper de médicaments ! On a déjà donné pour les jouets, le dentifrice, les vêtements pour enfants et récemment pour les Jeux Olympiques. Ils viennent d’être prix la main dans le sac ou plutôt dans l’éprouvette à trafiquer l’héparine, médicament anti-coagulant fort puissant, incontournable pour la thrombose. Ils n’ont trouvé rien de mieux que de rallonger la sauce avec du sulfate de chondroïtine sursulfaté qui a le mérite de ressembler comme un frère à l’héparine. Déjà que celle-ci est fabriquée avec de l’intestin de porc, ce n’était pas la peine d’y rajouter du poison. On compte déjà 81 morts aux Etats-Unis causées par cette substance frelatée. Les Chinois s’étaient déjà fait remarquer dans l’affaire de la mélamine, substance nocive retrouvée dans les aliments pour animaux et qui avait tué une centaine de chiens et de chats après importation sur le sol américain. Décidément, ils ne me paraissent pas très regardants chez l’Oncle Sam ! Quant aux  futurs sportifs français,  résidants du village olympique, ils devront faire gaffe à la restauration et à leur place, je choisirais d’amener mon casse-croûte. A moins bien sûr d'incorporer à la délégation le Grand Timonier Raffarin qui pourrait goûter les plats avant qu'ils ne soient servis.

Au fait, aviez-vous déjà remarqué qu’aux alentours des restos chinois, il n’y avait pas un chat qui miaule ! Ça veut forcément dire quelque chose !

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Mardi 29 avril 2008

publié dans : Infamies par gilren

Comme d' habitude,  un ministre de l’Education qui veut justifier sa présence au gouvernement doit y aller de sa réforme. L’actuel n’a pas échappé à la règle d’autant plus que son patron y tenait pour affirmer que l’Education est l’affaire des politiques et non des spécialistes. Il est à craindre que Roselyne finisse par mettre son nez dans les nouvelles techniques chirurgicales et indique aux professionnels la marche à suivre pour les interventions à cœur ou à ventre ouverts. Son assistant Laporte pourrait y aller lui aussi de quelques directives.  Je vous épargnerai la dissection des nouveaux  programmes du primaire parus au bulletin officiel. Pas envie de me prendre la tête ce soir ! Plus généralement, il semblerait qu’on veuille lire et compter à l’école et c’est là un noble projet. Par ailleurs, quelques esprits chagrins vous diront qu’on va formater la prochaine génération de têtes blondes à la « docilisation » des comportements et à la soumission des esprits. Chagrins ou pas, ils n’ont pas forcément tort ! Si les petits mouflets se mettent à réfléchir, où va-t-on ? Circulez, y a rien à voir ! D’autres à la motivation plus comptable se demandent comment on pourra s’en sortir avec des programmes plus lourds dans un temps d’enseignement diminué. Ceux-là n’ont peut-être pas tort non plus ! Je suis pour ma part davantage interpellé par la suppression de l’apprentissage du passé antérieur qui avait été pourtant pressenti par le ministre et remise en question par les empêcheurs de tourner en rond.  Je m’insurge solennellement contre cette hérésie. En voilà un temps de conjugaison qui a de la gueule et qui a cours dans toutes les chaumières à toute heure du jour et de la nuit. Juste quelques petites phrases pour le plaisir  si toutefois j’y parviens pour démontrer Mr le Ministre qu’en matière d’éducation vous êtes un véritable stratège :

« Nous en eûmes entendu des vertes et des pas mûres. »

« L’élection du président eut été suivie d’une grande désillusion. »

« Vous fûtes montés sur vos grands chevaux. »

« Nous nous fûmes dit bonjour. »

Pas si évident que ça finalement ! Surtout que l’accord du participe passé vient se greffer là-dessus. Vous eûtes été bien inspiré Mr Le Ministre de vous en abstenir ! Remarquez, qu’en s’y prenant dès la Maternelle, le passé antérieur pourrait être maîtrisé au cours de l’année du bac. 

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Lundi 28 avril 2008

publié dans : Infamies par gilren

EPHÉMÉRIDE 28 AVRIL 1611

Ce jour là, on brûle le curé Godifri après un procès en sorcellerie. Passionné de magie, comme le fut bien après lui Harry Potter, il s’était finalement persuadé qu’il possédait des pouvoirs surnaturels. Sa deuxième passion résidait dans les femmes et vous vous doutez bien qu’il sut profiter de ses pouvoirs ensorceleurs. On pourrait penser qu’il les fit marcher à la baguette mais il avait plutôt recours à un autre stratagème. Pour se faire aimer des gentes dames, il leur soufflait dessus. Et ne pensez pas qu’il réservait son souffle aux ribaudes qu’il rencontrait. Que nenni ! Il entreprit de souffler aussi sur toutes les religieuses d’un couvent qui dit-on furent envoûtées et cédèrent à l’abbé. L’histoire ne dit pas si ces braves nonnes accomplirent le pêché de chair dans la même journée.  Vous pensez bien qu’on ne séduit pas ainsi les filles du Seigneur sans s’attirer  forcément  les foudres du Parlement . Quel cruel destin pour cet ecclésiastique en proie à l’ignorance de ses juges qui ignoraient à l’époque  que souffler n’est pas jouer. Pour ramener tout ça à mon humble personne, j’abandonne dés ce soir l’ail et l’oignon !